Neue Zürcher Zeitung - Suisse | lundi, 2. avril 2007
L'écrivain roumain Vintila Horia traîne un trop lourd passé
L'écrivain germano-roumain Richard Wagner écrit un plaidoyer en faveur de l'auteur roumain Vintila Horia [1915-1992], qui comme Emile Cioran ou Mircea Eliade a entretenu des sympathies fascistes, et qui a été discrédité auprès du public occidental après la guerre par des journaux tels que 'L'Humanité' sur la base de documents fournis par la Securitate. "Certes, Vintila Horia a publié des articles tels que 'Le miracle fasciste' dans les années 30, et il a dû en assumer la responsabilité. Mais qu'ont à voir là-dedans ses riches romans historiques des années 60, dont les protagonistes sont Ovide, Boèce ou Platon, et qui traitent du grand thème de l'exil en tant que forme d'existence ? C'est un peu comme si 'Etre et temps' de Heidegger n'avait pas été publié parce que son auteur s'était rangé aux côtés des nazis, ou si 'Voyage au bout de la nuit' n'avait pas été imprimé parce que Céline est coupable d'avoir écrit 'Bagatelles pour un massacre' et d'avoir été impliqué dans le régime de Vichy. (...) Le cas de Horia est surtout révélateur de la difficulté à définir un nouveau canon après l'effondrement du totalitarisme en Europe de l'Est."
» article intégral (lien externe, allemand)
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