En raison d'irrégularités, la Cour constitutionnelle égyptienne a déclaré jeudi l'invalidité partielle des élections législatives de cet hiver, et a autorisé la candidature d'Ahmed Chafik, ancien chef du gouvernement de Hosni Moubarak, au second tour des élections présidentielles de ce week-end. La veille, le Conseil militaire avait permis aux forces de l'ordre d'interpeller des manifestants. La soif de pouvoir des militaires menace tout le printemps arabe, craint le quotidien conservateur Le Figaro : "Il y a longtemps que les militaires, au pouvoir au Caire depuis 1952, s'étaient accommodés de la montée en puissance des islamistes. Du temps de Moubarak, un accord tacite était en vigueur: l'armée conservait les leviers du pouvoir politique et économique et laissait les Frères musulmans occuper le terrain dans le domaine social et religieux. Le printemps arabe a détruit cet arrangement. Mais, si les militaires ont lâché Moubarak pour satisfaire la contestation, ce n'était que pour mieux s'accrocher au pouvoir. Ils n'ont jamais eu l'intention de livrer le pays aux islamistes. ... Compte tenu du poids de l'Égypte au Moyen-Orient, c'est l'avenir de l'ensemble des révolutions arabes qui est en train de s'écrire ces jours-ci sur les rives du Nil." (14.06.2012)
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