La Croix - France | vendredi, 13. octobre 2006
Orhan Pamuk, l'autre voix de la Turquie
Dominique Quinio regrette l'adoption du texte pénalisant la négation du génocide arménien. "Le génocide arménien ayant été officiellement reconnu par la France en 2001 - c'était là l'essentiel -, était-il nécessaire d'aller au-delà ? (...) Ne devaient-ils pas être écoutés, ces intellectuels turcs qui concourent au travail de mémoire à l'oeuvre dans leur propre pays et qui jugeaient l'initiative française inopportune, susceptible de radicaliser les oppositions ? Ne méritent-ils pas soutien et confiance ? Et, parmi eux, celui qui reçut hier le prix Nobel de littérature, Orhan Pamuk. Distingué pour le plus grand honneur de son pays et pour la plus grande exaspération des nationalistes turcs qui lui intentèrent un procès pour, précisément, avoir soulevé la question arménienne. Cent six députés français de toutes appartenances politiques en ont décidé autrement."
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