La Libre Belgique - Belgique | vendredi, 13. octobre 2006
Orhan Pamuk, l'autre voix de la Turquie
"Le jury du Nobel a souvent fait le choix ces dernières années de couronner des écrivains qui portent témoignage de leur pays, des problèmes de modernité qui s'y posent et des ambiguïtés qui le déchirent. Ce fut déjà le cas - pour ne citer que deux exemples - de Naguib Mafhouz pour l'Egypte et de J.M. Coetzee pour l'Afrique du Sud", estime Guy Duplat. "Il n'est pas innocent que ce prix arrive au moment où la question de l'adhésion de la Turquie à l'UE et celle de la reconnaissance du génocide arménien sont sur la table politique (...) En couronnant Pamuk, le Nobel célèbre aussi une forme de liberté de pensée et d'écriture, celle de l'écrivain. C'est un choix important à l'heure des négociations entre l'Union européenne et la Turquie et au moment où les débats autour de l'intégrisme agitent toujours la région."
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