Le Jeudi - Luxembourg | vendredi, 1. février 2008
Un sentiment croissant de désillusion politique
Jean Portante estime que l'Allemagne, la France et l'Italie vivent actuellement des situations politiques similaires. "Dans les trois cas, on sent que l'exaspération fait osciller les citoyens d'un camp vers l'autre, sans que ceux qui, tour à tour, arrivent au pouvoir ne parviennent à réaliser une politique satisfaisante là ou le bât blesse (...). Les clivages sociaux décriés comme ringards par les champions du libéralisme restent, au contraire, la clé de voûte de toute politique, à un moment où la récession de l'économie globale pointe son nez et que, dans la foulée, la dégradation du niveau de vie de la majorité de la population des pays européens a de fortes chances de s'accentuer. (...) [Mais] les électeurs ne voient plus de différence entre une gestion de gauche et de droite et se jettent tantôt dans les bras des uns, tantôt dans ceux des autres, perdant à chaque mouvement de pendule un peu plus leur confiance dans la 'classe' politique, minant de ce fait le jeu démocratique."
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