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România Liberă - Roumanie | vendredi, 2. juillet 2010

La Roumanie taille dans la loi anticorruption

Le Sénat roumain a adopté mercredi une modification controversée de la loi anticorruption. L'Autorité pour l'intégrité nationale ANI ne peut plus contrôler les biens de politiques et d'agents de l'Etat. Pour le quotidien România Liberă, c'est un scandale. Lors de cette décision "il n'a pas été pris en compte que la Roumanie avait accepté l'ANI comme institution anticorruption au moment de son adhésion à l'UE. Il n'a pas été pris en compte que la clause de protection était prévue comme mesure d'aide, comme moyen d'améliorer l'action du gouvernement, et non comme une attaque contre la Roumanie. Ni l'avis de Bruxelles, ni les mises en garde cachées de l'année dernière selon lesquelles on pourrait nous interdire l'accès à l'espace Schengen et réduire les subventions européennes n'ont été pris en compte. … Rien de tout cela n'a été pris en compte. La seule chose qui a compté, c'est la possibilité pour les politiques et les titulaires de fonctions publiques de pouvoir dissimuler leurs biens, de ne pas être contrôlés et de pouvoir continuer à faire leurs affaires incognito avec l'Etat. Depuis 2007, la Roumanie a fait de grands bonds en arrière dans la lutte contre la corruption et l'Europe commence à perdre patience. Jusqu'à présent, personne ne peut être exclu de l'union, mais si la crise se prolonge, nous pourrions bien en faire l'expérience."

» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 2. juillet 2010

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