De Morgen - Belgique | mardi, 11. avril 2006
La confusion règne au lendemain des élections
L'éditorialiste Koen Vidal, responsable du service International du quotidien, relève le décalage de perception entre les Italiens et le reste du monde. "La question que les non-Italiens se posent est la suivante : comment se fait-il, nom de Dieu, qu'autant d'Italiens aient encore voté Berlusconi. Après tout ce que cet homme a pu dire et faire : se comparer au Christ et à Napoléon, faire de mauvaises plaisanteries sur l'Holocauste au Parlement européen, traiter ses opposants de 'couillons' et de mangeurs d'enfants, réécrire des lois pour échapper à la prison, manipuler des journalistes. Il s'est ainsi caricaturé lui-même, et a en fin de compte caricaturé son propre pays. Tout aussi important, Berlusconi n'a pas réussi à tirer l'Italie de l'impasse économique. Le pays est devenu, avec une croissance zéro, l'enfant malade de l'UE. Mais alors, pourquoi autant de voix pour ce bouffon de la politique ?"
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