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Revue de Presse | 06.07.2012

 

À LA UNE

L'argent n'a jamais été si bon marché

Draghi a annoncé la baisse du taux directeur sous la barre de un pour cent, palier resté jusque-là tabou. (© dapd)

 

La BCE a baissé jeudi son taux directeur à un plancher record, 0,75 pour cent. Son directeur, Mario Draghi, n'a pas annoncé l'achat d'obligations publiques des pays en crise comme l'espéraient les marchés. Certains commentateurs doutent que l'argent bon marché suffise à relancer l'économie et ils attendent que la BCE s'engage davantage. D'autres mettent en garde contre les attentes trop ambitieuses vis-à-vis de la banque centrale.

Der Standard - Autriche

Des intérêts plus bas n'aident en rien

La baisse du taux directeur à 0,75 pour cent, son plus bas niveau historique, n'aura aucun effet, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard. Dans la situation actuelle, la mesure prise par la BCE jeudi ne motivera pas les investissements, pas plus qu'elle ne relancera la consommation : "Il en va de la baisse des intérêts comme d'une bière. La première chope fait du bien au palais et la deuxième met de bonne humeur. Mais le plaisir s'arrête à la cinquième ou sixième. Une baisse du taux directeur à 0,75 pour cent convaincra peu d'entreprises de se lancer dans des investissements et si elles le font malgré tout, la qualité de cet investissement risque d'être remise en question car sa rentabilité n'est pas assurée avec un intérêt de moins d'un pour cent. La baisse du taux d'intérêt de la BCE ne mènera donc pas à un tournant dans la zone euro. La conjoncture n'est pas étouffée par des coûts de financement à court terme prohibitifs. Elle est freinée parce que l'évolution de l'union monétaire est mise en doute et que l'incertitude politique continue à peser sur les investissements et la consommation." (06.07.2012)

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La Vanguardia - Espagne

L'achat d'obligations d'Etat serait solidaire

Le refus de Mario Draghi de racheter des obligations d'Etat espagnoles et italiennes est risqué, commente le quotidien libéral La Vanguardia suite aux déclarations du président de la BCE ce jeudi : "Une mesure encourageante et un discours décevant. C'est ainsi que l'on pourrait résumer la décision de la BCE qui a statué hier la baisse du taux directeur de un pour cent à un plancher record de 0,75 pour cent afin de relancer l'économie. … Si cette mesure, d'un point de vue technique, est positive, pourquoi les marchés ont-ils réagi de manière si agressive ? Notamment parce que le président de la BCE Draghi, lors de la conférence de presse qui a suivi, s'est montré si réservé sur les achats de soutien de dettes espagnoles et italiennes. Ce n'est pas obligatoirement nouveau pour la politique de la BCE mais si l'on regarde la situation difficile en Europe méridionale il semble égoïste et dangereux que Draghi prenne ses distances des dettes publiques des pays à problèmes. … Draghi a provoqué sur les marchés financiers qui dégainent toujours plus vite une aggravation notable des primes de risque et une nette baisse des cours." (06.07.2012)

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De Tijd - Belgique

Les pompiers de la zone euro se retirent

Suite à la baisse du taux directeur, le président de la BCE Mario Draghi a annoncé jeudi qu'il ne lancerait pas d'autres mesures pour résoudre la crise de l'euro, comme par exemple l'achat d'obligations publiques des pays en crise. C'est une douche froide pour la zone euro, estime le journal économique De Tijd : "Draghi a balayé par son discours l'optimisme du sommet européen de la semaine dernière. La BCE trouve manifestement qu'elle en a fait suffisamment et que désormais c'est au tour des politiques de s'attaquer aux problèmes de la zone euro. … D'un point de vue financier traditionnel, cette attitude est compréhensible. Mais elle signifie aussi que lors du prochain incendie qui se propagera dans la zone euro, les pompiers ne seront plus prêts à intervenir. Et le fonds de secours MES n'est pas encore prêt. La situation est risquée. Cela rend les marchés nerveux et conduit à un nouveau déclin de l'euro. Le broyeur continuera de tourner tant qu'un plan crédible avec des mesures concrètes ne sera pas présenté. Si les dirigeants européens ne parviennent pas à en établir un, la crise de l'euro persistera." (06.07.2012)

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Le Temps - Suisse

Les banques centrales ont trop de pouvoir

La BCE tout comme les banques centrales de Chine et de Grande-Bretagne ont décidé jeudi d'instaurer de nouvelles mesures de soutien, mais la réaction des marchés est plutôt négative. Cela montre bien que l'on attend trop des banques centrales, estime le quotidien libéral Le Temps : "La déception est à la hauteur des attentes: énorme. Celles-ci n'étaient d'ailleurs pas que le fait de la communauté financière, toujours friande de facilités de crédit susceptibles de porter les marchés boursiers pendant quelque temps. Les pressions, appels à l'aide et autres injonctions étaient aussi publics et politiques. ... Cette situation est rare, voire unique. C'est une nouvelle preuve que le rôle de la BCE a changé. Bien que son président, Mario Draghi, s'en défende, son mandat premier, la stabilité des prix, est largement dépassé. ... [L]orsque l'Europe et le reste du monde se seront définitivement sortis de ce mauvais pas ... les fonctions que les banques centrales se voient aujourd'hui octroyer leur seront-elles retirées? Rien n'est moins sûr. En attendant, ces banques semblent n'avoir jamais aussi bien porté leur nom." (06.07.2012)

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POLITIQUE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

L'UE doit sauver la démocratie roumaine

Le Parlement roumain a révoqué mardi les présidents du sénat et de la chambre des députés et veut instaurer ce vendredi une procédure de destitution contre le président Traian Băsescu qui aurait transgressé la Constitution. La Roumanie est une démocratie en faillite et l'Europe doit lui porter secours, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Une toute nouvelle génération a grandi depuis la mort du dictateur communiste Nicolae Ceaușescu, toutefois la transformation du système en une communauté démocratique et une économie de marché prospère ne peut pas être qualifiée de réussie. L'indépendance de la justice n'est toujours pas au programme, la corruption très largement répandue n'est toujours pas endiguée, le développement économique reste entravé. … Mais l'UE ne peut pas supporter de telles démocraties ratées dans ses rangs de peur qu'elles ne sapent ses propres bases. Pour cette raison, les organisations citoyennes et les personnes à la probité exemplaire dans les systèmes politiques doivent être renforcées dans ces pays qui souhaitent surmonter le système actuel des partis et parvenir réellement à des relations démocratiques." (06.07.2012)

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Kaleva - Finlande

Le monde a malgré tout besoin d'ACTA

Suite au rejet du traité anticontrefaçon ACTA , le monde a besoin d'une réglementation internationale pour lutter contre la contrefaçon, demande expressément le quotidien libéral Kaleva : "On peut se demander si le Parlement européen n'a pas légèrement fait preuve de populisme et s'il n'a pas voulu satisfaire les individus qui ne jurent que par une liberté illimitée sur Internet. Le refus du traité anticontrefaçon ne signifie pas qu'il n'est pas nécessaire, au contraire. Les Etats-Unis n'ont pas ratifié ce traité et les projets de loi pour le renforcement des droits d'auteur sont restés bloqués au Congrès. La Chine, le numéro un parmi les faussaires, et la Russie n'ont même pas participé aux négociations de l'ACTA. L'industrie médiatique et cinématographique par exemple a besoin rapidement de règlements internationaux contre les téléchargements illégaux. … Un nouvel ACTA va devoir succéder à l'ACTA. Il devra être élaboré ouvertement et en collaboration avec des organisations non gouvernementales, et s'appliquer sur le plan international." (06.07.2012)

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Dagens Nyheter - Suède

Espoir d'une issue positive aux élections en Libye

Neuf mois après la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, la Libye se rend aux urnes samedi pour élire un nouveau Parlement. Le quotidien libéral Dagens Nyheter espère une issue positive à l'élection en faveur de la démocratie : "Après les élections en Tunisie et en Egypte, un autre succès des islamistes en Libye aurait de quoi inquiéter. Mais beaucoup de choses semblent indiquer que les Libyens sont plutôt sceptiques vis-à-vis des aventures extrémistes. Ils sont en outre reconnaissants aux Occidentaux de les avoir aidés à se débarrasser de Kadhafi. La démocratie est une expérience fragile. Sous Kadhafi, tous les partis étaient interdits et lui-même constituait la seule organisation politique existante. Mais si les élections sont organisées correctement et que les opposants respectent les résultats, il y a un réel espoir pour la Libye." (06.07.2012)

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Dienas Bizness - Lettonie

Une tâche herculéenne pour la Justice lettone

En Lettonie, le nouveau ministre de la Justice, Jānis Bordāns, a pris ses fonctions jeudi. Son prédécesseur Gaidis Bērziņš a démissionné il y a deux semaines sans donner d'explication. Bordāns doit désormais réformer la justice, estime le journal économique Dienas Bizness : "Concrètement, le problème est que la Cour suprême a rendu des verdicts totalement différents dans des affaires très similaires. Cela signifie en fait qu'il suffit à un juriste d'atteindre dans sa carrière un certain niveau pour pouvoir interpréter la loi selon ses idées, sa compréhension et son humeur. Il est évident que les juges doivent rendre des verdicts. Mais les entreprises par exemple devraient pouvoir se reposer sur une loi et non sur la perception d'un juge. Bien entendu, le ministre ne peut pas réformer tout seul la justice si les juges ne vont pas dans le même sens que lui. Tout le monde doit s'atteler à cette tâche. Mais le ministre peut au moins placer ce problème sous sa compétence." (06.07.2012)

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ÉCONOMIE

Irish Independent - Irlande

Réformer pour remettre l'Irlande sur pied

L'Irlande est revenue jeudi sur les marchés financiers. Deux ans après avoir été enfoncé dans la crise par ses banques, le pays a vendu des obligations publiques pour un montant total de 500 millions d'euro. En faisant preuve d'une volonté réformatrice adaptée, la société irlandaise pourra remettre d'aplomb son économie chancelante, espère le quotidien Irish Independent : "En définitive, l'économie semble se stabiliser, même si les conséquences de la récession se feront sentir pendant longtemps. L'Irlande est maintenant dans une phase de transition et de restructuration. En reconstruisant notre économie, nous reconstruisons également notre réputation sur le plan international, et il est important de se rappeler que malgré les difficultés, l'Irlande reste ouverte aux affaires et constitue un site attractif pour les investissements et le commerce. Le changement a du bon, et même si la transition est souvent difficile, notre volonté et notre capacité à réformer détermineront au final la rapidité et le niveau de la relance en Irlande." (05.07.2012)

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Diário de Notícias - Portugal

Objectif de déficit portugais évidemment non atteint

Le député Miguel Frasquilho de la coalition de centre-droit au pouvoir au Portugal a été jeudi le premier politique à reconnaître publiquement qu'il sera difficile d'atteindre l'objectif de déficit convenu pour 2012. Le quotidien Diário de Notícias ironise sur cette pseudo nouveauté : "Qui aurait pu le croire, Miguel Frasquilho a confirmé publiquement que l'objectif de déficit convenu ne pourrait être abaissé à 4,5 comme prévu en raison de la chute incontrôlée des recettes fiscales. Et que peut-être deux ans au moins seraient encore nécessaires pour atteindre la barre des trois pour cent. … Toutes les revendications (plus d'argent, des taux d'intérêt plus bas ou plus de temps) en réaction à cet état de fait étaient considérées jusque-là comme une ignominie et étaient vues d'un mauvais œil par [le Premier ministre] Passos Coelho et le ministre des Finances Vitor Gaspar. Logique, vu que dernièrement encore tout se passait officiellement comme prévu. Il s'avère désormais que la dose du traitement administré [les mesures d'austérité] a fortement affaibli le patient." (06.07.2012)

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SOCIÉTÉ

Le Monde - France

La responsabilité du PDG dans la vague de suicides

Après une vague de suicides parmi les collaborateurs de France Télécom il y a plus de trois ans, la justice française a ouvert une enquête contre l'ancien PDG du groupe, Didier Lombard, comme l'a confirmé l'avocat de ce dernier mercredi. Cela attire ainsi l'attention sur les obligations de la direction en termes de relations humaines, estime le journaliste Stéphane Lauer sur son blog hébergé par le quotidien de centre-gauche Le Monde : "Pendant des années, le suicide au travail s'est heurté au mur du silence. De la part des directions, mais aussi des syndicats et des autres salariés. Les drames qui se sont déroulés chez Renault, PSA, La Poste ou France Télécom ont permis que la parole se libère et que le phénomène soit enfin pris en considération. Des condamnations au civil ont déjà été prononcées, mais cette procédure au pénal est inédite. La mise en examen d'un PDG signifie qu'on ne situe plus le débat au niveau d'un rapport interpersonnel entre un supérieur et son subalterne. Une organisation du travail ne se réduit pas à une division et à une répartition des tâches, froides et rationnelles. … Le dirigeant est aussi comptable sur le plan humain de sa stratégie." (06.07.2012)

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La Stampa - Italie

Le droit pénal italien ne reconnaît pas la torture

Onze ans après que la police a malmené avec brutalité des opposants à la mondialisation lors du sommet du G8 à Gênes, la Cour de Cassation à Rome a confirmé jeudi, en dernier recours, les peines d'emprisonnement pour les responsables de l'intervention policière. Mais ce verdict ne résout pas tout, écrit le juge Vladimiro Zagrebelsky dans le quotidien libéral La Stampa : "Le verdict ne sanctionne pas la violence physique bien qu'elle ait été prouvée. Pour le moins, certaines des attaques relèvent essentiellement de ce qui est appelé officiellement sur le plan international de la torture. Je me réfère pour cela à la définition de la convention de l'ONU contre la torture de 1984. … L'Italie l'a ratifiée en 1988 mais elle n'a jamais introduit dans son code pénal le délit de torture. … Il ne s'agit pas seulement malheureusement d'une simple omission. … L'Italie a expressément refusé de répondre aux demandes de la communauté internationale. Cela aura de graves conséquences pour la crédibilité du pays sur le plan international qui risquent de s'aggraver dès que la Cour européenne des droits de l'homme statuera sur la responsabilité du gouvernement italien dans l'impunité quant à la torture. Des plaintes dans ce sens ont déjà été soumises à la Cour de justice." (06.07.2012)

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Magyar Nemzet - Hongrie

Accusations d'antisémitisme injustes contre la Hongrie

Le Premier ministre Viktor Orbán a souligné dans un courrier adressé mardi à 50 membres du Congrès américain la longue lutte de la Hongrie pour la liberté et la dignité humaine. Il a réagi ainsi à un courrier dans lequel ceux-ci appelaient les dirigeants hongrois à agir contre l'antisémitisme. Le quotidien conservateur Magyar Nemzet tente de redresser l'image écornée de la Hongrie : "Depuis la chute du communisme, la droite hongroise est taxée à tort d'antisémitisme, de xénophobie et d'irrédentisme. … Les opinions malveillantes présentes aujourd'hui dans la presse internationale, les appels à l'aide des intellectuels hongrois qui y sont cités avec une préférence particulière et la vague d'attaques des commentateurs et médias de centre-gauche rappellent de manière frappante le début des années 90. … A l'époque [le radical de droite décédé depuis] István Csurka servait de prétexte et [le premier Premier ministre conservateur après la chute du communisme] József Antall de cible. … Le courrier des représentants au Congrès adressé à Viktor Orbán est tout simplement injuste. … Les Etats-Unis ne perçoivent apparemment pas que la gauche, la droite modérée, les plus hauts dignitaires du pays et les Eglises condamnent les phénomènes tels que l'antisémitisme." (05.07.2012)

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Berlingske - Danemark

Les jeunes Danois boivent trop

D'après un rapport actuel du centre d'étude sur les drogues de l'université d'Aarhus, un Danois sur douze âgé de 15 à 24 ans consomme des stupéfiants ou de l'alcool à un niveau qui nécessiterait un traitement de son addiction. Pour le quotidien conservateur Berlingske, il faut agir : "Les chiffres sont choquants, même si nous savons depuis longtemps que les jeunes Danois commencent plus tôt à boire qu'ailleurs. Il y a en outre au Danemark une culture de la boisson qui ne consiste pas à apprécier l'alcool mais à boire jusqu'à ne plus pouvoir tenir debout. Il est toutefois très inquiétant que 55.000 jeunes Danois consomment tant de substances addictives qu'ils aient besoin rapidement d'une thérapie. Cela devrait nous pousser à réfléchir et à agir. Pas nécessairement sous la forme d'interdictions et de restrictions. … Il faut toutefois en appeler à tous les responsables - aux jeunes eux-mêmes, aux parents, aux écoles, aux autorités, aux organisateurs de festivals, etc. - à ne pas accepter simplement la situation en constatant avec regret que 'les jeunes Danois sont toujours à se bourrer la gueule'." (06.07.2012)

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COULEURS LOCALES

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

En vérité, les Allemands adorent les Suisses

Le Conseil fédéral suisse a documenté dans un rapport complet les répercussions de la liberté de circulation des personnes et de l'immigration en Suisse. D'après celui-ci, la population suisse augmente chaque année d'environ 80.000 personnes. Dans le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung, le conseiller en recrutement allemand Christoph Zeiss vivant en Suisse demande aux Helvètes d'être indulgents vis-à-vis de ses compatriotes : "Nous aimons les Suisses au plus profond de notre cœur. Nous les trouvons aussi mignons car leur accent est amusant mais nous ne faisons pas que les apprécier, nous les respectons aussi, et je le dis de bonne foi. … Nombreux sont les Suisses qui pensent que les Allemands ne les aiment pas, sont arrogants, qu'ils se comportent comme ceux qui se croient supérieurs par rapport à ceux qui seraient inférieurs. Je crois que c'est beaucoup plus simple. Les Allemands aiment les Suisses. Ils aimeraient leur ressembler un peu mais ils n'y arrivent pas. Et parce que cela les frustre, ils se comportent parfois comme ils ne le souhaitent pas au fond d'eux-mêmes. C'est compliqué ? Oui. Typiquement allemand ? Hé oui. Mais avant tout, ils aiment vraiment les Suisses." (06.07.2012)

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