taz - Allemagne | mardi, 23. juin 2009
Isolde Charim sur l'interaction entre les partis et les mouvements sociaux
Dans le quotidien de gauche Die Tageszeitung, Isolde Charim écrit que les partis perdent toujours plus en crédibilité - cette lacune pourrait être comblée par les Organisations non-gouvernementales, ONG. Mais un amalgame peut être délicat, comme le montrent les récentes élections européennes : "Les thèmes prometteurs sont suivis par les ONG, et non par les partis. … Car le caractère authentique des ONG réside dans le fait que des émotions entrent réellement en jeu. Les émotions constituent la matière première du politique. Et celles-ci font désormais entièrement défaut aux partis. … Cela est délicat pour les mouvements qui craignent que leur capital émotion soit parasité. Une absorption vampirique de leurs forces vitales enlève toute légitimité à une telle politique morale. Mais cette relation peut également être délicate pour les partis. Elle est productive quand elle est perçue comme de la franchise. Mais elle peut aussi avoir l'effet inverse. Quand la relation n'est pas une alliance ouverte mais un semblant d'interaction, quand il ne s'agit pas d'élargir le spectre mais d'entrer dans une lutte entre partis, on aboutit à une fermeture plutôt qu'à une ouverture : le parti devient une secte."
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