Dagens Nyheter - Suède | mercredi, 15. février 2006
Les bons et mauvais desseins des caricatures
L'agitation qui a suivi la publication des caricatures de Mahomet ne se résume plus depuis longtemps aux seuls sentiments religieux, constate l'essayiste Niklas Ekdal. Les dessins ont été instrumentalisés par les régimes syrien et iranien dans le but de montrer l'ampleur des forces qu'ils étaient capables de mobiliser contre l'Occident au sein de leur population. Pourtant, le Danemark et l'Europe doivent faire leur possible pour régler ce conflit : "Premièrement, en répondant directement aux attaques des ambassades et des associations humanitaires, au moyen de sanctions diplomatiques. Deuxièmement, en isolant les extrémistes de chaque camp. Troisièmement, en poursuivant le dialogue, qui a déjà commencé au niveau national et mondial - il constitue le moyen principal de surmonter les différends. Quatrièmement, en construisant une mosquée à Copenhague afin de montrer à tous que l'islam n'est pas la cible d'une guerre des civilisations. Cinquièmement, le rédacteur en chef du 'Jyllands-Posten' doit reconnaître sa responsabilité et envisager de démissionner. C'est ainsi que l'on pourra trouver une issue au conflit sans froisser de sentiments religieux".
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