Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 29. octobre 2009
Bohumil Doležal sur les complexes de Václav Klaus
L'UE veut nommer la nouvelle Commission le 13 novembre - à condition que le président tchèque Václav Klaus ait signé le traité de Lisbonne d'ici là. Klaus a posé comme condition à la signature du traité une garantie contractuelle de maintien des décrets Beneš. Bohumil Doležal, ancien conseiller principal de Klaus, estime dans le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung qu'il veut seulement exprimer ses complexes : "Son attitude est problématique aussi bien sur le plan politique que moral. D'une part, il est facile de faire preuve d'un populisme consistant d'abord à effrayer l'opinion publique (ils viennent tout nous prendre) puis à rassurer immédiatement après (mais n'ayez pas peur, je suis encore là pour vous protéger de ce danger). D'autre part, les décrets Beneš ont été construits sur des principes qui ne sont pas compatibles avec le droit européen (responsabilité collective, présomption de culpabilité, validité rétroactive). Ils vont en outre à l'encontre de règles édictées en des temps beaucoup plus anciens ('Tu ne voleras point'). … Il est répugnant d'utiliser les décrets comme un gourdin contre ceux de qui nous voulons obtenir quelque chose, et comme une flûte avec ceux dont le soutien nous est nécessaire."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Constitution de l´UE, » République tchèque, » Europe
Tous les textes disponibles de » Bohumil Doležal
» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 29. octobre 2009