The Independent - Royaume-Uni | mardi, 4. septembre 2007
Le retrait des troupes britanniques d'Irak n'est pas une victoire
"Le retrait britannique de Bassorah [en Irak, le dimanche 2 septembre] n'est pas réellement une défaite en tant que telle - il n'y pas eu de retrait en panique, pas d'hélicoptères comme à Saigon, et pas de marche triomphale de l'ennemi -, mais ce n'est pas non plus une victoire", commente la chroniqueuse Mary Dejevsky. "Quiconque a encore l'illusion que nous pouvons sauver l'honneur en Irak, doit prêter attention aux propos qu'on entend en ce moment, surtout ceux qui viennent de Washington et Londres. D'abord, le général américain John Keane a mis en doute la contribution britannique ; ensuite le général Sir Mike Jackson a décrit la politique américaine comme 'une faillite intellectuelle'. (...) Le secrétaire à la défense américain de l'époque, Donald Rumsfeld, est une cible favorite des critiques britanniques, parce qu'il a ignoré ou rejeté leurs alertes. (...) Est-ce que ceux qui nous ont entraîné dans cette guerre s'accrochent encore à la notion que la guerre était une brillante idée, parfaitement exécutée - jusqu'à ce que M. Rumsfeld et ses conseillers ineptes ruinent tout ? Ou est-ce qu'ils essaient seulement de sauver leur peau ?"
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