Dilema Veche - Roumanie | vendredi, 1. avril 2011
Mircea Vasilescu sur les blessures ouvertes du communisme
La transition du communisme à la démocratie et au capitalisme suscite aujourd'hui encore en Roumanie une grande défiance des individus dans l'action des politiques. Dans l'hebdomadaire Dilema Veche, Mircea Vasilescu estime que cela nuit à la culture politique : "A voir de telles réactions, c'est comme si les 20 dernières années avaient été vaines : nous n'avons pas appris grand-chose et ne sommes toujours pas guéris du communisme. Même les personnes sérieuses reprennent désormais la logique perverse de l'ancien système. Celle-ci voit partout des ennemis de l'ordre social, des petits manèges secrets et des relations 'douteuses'. … Dans notre espace public, les idéologies se limitent à cataloguer quelqu'un très vite et de façon irrévocable. Un immense sentiment de défiance … règne dans notre société. Cela empêche tout échange fructueux d'idées et d'opinions. L'impression permanente que 'quelque chose se cache' derrière le moindre geste et la moindre phrase est un voile de fantasmes qui nous masque la réalité des choses. … Le climat dans lequel nous vivons est de nouveau tendu."
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