Quelques jours seulement après le sommet européen, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre italien Mario Monti sont réunis ce mercredi pour débattre à nouveau de solutions à la crise de la dette. L'Italie doit enfin cesser ses jérémiades, écrit le diplomate Antonio Puri Purini dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "L'Italie doit enfin cesser de rendre la chancelière allemande responsable de la crise de la dette, de l'absence de croissance économique et de tous les maux qui affligent l'Europe. Il est vital pour le pays de renoncer à une attitude qui a atteint un niveau insupportable de vulgarité. Celle-ci accrédite l'impression d'un pays miné par les complexes, le provincialisme, les conspirations, l'ignorance et l'amnésie. ... En somme, la politique italienne, à gauche comme à droite, doit renoncer à chercher des boucs émissaires à ses propres faiblesses et à ses propres vices. ... Le sommet italo-allemand est l'occasion de clarifier que, dans l'Union européenne, chaque Etat doit contribuer au bien commun, et que c'est une perte de temps de tenter d'extorquer à l'Allemagne des concessions sur les eurobonds." (04.07.2012)
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