L'Allemagne ne parviendra pas à sortir l'UE de la crise sans les Français et les Britanniques, écrit l'historien britannique Timothy Garton Ash dans le magazine hebdomadaire Der Spiegel, comparant l'Europe à une voiture dont la chancelière allemande Angela Merkel serait la conductrice réticente : "L'Allemagne s'est jusque-là avérée être une conductrice prudente, nerveuse et pas particulièrement habile. … On peut s'amuser des facéties de Sarkozy sur le siège passager ('Non, non, ma chérie! Tout droit, tout droit!') mais il a pourtant la bonne idée. Le fait que David Cameron, dans cette phase déterminante, se trouve sur le siège arrière - voir même dans le coffre - défie toute description. Au début de la semaine dernière, Merkel à une nouvelle fois souligné combien l'Allemagne espérait que la Grande-Bretagne, avec sa libre économie de marché nord-européenne, revienne au cœur des affaires européennes. … Il serait peu clairvoyant, voire même idiot, que la Grande-Bretagne abandonne l'Allemagne alors que celle-ci vient d'assumer un rôle aussi déterminant pour l'Europe - un rôle qu'elle n'a pas cherché à assumer, pour lequel elle est mal préparée et où elle aurait bien besoin d'aide." (13.02.2012)
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