En demandant la création d'un compte bloqué pour la Grèce, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, tentent une nouvelle fois de priver Athènes de sa souveraineté financière. Ce compte, à laquelle la Grèce n'aura pas accès, est censé garantir le remboursement des intérêts des créanciers. Cette requête est tout aussi irréalisable que celle d'un commissaire budgétaire et ne sert qu'à préparer la faillite de l'Etat, analyse le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "Personne ne souhaite au final se voir reprocher de ne pas avoir tout fait pour empêcher la première faillite d'un membre de la zone euro. … Faire des demandes impossibles à satisfaire est donc plus confortable, pour Angela Merkel notamment, que de devoir continuer à défendre une aide à la Grèce peu populaire en Allemagne. Si dans le pire des cas les Grecs devaient échouer, ils seraient eux-mêmes responsables de leur faillite et de leur sortie de la zone euro. Car ils auront rejeté le commissaire budgétaire et le compte bloqué (ainsi que les autres réformes et programmes d'austérité)." (07.02.2012)
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