Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | lundi, 19. décembre 2011
L'UE gâche un moyen de pression sur la Serbie
Lors de sa visite au Kosovo lundi, la chancelière allemande Angela Merkel a été accueillie très chaleureusement par le chef d'Etat Hashim Thaçi. Le pays lui est reconnaissant d'avoir refusé très clairement la candidature de la Serbie à l'UE. Cette dernière perd toutefois un moyen de pression important pour apaiser le conflit entre les deux pays voisins, critique le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Après l'arrestation cet été des deux derniers criminels de guerre présumés en fuite, les Serbes avaient espéré pouvoir obtenir le statut de candidat à l'adhésion et une date de début de négociations. … Mais refuser à Belgrade le statut de candidat à l'adhésion n'est pas cohérent. On a dit pendant des années qu'une fois que la Serbie aurait rempli ses obligations à l'égard du Tribunal pénal international, le statut de candidat à l'UE ne serait plus qu'une formalité. Respecter cet accord officieux n'aurait pas signifié abandonner un moyen de pression sur la Serbie, au contraire. L'UE aurait pu par la suite augmenter la pression sur Belgrade de manière très efficace en l'obligeant, avant l'ouverture des négociations d'adhésion, à reconnaître de facto le Kosovo et à ne plus s'y opposer dans les instances régionales."
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