The Guardian - Royaume-Uni | mardi, 24. octobre 2006
L'hommage des Britanniques aux animaux tombés au combat
"La plupart de nos mémoriaux donnent une vision sentimentale de la guerre. Peu d'entre eux commémorent l'horreur. Il est aujourd'hui une nouvelle catégorie dont le but, semble-t-il, est de la banaliser", note le chroniqueur George Monbiot, en référence à la mode britannique consistant à dresser des monuments à la mémoire des animaux. "Le fait d'insister sur les souffrances des animaux en temps de guerre illustre la difficulté à reconnaître celle des êtres humains. Sur le monument de Park Lane [à Londres], on peut lire l'inscription suivante : 'Ils n'avaient pas le choix'. Les civils tués en Irak ne l'avaient pas non plus, de même que les millions de femmes violées au cours des siècles par les combattants. (...) Vous pouvez toujours parcourir ce pays à la recherche d'un quelconque monument qui leur serait dédié. (...) Alors que se passe-t-il ? Qu'ont donc ces mémoriaux de si attirants pour que des membres de la famille royale acceptent de les inaugurer (...) et les multimillionnaires de droite de les financer ? Pourquoi, alors que la guerre que nous avons déclenché en Irak a tué des centaines des milliers de personnes, sommes-nous tellement obsédés par le sort des victimes non humaines ?"
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