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Revue de Presse | 14.06.2012

 

À LA UNE

Elections cruciales en Grèce

L'UE ne veut pas renoncer au programme d'austérité en Grèce. (© AP/dapd)

 

De nouvelles élections législatives anticipées ont lieu en Grèce dimanche. En tête dans les sondages figure l'alliance de gauche Syriza, laquelle est opposée aux conditions strictes d'austérité imposées par la troïka. Une victoire électorale du Syriza mènerait vers une sortie du pays de la zone euro, estiment les analystes qui augurent un sombre avenir pour le pays quelle que soit l'issue du scrutin.

Voxpublica - Roumanie

Un vote sur le maintien dans la zone euro

Les élections législatives en Grèce seront un vote crucial sur le maintien ou non du pays dans la zone euro, estime le site de blogs Voxpublica : "Quelle que soit l'issue du scrutin, le futur gouvernement à Athènes héritera d'une situation économique et sociale préoccupante, qui fait douter qu'il puisse rester longtemps en fonction. Un rejet de l'accord entre le FMI et l'UE, comme l'envisage le parti en tête dans les sondages l'alliance de gauche Syriza, signifierait une faillite rapide et une sortie inéluctable de la Grèce de la zone euro. Mais si les Grecs élisent un gouvernement qui décide de s'en tenir aux accords internationaux, le pays devra alors adopter de nouvelles mesures d'austérité. … D'ici au 30 juin, le gouvernement devra présenter aux créanciers internationaux des mesures pour ... réduire ses dépenses publiques. … Les doutes quant aux capacités de la Grèce - quel que soit le résultat des élections - renforcent déjà la crise de la dette qui s'est étendue à toute l'Europe méridionale." (14.06.2012)

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Upsala Nya Tidning - Suède

Vers un chaos inévitable en Grèce

Avant les élections de dimanche en Grèce, le quotidien libéral Upsala Nya Tidning porte un regard inquiet sur l'évolution du pays et craint que celui-ci se dirige dans tous les cas vers le chaos : "Les Grecs ont de moins en moins confiance dans leurs représentants politiques, et ce à juste titre. Ils n'ont plus d'espoir pour l'avenir. Ce dont le pays aurait besoin, c'est d'un nouveau départ avec une nouvelle génération qui ne soit pas marquée par la vieille mentalité. Mais comment générer une telle révolution ? Un nouveau parti au pouvoir ne suffira pas vraiment. … Si l'on vote contre l'euro, la nouvelle devise sera dévaluée de 50 pour cent, ce qui créerait le chaos dans le pays. Si l'on opte par contre pour l'euro, pour les rigoureuses mesures d'austérité et pour de grands changements, ce sera aussi le chaos." (14.06.2012)

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To Vima Online - Grèce

La crainte d'un bank run fatal

Selon les médias, les épargnants grecs ont retiré depuis le début du mois de juin entre 100 et 500 millions d'euros de leurs comptes en banque chaque jour. Le quotidien de centre-gauche To Vima-Online appelle à ne pas céder à la panique : "Des milliers de concitoyens, mus par l'incertitude et la crainte provoquées par l'instabilité politique actuelle, tentent de se prémunir sans penser qu'ils ne font qu'accroître le problème et aggraver la crise. Si l'on détruit la paix sociale et l'économie, si la violence et l'impunité règnent, alors l'épargne placée à l'étranger n'aura pas de grande valeur. Nous ne devons pas détruire nous-mêmes notre patrie. Elle dispose encore d'opportunités et de points forts. Les dépôts bancaires en Grèce ne sont pas en danger. Ils ne le seront qu'en cas de vague de panique massive. Et cela, nous pouvons l'éviter ensemble si nous restons cohérents." (13.06.2012)

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POLITIQUE

El Periódico de Catalunya - Espagne

L'Espagne sur les traces de la Grèce

L'opposition espagnole pousse le Premier ministre Mariano Rajoy à expliquer les dessous du sauvetage bancaire. Mardi, ce dernier a déclaré par l'intermédiaire d'un porte-parole qu'il se justifierait devant le Parlement en juillet. Rajoy ne semble pas réaliser la gravité de la situation, lui reproche le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya : "Rajoy ne paraîtra pas devant le Congrès avant le mois de juillet pour expliquer pourquoi il a demandé le sauvetage des banques, lesquelles exproprient de leur côté les ménages insolvables de leurs maisons. Cette situation nous éloigne un peu plus de l'Irlande et de ses débats civilisés sur l'épargne, et nous rapproche d'une société divisée devant supporter un Etat failli, comme en Grèce. Le Parti populaire [au pouvoir] ne semble pas vraiment comprendre ce qui se passe ; que la crise détruit la classe moyenne et indirectement l'harmonie politique et sociale. L'attitude arrogante vis-à-vis de Bruxelles, un sauvetage que personne ne veut qualifier de tel, l'absence de Rajoy au Congrès et le veto de la commission d'enquête sur l'affaire Bankia, nous rapprochent de plus en plus de la Grèce." (13.06.2012)

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Le Canard enchaîné - France

L'UMP se rapproche du FN

Dans les circonscriptions où s'affronteront Parti socialiste (PS) et Front national (FN) au deuxième tour des législatives, dimanche, l'UMP conservatrice a exclu de soutenir les candidats de la gauche et de faire barrage au FN. Le rapprochement idéologique de l'UMP avec le Front National est inquiétant, estime l'hebdomadaire satirique le Canard enchaîné : "Et, en refusant l'option du front républicain, l'UMP ne fait que rendre encore un peu moins nette sa ligne de démarcation avec le FN, déjà bien piétinée par Sarkozy. Au-delà des petits arrangements électoraux d'entre deux tours, pour sauver leur petit siège ou régler un vieux compte, certains candidats sont prêts à tout. Il est permis de s'inquiéter des suites de ces partages idéologiques avec un Front national que l'UMP continue à dédiaboliser en essayant désormais, vis-à-vis du PS, de le mettre sur le même pied que le Front de gauche. Surtout maintenant que le centre a été phagocyté. " (13.06.2012)

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Blog idnes.cz - République tchèque

Les Tchèques décident seuls de leur nucléaire

Spécialistes tchèques et opposants nucléaires allemands ont discuté lundi à Passau, en Bavière, du projet de construction des réacteurs trois et quatre de la centrale nucléaire de Temelín, en République tchèque. Dans son blog hébergé par le portail idnes.cz, Ladislav Velebný met en garde contre de faux espoirs d'accord entre les Allemands et les Tchèques  : "La République tchèque est convaincue que le nucléaire est sûr, une conviction partagée par la majorité de la population. La conviction bavaroise et allemande en revanche, c'est que ce type d'énergie présente un risque terrible. Deux opinions totalement opposées. … Faire valoir des arguments techniques n'apportera pas grand-chose. … Dès le départ, il faut clairement faire savoir que nous seuls, les Tchèques, prendrons les décisions concernant Temelín. Ce n'est ni anti-allemand, ni anti-autrichien ou anti-européen ; cela relève simplement de notre souveraineté nationale." (14.06.2012)

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RÉFLEXIONS

Spiegel Online - Allemagne

Wolfgang Münchau sur les derniers mois de l'euro

Si la crise de l'euro s'accentue encore, les mécanismes de sauvetage existants ne fonctionneront plus, met en garde le chroniqueur Wolfgang Münchau sur le portail d'information Spiegel Online : "Le problème n'est pas seulement le MES mais aussi sa structure. Tous ceux qui se trouvent en dehors du programme sont responsables de tous ceux qui s'y trouvent. … Associer les unions bancaire, fiscale et politique résoudrait le problème. Ce n'est pas le principe noble d'une union politique qui serait efficace dans ce cas, mais une restructuration concrète de la dette. Une conférence de presse ne résoudra pas la crise. Si le sommet de l'euro tombe d'accord à la fin du mois sur un calendrier à dix ans pour une union politique, toute efficacité s'évanouira sur les marchés et l'Italie s'enlisera davantage dans le piège de l'endettement. … En sortant [de la zone euro] et en effectuant une reconversion brutale de la dette, la crise italienne serait immédiatement résolue. La nôtre ne ferait alors réellement que commencer. Une grande partie du secteur bancaire européen se trouverait au bord d'un chaos imminent." (14.06.2012)

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ÉCONOMIE

Il Sole 24 Ore - Italie

Mario Monti en quête de confiance

La prime de risque liée aux emprunts d'Etat italiens a de nouveau connu une forte hausse mercredi. L'Italie étant de plus en plus sous pression financièrement, le Premier ministre italien Mario Monti doit absolument obtenir des gages de confiance de la part de ses partenaires européens, écrit le journal économique Il Sole 24 Ore : "On peut souhaiter que le Premier ministre italien achève son tour d'Europe sur une victoire finale, comme avait su le faire le légendaire cycliste Fausto Coppi. ... L'Allemagne a renouvelé hier son opposition aux euro-obligations et, par l'intermédiaire de son ministre des Finances Schäuble, a rejeté l'idée chère à Monti (depuis des années) de déduire les investissements publics du calcul du déficit. Il y a en chantier des propositions, à commencer par la garantie européenne pour les dépôts bancaires et l'accès direct des banques au fond de secours européen. Si la voie d'un engagement différent de la BCE n'est pas praticable, si les euro-bonds restent une chimère et si l'on veut vraiment sauver l'euro, il convient de battre ces sentiers." (14.06.2012)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'aide bancaire envenime la crise espagnole

L'agence de notation Moody's a abaissé de trois crans la note souveraine de l'Espagne, qui se trouve désormais à peine un cran au-dessus de la catégorie spéculative. En outre, Moody's laisse présager une nouvelle dégradation. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung n'est pas surpris : "Si les difficultés financières de l'Espagne ont pris de l'ampleur, cela ne dépend pas seulement de l'insécurité générale, mais surtout de la nature de l'action de sauvetage. L'injection de milliards d'euros de la part de l'UE pourrait débarrasser l'Espagne de son énorme problème bancaire. Mais au sein de l'UE, il n'existe actuellement aucun instrument permettant la recapitalisation directe des banques. C'est pourquoi l'imbrication entre l'Etat et les banques ne peut être dénouée. L'Espagne, au contraire, s'en est trouvée encore plus liée à son secteur bancaire. Les aides financières sont versées à des établissements faibles et l'Etat est garant des crédits." (14.06.2012)

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Diário Económico - Portugal

L'Allemagne profite de la crise

Afin de relancer l'économie dans les pays en crise, l'économiste Nouriel Roubini a proposé mercredi au gouvernement allemand d'offrir à chaque ménage allemand un bon de mille euros pour partir en vacances dans l'un des pays concernés. Mais tant que l'Allemagne profite de la crise, même cette bonne idée ne sera vraisemblablement pas concrétisée, écrit le journal économique Diário Económico : "C'est une solution originale pour endiguer la crise européenne : l'octroi par le gouvernement Merkel à chaque famille allemande d'un chèque voyage à condition de passer ses vacances dans un des pays en crise. Le 'prophète du déclin' estime que l'Allemagne doit cesser son 'délire austéritaire' ; le gouvernement allemand doit selon lui plutôt réduire les impôts et augmenter les salaires. Il estime que l'Europe a besoin de croissance, et il a raison. … Le même jour, l'Allemagne a émis des obligations sur six ans, indexées sur l'inflation, au taux négatif de 0,31 pour cent. Tandis que l'Allemagne continue de bénéficier de la crise, les chèques voyage de Merkel resteront probablement au tiroir."   (14.06.2012)

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SOCIÉTÉ

De Standaard - Belgique

Hystérie en Belgique autour de Sharia4Belgium

Fouad Belkacem, porte-parole du mouvement islamiste Sharia4Belgium, a été arrêté lundi à Anvers pour incitation à la violence. Mercredi dernier, un tribunal a décidé qu'il devrait purger une ancienne peine de prison de six mois, bien que les peines légères soient en général suspendues en Belgique. La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, veut par ailleurs priver Belkacem de sa citoyenneté belge. La peur est de mauvais conseil, met en garde le quotidien libéral De Standaard : "Cette intervention démesurée contre une menace relativement limitée pose la question de savoir si notre Etat de droit est en danger. … Mais jusque-là, les diatribes enflammées de Belkacem n'ont pas constitué de risque réel pour notre Etat de droit. Nous n'avons pas besoin de nouvelles lois pour limiter son intolérance et son attitude dérangeante. Il suffit d'appliquer celles qui existent déjà. Depuis un certain temps déjà, ce pays ne parvient pas à mettre en œuvre les sanctions concernant un groupe important de condamnés. Ceux-ci bénéficient de facto de l'impunité. C'est là le véritable scandale." (14.06.2012)

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Les Echos - France

Le FN interdit les bancs publics

Dans un village provençal, tous les bancs publics ont été retirés dans le cadre d'un programme de rénovation du village, pour des motifs manifestement économiques. Mais la véritable raison, c'est que les habitants d'origine maghrébine du village s'y asseyaient, écrit le journal économique libéral Les Echos. Une explication plus logique : "D'abord, elle est plus crédible que les économies de bouts de chandelle, ensuite, elle est tout à fait en phase avec les résultats du premier tour des élections législatives. Dans cette commune comme dans toutes celles alentour, le Front national a frôlé, voire dépassé, les 30 %. Cette explication présente même le grand atout d'inciter à réfléchir sérieusement à la société vers laquelle on se dirige. Si son seul moyen de régler les difficultés de cohabitation entre ses différentes composantes culturelles est de supprimer physiquement les plus modestes espaces de convivialité, elle est mal partie." (14.06.2012)

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MÉDIAS

Financial Times - Royaume-Uni

Le scandale Murdoch nuit à Cameron

Le Premier ministre britannique David Cameron doit témoigner ce jeudi, devant la commission d'enquête pour l'éthique médiatique au sujet du scandale des écoutes téléphoniques du journal à sensation News of the World. Le journal économique libéral Financial Times craint que cela n'entraîne encore une baisse de sa popularité : "Si la police avait fait son travail - la corruption des personnes responsables de faire respecter la loi est bien plus importante que le comportement criminel des journalistes - le scandale des écoutes téléphoniques aurait été considéré bien plus tôt comme une affaire criminelle. Au lieu de cela, nous assistons au tapage autour de la commission Leveson, que le juge n'a pas su empêcher de déraper. Pour toute personne rationnelle, cette affaire semble insignifiante comparée aux tempêtes balayant la Grande-Bretagne et le monde. Mais il serait inapproprié de mésestimer les nuisances que tout cela a déjà causé au Premier ministre. Révéler son manque de jugement affaiblit son autorité à diriger la Grande-Bretagne, et ce n'est pas le moment de s'occuper de distractions préjudiciables." (13.06.2012)

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SPORT

Wprost Online - Pologne

Les hooligans polonais discréditent le pays

Avant et après le match de l'Euro entre la Pologne et la Russie (1:1) mardi, la police polonaise a arrêté plus de 180 supporters polonais et russes coupables de débordements. Le site d'information conservateur Wprost Online adresse un carton rouge aux fans polonais : "Il est déplorable que les insultes [adressées aux Russes] aient été scandées plus fort que les chansons destinées à soutenir les footballeurs à l'aigle rouge. Le football n'a donc pas été la préoccupation principale de la soirée. …'Humiliation, embarras, trahison, honte et idiotie' : voilà la une publiée il y a six ans par un journal à sensation, le lendemain de la défaite de la Pologne contre l'Equateur. Le jour suivant le match entre la Pologne et la Russie, les journaux devraient reproduire cette une. Car c'est la seule façon de qualifier l'attitude de ces voyous, dont l'intention n'était pas de célébrer la Pologne mais de discréditer le pays." (14.06.2012)

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