Un peu moins de deux semaines avant les élections présidentielles russes, le candidat et actuel Premier ministre du pays, Vladimir Poutine, a annoncé vouloir affecter l'équivalent de 600 milliards d'euros au renforcement de l'armée russe. Il prévoit entre autres l'acquisition de 400 missiles intercontinentaux, 600 avions de combat, 2.300 chars d'assaut et 20 sous-marins d'ici 2020. Il orchestre un simulacre de grande puissance, se moque le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Ces déclarations ont été faites dans un but national, même si elles sont bien sûr censées impressionner aussi les 'partenaires' internationaux. Avec un succès modéré. … L'Occident ne sait que trop bien que de telles annonces sont restées sans suite dans le passé. En outre, après le coma des années 1980 et 1990, l'industrie militaire semble être devenue un puits sans fond. Plusieurs tentatives de renouvellement ont lamentablement échoué. Même dans sa récente tentative de reprendre part à l'exploration spatiale, la Russie a fait piètre figure [échec de la mise en orbite de la sonde spatiale Phobos-Grunt]. Mais quand les temps sont durs, il est toujours utile d'évoquer un bel ennemi extérieur." (21.02.2012)
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