Le maire de Budapest, István Tarlós, a essuyé ces derniers jours de vives critiques en Hongrie comme à l'étranger. Début octobre, il avait confié à György Dörner, homme de théâtre d'extrême droite, ainsi qu'à István Csurka, ex-politique d'extrême droite et dramaturge, la direction du Nouveau Théâtre national de la capitale hongroise. Le quotidien conservateur de droite Magyar Hírlap voit dans ces critiques l'hystérie habituelle de la gauche : "Tout ce qui se trame autour du Nouveau Théâtre est ahurissant et épouvantable. … Il y a même la protestation de l'Académie allemande des arts figuratifs. … J'imagine cette Académie quand elle apprend qu'un théâtre de 200 places à Budapest va être dirigé par Dörner et Csurka. Comment l'Académie allemande trésaille telle une huître au contact de quelques gouttes de citron. 'Sans blague !', crient les membres de l'Académie allemande, qui ne tardent pas à protester ardemment. Car ils n'ont rien de mieux à faire et ne pensent qu'à leur âme malade, aux actes de substitution et bien entendu à satisfaire inconditionnellement leurs donneurs d'ordre [les intellectuels de gauche hongrois]. ... L'âme européenne est vraiment malade. Gravement malade. Et l'âme hongroise est la plus sérieusement touchée." (27.10.2011)
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