La Repubblica - Italie | vendredi, 14. novembre 2008
La vacuité de la justice
Dans la procédure relative aux attaques de la police contre des altermondialistes dans l'école Diaz, lors du sommet du G8 de Gênes en 2001, plus de la moitié des 29 individus accusés pour abus de pouvoir et coups et blessures ont été acquittés après trois ans de procès. Giuseppe D`Avanzo critique sévèrement ces jugements dans le quotidien La Repubblica. "Comme dans l'affaire Bolzaneto [autre lieu témoin d'actes de violence dans le cadre du G8], le verdict est mauvais. Cela est particulièrement imprudent et dangereux. … Comme pour Bolzaneto, le jugement aurait dû expliquer comment et sous quelle responsabilité dans une démocratie, on peut créer une zone de non-droit dans laquelle les règles de droit pénal et les garanties constitutionnelles peuvent être liquidées, et où la vie même des personnes peut être livrée à une violence arbitraire et meurtrière. … Sept ans après ces attaques que le gouvernement de l'époque [de Silvio Berlusconi] a justifiées comme des mesures d'urgence, rien n'a changé. Les jugements de Diaz et Bolzaneto n'apportent aucun apaisement et sont au contraire préoccupants. Ils ne soignent pas les blessures, ils les font saigner de plus belle."
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