Financial Times - Royaume-Uni | mardi, 5. décembre 2006
L'affaire Litvinenko empoisonne les relations avec Moscou
"Il n'y a pas beaucoup d'appétit dans les cercles occidentaux officiels pour se confronter à nouveau avec la Russie", note Gideon Rachman. "L'Allemagne et la France ont clairement fait savoir, il y a longtemps, qu'elles voulaient s'entendre avec Poutine. Jacques Chirac, le président français, a d'ailleurs invité monsieur Poutine à son anniversaire. (...) Gerhard Schröder, l'ancien chancelier allemand, a fort heureusement trouvé un poste au sein du conseil de surveillance d'une filiale de Gazprom, le géant énergétique russe, associé de très près au Kremlin. Washington et Londres considèrent également que les problèmes du Moyen-Orient sont déjà suffisamment perturbants pour ne pas y ajouter une dispute avec la Russie. Ce n'est pas seulement parce que la guerre en Irak consomme du temps et des ressources. L'Irak a également refroidi le zèle américain et britannique à promouvoir la démocratie et les droits de l'Homme. Le 'réalisme' en politique étrangère revient à la mode. Et une approche réaliste vis-àvis de la Russie consiste à insister dans les domaines où les Européens et les Américains ont besoin de la coopération russe (...)".
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