Právo - République tchèque | lundi, 12. octobre 2009
Klaus porte préjudice à son pays
Après la signature du traité de Lisbonne par le président polonais Lech Kaczyński ce week-end, l'Europe n'attend désormais plus que celle du chef de l'Etat tchèque Václav Klaus. Celui-ci n'a l'intention de le ratifier que lorsqu'il aura obtenu la garantie des autres Etats de l'UE que les décrets Beneš resteront intouchables. Ceux-ci constituaient la base sur laquelle les Allemands des Sudètes avaient été collectivement expropriés après la Seconde Guerre mondiale. Le quotidien de gauche Právo écrit : "Une simple déclaration politique ne serait qu'une formalité dénuée de force de loi. Mais cette demande doit-elle faire partie du traité de Lisbonne ? Le traité doit-il de nouveau être ratifié par tous les autres 26 Etats membres ? Le président tchèque prend-il les dirigeants de ces Etats pour des idiots ? … Si Klaus torpille le traité de Lisbonne, la République tchèque perdra toute influence dans l'UE. … Václav Klaus est-il réellement prêt à porter ainsi préjudice à son pays ?"
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