Tribune de Genève - Suisse | mardi, 12. décembre 2006
L'UE entérine le gel partiel des discussions avec Ankara
"Ce ne sera pas une suspension. Moins encore une rupture. Mais quelque chose comme un 'ralentissement' des négociations", explique Jean-François Verdonnet. "Le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan avait tenté de déjouer la crise en proposant in extremis d'ouvrir aux Chypriotes un port et un aéroport. D'abord saluée par Bruxelles comme une 'étape importante', la proposition a ensuite été jugée trop faible et trop floue. Les Turcs, en particulier, ne précisaient pas si leur offre était inconditionnelle, ou si elle était subordonnée à la fin de l'isolement qui affecte la partie turque de Chypre. Les résistances sont venues aussi de l'intérieur. Insuffisante à Bruxelles, la concession a été jugée excessive à Ankara. (...) La polémique turque, pour être en partie électorale, n'a rien d'artificiel. Elle révèle sur la question chypriote des contraintes étroites que les sommations européennes ont aujourd'hui peu de chances d'assouplir."
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