Die Presse - Autriche | lundi, 19. septembre 2011
La Turquie se venge de l'UE
Le vice-Premier ministre turc Beşir Atalay a annoncé dimanche qu'Ankara gèlerait ses relations avec l'UE si Chypre assume réellement la présidence tournante de l'UE en juillet 2012. Il fallait s'y attendre, estime le quotidien libéral conservateur Die Presse : "Dans le conflit latent avec un gouvernement turc de plus en plus sûr de lui, voire dominant, on observe les conséquences de la politique que l'UE a mené jusque-là. La Turquie a compris, contrairement aux promesses exprimées pendant des décennies par l'Union, qu'elle n'était pas vraiment la bienvenue. Si mon partenaire ne joue pas franc jeu avec moi, il ne sert à rien que je me conduise convenablement. Voilà sans doute l'analyse que fait Ankara de la situation. Il était en outre prévisible que sans traité de paix pour l'île divisée, l'adhésion de Chypre à l'UE conduirait à des problèmes avec la Turquie. L'Union ne peut pas vraiment se permettre de perdre un partenaire comme la Turquie. Mais on devrait aussi comprendre à Ankara que l'on s'isole rapidement lorsqu'on à un comportement rude - même lorsqu'on est une puissance régionale significative."
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