The Guardian - Royaume-Uni | mercredi, 9. avril 2008
Une 'occupation indéfinie' en Irak ?
Washington a annoncé le 7 avril son intention de suivre l'exemple donné par Londres et de repousser la date du retrait de soldats d'Irak. Simon Jenkins critique cette stratégie. "L'occupation de l'Irak est officiellement devenue indéfinie. Trop de responsables politiques ont beaucoup trop à perdre, s'ils envisagent une retraite. (...) La vérité est qu'il n'y aura pas de paix des régions chiites, pas plus qu'entre les sunnites et les chiites et aucune résolution des questions divisant les Arabes et les Kurdes avant le fin de l'occupation. L'occupation neutralise la politique. Tout le reste est du rafistolage. C'est une évidence qu'un jour l'armée du Mahdi, l'organisation Badr, l'armée, la police et les seigneurs de la guerre sunnites arriveront à s'entendre. Le moment sera déterminé lorsque l'occupation sera terminée. (...) L'argument agité par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, qui ont créé ce désordre, selon lequel qu'ils peuvent mieux aider l'Irak en y restant, avec des bombardements et des fusillades, est risible."
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