Comme Athènes ne veut pas réduire les retraites complémentaires, la Troïka devra faire d'ici 15 jours d'autres propositions pour parvenir aux 300 millions d'euros de coupes prévues. L'austérité prescrite par l'Allemagne est pourtant une voie à sens unique, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "La réponse européenne à la mauvaise gestion grecque reste la même : rigueur, rigueur et encore rigueur, accompagnée de réformes structurelles brutalement imposées. Cette fureur idéologique punitive pourrait tôt ou tard susciter une violente réaction de rejet, au niveau social comme au niveau politique. Une réaction qui pourrait faire tâche d'huile et se propager à d'autres pays de la zone euro également soumis à des programmes d'austérité douloureux. Ce remède à sens unique qui prescrit des sacrifices énormes sans perspectives de développement, c'est-à-dire l'espoir d'une amélioration dans un délai raisonnablement bref, pourrait finir par provoquer un court-circuit dévastateur dans une zone euro victime de la politique bornée de l'Allemagne." (09.02.2012)
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