Mladá fronta Dnes - République tchèque | mardi, 15. août 2006
L'Europe juge l'affaire Günter Grass
Certes, la confession tardive de Günter Grass lui a fait perdre son auréole, mais il a accompli un pas important, estime Viliam Buchert en revenant sur le passé communiste de la République tchèque. "Beaucoup de personnes refusent de reconnaître leur collaboration avec la police politique. L'affaire Grass pose la question suivante : que faire des collaborateurs du nazisme ou du communisme ? Les coupables de fautes morales doivent les confesser publiquement. Aux explications et à la pénitence - et pour cela, nul besoin d'être croyant - doit succéder le pardon. Or, les Tchèques, comme à leur habitude, se détournent du passé (...). La confession de Günter Grass nous rappelle que nous sommes encore loin d'avoir terminé notre examen de conscience. Et si nous ne nous y plions pas, c'est parce que nous n'avons aucune envie de le faire".
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