Après la victoire des partisans de l'austérité aux élections législatives grecques, les représentants du gouvernement allemand ont fait des déclarations contradictoires quant au programme d'austérité imposé au pays. Si le ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle s'est montré disposé à négocier un assouplissement de l'échéancier, Georg Streiter, le vice-porte-parole du gouvernement, l'a contredit. Le quotidien conservateur Simerini critique ces annonces confuses : "Tandis que Bruxelles affiche une attitude plus positive vis-à-vis de la Grèce, dans le sens où elle serait prête à faire quelques cadeaux aux Grecs après le résultat électoral, Berlin fait comme si rien ne s'était passé ! … Est-ce une attitude délibérée des Allemands à l'égard de la Grèce ? Il y a de nombreuses explications. La plus importante, c'est que Berlin se sert de la Grèce pour s'imposer comme le partenaire le plus puissant et ainsi déterminer la politique économique de l'UE. Dans le même temps, le rapport de force inégal entre l'Allemagne et la France est de plus en plus prononcé. Merkel tolère mais n'accepte pas le socialiste Hollande, qui s'oppose à la politique d'austérité. … La Grèce est utilisée comme cobaye pour les affrontements politiques entre les grands pays. C'est la raison pour laquelle Samaras doit faire preuve de sagesse, d'habileté politique, de force de persuasion et de fermeté, notamment face à l'Allemagne." (20.06.2012)
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