Diena - Lettonie | vendredi, 29. septembre 2006
Pas de politique européenne commune contre la Biélorussie
Dans le cadre de sa politique d'aide au développement, l'UE garantit des avantages commerciaux à certains Etats. Si l'un de ces Etats enfreint les droits de l'Homme, l'UE peut supprimer, réduire ou suspendre ces aides en guise de sanction. Dans le cas de la Biélorussie, la Commission européenne envisage de supprimer tout avantage commercial. Toutefois, il est peu probable que cette mesure trouve l'unanimité en Europe, redoute Peteris Strautins, ce qui serait l'équivalent d'une victoire pour Alexandre Loukachenko. Selon le journaliste, le dictateur biélorusse est parvenu à monter les Etats européens les uns contre les autres. "Si les pays Baltes et la Pologne étaient au moins d'accord, Loukachenko ne pourrait pas brandir la menace d'un détournement du transit d'engrais du port letton de Ventspils vers Klaipeda, en Lituanie. Mais les pays tels que la Grèce ou Chypre sont également opposés aux sanctions, eux-mêmes n'étant pas des modèles en matière de respect des Droits de l'Homme. Il n'est donc pas question de sanctions, mais d'une simple suspension du statut de nation la plus favorisée - une mesure symbolique dont les répercussions économiques sont faibles et qui n'aura qu'une incidence minimale sur la vie des Biélorusses".
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