Der Standard - Autriche | jeudi, 24. mai 2007
La portée politique de l'assassinat du Premier ministre serbe Zoran Djindjic
Mercredi 23 mai, à Belgrade, le verdict a été rendu dans l'affaire de l'assassinat du Premier ministre serbe Zoran Djindjic [1952-2003]. Les douze accusés ont tous été jugés coupables et condamnés à de lourdes peines. Adelheid Wölfl se montre déçu. "Les juges n'étaient pas en situation de déterminer qui porte la responsabilité de la paralysie de la révolution démocratique et des désillusions de nombreuses personnes. (...) Même le Premier ministre Vojislav Kostunica ne veut voir aucun aspect politique dans ce crime, et le Parti de Zoran Djindjic, le DS [parti démocrate], n'a pas véritablement demandé d'explications. Les avocats de la famille ont regretté que les dessous de l'affaire demeurent obscurs. Les conséquences politiques sont toutefois évidentes. Depuis cet assassinat, le pays s'est clairement écarté de la voie pro-occidentale. Non seulement la rhétorique nationaliste a été remise au goût du jour par le gouvernement, mais une collaboration ouverte et sincère avec le tribunal de La Haye n'est plus possible."
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