Les négociations relatives à une décote partielle de la dette grecque n'ont pas abouti au résultat escompté. Le problème est surtout politique, analyse Jean Quatremer sur son blog Coulisses de Bruxelles : "Une question n'a toujours pas été tranchée : les créanciers publics doivent-ils eux aussi renoncer à une part de leurs créances ? Car même si les créanciers privés (banques, assurances, hedge funds, etc.) acceptent une perte de plus de 50 %, la dette grecque ne sera ramenée que d'environ 350 milliards d'euros (160 % du PIB) à 250 milliards d'euros, soit une diminution de seulement 28,5 %. … Un dernier problème est actuellement passé sous silence : le prêt de 80 milliards d'euros (plus 30 milliards du FMI) accordés en mai 2010 sous forme de prêts bilatéraux est assorti d'un taux d'intérêt punitif qui est quasiment le double de celui du FESF (qui n'existait pas encore). … Autrement dit, il contribue à accroitre mécaniquement le déficit et donc la dette grecque." (30.01.2012)
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