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Revue de Presse | 09.07.2012

 

À LA UNE

Amitié européenne malgré la crise

Malgré leurs différences concernant la crise de l'euro, Merkel et Hollande se sont montrés unis. (© AP/dapd)

 

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont célébré dimanche dans la cathédrale de Reims le cinquantenaire de la réconciliation franco-allemande. Les commentateurs soulignent que l'amitié ne doit pas seulement revêtir un caractère symbolique, ils misent aussi avant tout sur le leadership de Merkel dans la crise européenne.

Delo - Slovénie

La réconciliation est plus qu'un symbole

Par temps de crise, la réconciliation franco-allemande ne devait pas uniquement être considérée sur le plan symbolique, estime le quotidien de centre-gauche Delo, tout comme au sommet européen des ministres des Finances de ce lundi : "Le problème, c'est que les mesures de l'UE n'ont jusqu'à présent pas résolu la crise, mais l'ont encore renforcée. Personne n'ose évoquer où se trouve la limite signifiant le début de la fin de l'union monétaire qu'il ne faut pas franchir. Trouver l'issue de la crise est devenu entre-temps la seule chose dont s'occupe l'Union. Mais il ne s'agit pas uniquement d'une crise de la dette, d'une crise financière ou d'une crise bancaire, mais d'une véritable crise politique de l'Europe qui ébranle l'équilibre du Vieux Continent. Et au beau milieu de cette crise tombent les festivités du cinquantenaire de la réconciliation franco-allemande considérée comme le fondement de l'UE. Il faudrait considérer les acquis des dernières années au-delà de leur valeur symbolique. ... Un demi-siècle après la messe de réconciliation à laquelle avaient participé Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, l'Europe est de nouveau confrontée à des défis historiques." (09.07.2012)

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Le Figaro - France

François Hollande a besoin d'Angela Merkel

Après les cérémonies à Reims et les grands discours, Angela Merkel et François Hollande doivent passer à l'action, réclame le quotidien conservateur Le Figaro : "Hollande et Merkel pourront mettre leurs pas dans ceux de leurs illustres prédécesseurs, qui, à Reims ou à Verdun, ou bien sur les plages du Débarquement, ont célébré l'amitié retrouvée entre Français et Allemands. Beaucoup a été écrit ces dernières semaines sur leurs désaccords et sur la distance qui se serait installée entre Paris et Berlin. Le sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin a toutefois remis les choses à leur place. Chacun y a mis du sien et l'Europe s'est remise à avancer. François Hollande aura bientôt besoin d'Angela Merkel s'il veut tirer la France vers le haut. Sans une plus grande intégration européenne, notre économie est condamnée au déclin, n'en déplaise aux antimondialistes et autres «non-istes» de gauche. Encore faudra-t-il que la France d'Hollande se lance dans les réformes que tous nos partenaires attendent de nous." (09.07.2012)

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Corriere della Sera - Italie

Le sauvetage de l'euro est une question de timing

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande visent certes le même objectif, à savoir le sauvetage de l'euro, mais avec des priorités différentes, analyse le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera qui place son espoir dans le leadership de Merkel : "Au-delà de la question des deux vitesses, la zone euro souffre de deux calendriers différents. Mais malheureusement, un calendrier de cure inapproprié peut engendrer la mort du patient. Lors du dernier sommet de l'UE à Bruxelles, une brèche a été ouverte. On a rapproché les deux calendriers et un grand pas en avant a été fait, d'autres sont nécessaires. Angela Merkel endosse un rôle décisif. Après le sommet, on a dit qu'elle a 'trop cédé'…. En même temps, elle et sa politique européenne recueillent de meilleurs scores dans les sondages. Une contradiction ? Non, plutôt une revendication de confiance en faveur d'un leadership, d'une prévoyance politique et d'une habileté diplomatique que Merkel n'a pas toujours eus et dont on a tant besoin pour harmoniser les deux calendriers afin d'éviter qu'ils ne finissent dans la poubelle de l'histoire." (09.07.2012)

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POLITIQUE

taz - Allemagne

Les économistes en conflit se démasquent

Près de 300 économistes allemands s'affrontent actuellement publiquement sur la question de savoir si la zone euro doit venir à la rescousse des banques moribondes. Le quotidien de gauche taz se réjouit que l'expertocratie soit enfin démythifiée et que leurs esclaves dont fait partie la politique allemande soient libérés : "Finie l'image que les économistes aiment se forger d'eux-mêmes de scientifiques pratiquant une sorte de science naturelle annonçant des 'vérités'. ... C'est ainsi qu'une évidence se fait jour qu'on a toujours voulu cacher derrière toutes ses formules mathématiques et l'objectivité apparente des lois de la nature : les théories macroéconomiques sont toujours guidées par des intérêts. Elles font partie de la lutte pour le pouvoir et la répartition des revenus. ... Pour la politique aussi, il est salutaire de voir que les économistes sont au centre d'une grande dispute. Car jusqu'à présent, on a trop misé sur l'expertocratie. Mais si celle-ci ne peut manifestement pas fournir des 'vérités', la primauté revient au politique." (09.07.2012)

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Ependytis - Grèce

La troïka doit reconnaître la souffrance des Grecs

En Grèce, le taux de suicide augmente de manière dramatique. Selon les données des secours grecs, on a enregistré en juin rien que dans la banlieue d'Athènes, 350 tentatives de suicide dont 50 ont été fatales. Lors de la mise en œuvre de la politique d'austérité stricte, il faut tenir compte de cette statistique du désespoir, demande le journal économique Ependytis : "Les représentants de la troïka viennent en Grèce avec leurs agendas précis, leurs classeurs bien rangés, leurs statistiques parfaites et leurs critères non négociables qui condamneront d'une manière générale, c'est certain, la performance du pays. Quelqu'un leur montrera-t-il les statistiques du désespoir ? … Une négociation ou une renégociation [avec les créanciers] n'a pas la moindre valeur si elle n'est pas faite pour les individus. Il faudrait rappeler les fondements de cet humanisme aux gouvernements européens qui se présentent comme les garants des valeurs humanistes qui se sont consolidées sur ce continent. La montagne de dettes, le déficit, les emprunts n'auront plus aucune valeur si l'âme du 'patient grec' sombre dans le désespoir." (08.07.2012)

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Der Standard - Autriche

Schäuble serait le meilleur chef de l'Eurogroupe

Lors de la rencontre des ministres européens des Finances ce lundi, un compromis pourrait être trouvé concernant la succession de Jean-Claude Juncker pour diriger l'Eurogroupe. D'après les médias se profile un modèle de rotation où le ministre des Finances français Pierre Moscovici et son homologue allemand Wolfgang Schäuble se partageraient la fonction. Pour le quotidien de centre-gauche Der Standard, Schäuble est le meilleur candidat : "Certes, certains partenaires avaient des doutes depuis le début. D'après eux, le ministre des Finances le plus puissant dans la zone euro, décidant de l'existence ou non du plan de sauvetage, ne peut pas en même se trouver à sa tête. Mais il était tout aussi certain que ce serait la France, la deuxième économie dans la zone euro, qui fera pencher la balance. ... Les 'petits' sont en règle générale les meilleurs négociateurs, ils ont moins de pouvoir. Mais il faut dire que jusqu'à présent, personne n'a présenté une alternative à la présidence de Schäuble. L'Européen allemand originaire de Fribourg serait un excellent choix, en quelque sorte une preuve physique que l'Allemagne assume pleinement l'euro." (09.07.2012)

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Hotnews - Roumanie

Aucun espoir pour la démocratie en Roumanie

Après que vendredi le Parlement roumain a pris la décision de destituer le président Traian Băsescu, les voix critiques de l'Europe et des Etats-Unis se sont fait entendre. Ainsi, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a remis en question l'intégration de la Roumanie dans l'UE. Le portail d'information Hotnews fait état de ses craintes : "L'Allemagne a exprimé une frustration bien connue de la vieille Europe : la Roumanie n'était déjà pas apte à adhérer à l'UE en 2007 et elle ne mérite pas en 2012 de rester dans le club. … Le 6 juillet, ce n'est pas seulement Traian Băsescu qui a été suspendu. L' [union au gouvernement] USL a fait dérailler la Roumanie de l'orbite occidentale et a supprimé tout espoir d'avenir démocratique pour le pays. … Tout investisseur sensé, toute banque sérieuse va y réfléchir à deux fois avant d'investir son argent dans un pays aussi imprévisible et instable. … Les règles du jeu fondamentales changent en l'espace d'une nuit, les décisions juridiques sont ignorées et les grandes entreprises risquent, comme cela a été le cas entre 2000 et 2004, de passer sous contrôle de certains petits groupes. … Bruxelles pourra-t-elle cette fois-ci nous sauver ?" (09.07.2012)

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Politiken - Danemark

La stabilité des Balkans dépend de la Serbie

Le Premier ministre serbe Ivica Dačić entend coopérer étroitement avec le nouveau président et ex-ultra nationaliste Tomislav Nikolić. Le quotidien de centre-gauche Politiken craint que l'UE soit obligée de traverser une période agitée en Serbie et au Kosovo : "Le nouveau tandem veut devenir membre de l'UE et parallèlement rétablir la souveraineté serbe au Kosovo. Cela ne peut pas se passer sans heurts et va représenter l'un des grands défis de l'UE. … Que la Serbie et le Kosovo deviennent membres de l'UE est dans ces conditions une perspective plus lointaine. On peut toutefois pendant ce temps, faire beaucoup pour encourager la collaboration régionale. Car la Serbie est un pays décisif pour la stabilité dans les Balkans et pour diriger, de manière fiable, toute une région en direction de l'Europe." (09.07.2012)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

La Libye doit prendre en compte ses régions

Les premières élections législatives libres, moins d'un an après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi, ont eu lieu samedi en Libye. Les libéraux de l'Alliance des forces nationales du chef du gouvernement provisoire, Mahmoud Jibril, affichent un net avantage. Le nouveau gouvernement doit en tout cas prendre à son bord les fédéralistes de l'Est du pays, analyse le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Il se peut que la participation aux élections soit d'environ 60 pour cent, ce qui semble un chiffre appréciable au regard du boycott et des perturbations causées à l'Est. Toutefois il n'est pas sûr que le Congrès général national élu samedi accepte la restriction de ses compétences qui lui a été imposée. Que désormais ce Congrès ou un autre comité se confirme comme garant de la Constitution, il n'y aura pas d'autre issue pour la nouvelle Libye que de prendre en compte les intérêts régionaux. Les 'fédéralistes' de Cyrenaïque contrôlent les quatre cinquièmes de tous les puits de pétrole libyens et ils n'envisagent pas de lâcher ces gages si rapidement." (09.07.2012)

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ÉCONOMIE

Cinco Días - Espagne

Un échec du sauvetage bancaire emportera l'Espagne

Peu après que l'Espagne a demandé officiellement des aides pour sauver ses banques, les ministres des Finances de l'Eurogroupe doivent se démener ce lundi pour que ce sauvetage bancaire réussisse, analyse le journal économique Cinco Días : "Cela fait un mois aujourd'hui que l'Espagne a confirmé à l'Eurogroupe, c'est-à-dire aux ministres de l'Economie de la zone euro, qu'elle demanderait de l'aide pour recapitaliser une partie des banques du pays. Quatre semaines se sont écoulées qui n'ont servi qu'à confirmer les craintes du gouvernement espagnol. En effet, si l'opération n'est pas effectuée correctement, la partie du secteur privé la moins bien gérée pèsera trop lourd pour l'Etat qui aura alors besoin que son économie entière soit secourue. … Si [la rencontre d'aujourd'hui] ne devait pas suffire à rompre le cercle vicieux, ou du moins si les marchés l'interprètent ainsi, les chances de réussite de la première expérience d'un sauvetage bancaire dans la zone euro sont bien minces." (09.07.2012)

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Rzeczpospolita - Pologne

L'autonomie des banques polonaises en danger

Selon un rapport du magazine Der Spiegel, la Banque centrale européenne refuse les propositions de la Commission européenne sur les futures obligations de l'Autorité bancaire européenne (ABE) dont l'introduction est actuellement discutée. Bruxelles demande que l'ABE surveille les 27 pays de l'UE. Le quotidien conservateur Rzeczpospolita considère que l'autonomie des banques polonaises est en danger : "Une grande partie du secteur bancaire polonais dépend des banques étrangères. Si une autorité bancaire pour l'Europe tout entière fait son apparition, cette dernière se concentrera sur la situation des sociétés mères et non sur les filiales dans les pays situés à la périphérie [de l'UE]. Une telle autorité facilitera toutefois l'introduction d'engagements pour la formation de capital et ils s'appliqueront au groupe tout entier et non pas aux banques individuelles qui agiront dans le cadre de ce groupe. Cela aura pour conséquence que le capital polonais sera utilisé à sauver les sociétés mères en difficulté." (09.07.2012)

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SOCIÉTÉ

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La cupidité de Londres menace la paix sociale

Les Jeux olympiques à Londres vont commencer dans trois semaines. Si l'on considère le capitalisme de marché débridé qui règne dans la capitale britannique, il n'y à pas de quoi se réjouir, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Elle représente un havre sûr pour les riches des pays méridionaux à l'économie chancelante qui investissent leur argent dans l'immobilier. … Le maire Boris Johnson … a même invité les Français qui souhaitent échapper à la politique socialiste aux taux fiscaux élevés du nouveau président François Hollande à venir s'y installer. … Depuis le 'big bang' de la grande libéralisation boursière du milieu des années 80, la ville est devenue le symbole d'un capitalisme du marché financier débridé. C'est ici même qu'ont été créés les valeurs toxiques et les dérivés qui ont amené le monde au bord du gouffre économique. … Nul besoin de beaucoup d'imagination pour envisager que les mouvements de protestation de la jeunesse qui ont ébranlé la ville l'été dernier puissent se reproduire à tout moment. Cela pourrait également assombrir l'ambiance des festivités olympiques." (09.07.2012)

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MÉDIAS

De Volkskrant - Pays-Bas

Une émission télévisée exploite des enfants

La société de production TV Talpa prévoit un show télévisé pendant lequel des enfants doivent choisir eux-mêmes leur famille d'accueil. La société entend intervenir ainsi pour alerter sur le manque criant de familles d'accueil. Pour le quotidien de centre-gauche De Volkskrant cette idée est absurde : "Nombreux sont ceux qui veulent à tout prix être vus à la télé, même s'ils sont perclus de douleur ou s'ils sont impliqués dans une affaire de divorce dramatique. Pour beaucoup d'autres, un tel souhait est inconcevable. Mais les adultes sont libres de leurs choix, même s'ils ne peuvent pas toujours mesurer l'ampleur des conséquences. Ici, le personnage principal est un enfant qui ne peut plus vivre chez lui. Il faut protéger sa sphère privée même s'il veut bien participer. Il est également douteux que l'enfant puisse choisir parmi trois familles d'accueil. Il est bien d'associer un enfant aux décisions qui le concernent, mais en fin de compte, le choix de la famille la plus adaptée doit revenir aux experts. L'idée est absurde d'exploiter des enfants dans une compétition du même style que des émissions de téléréalité telles que 'L'amour est dans le pré', 'A la recherche de Zorro' ou 'Le prochain mannequin vedette de la Hollande'." (09.07.2012)

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SPORT

Lidové noviny - République tchèque

Federer, une légende vivante

Roger Federer a gagné dimanche pour la septième fois le tournoi de tennis de Wimbledon. Le Suisse a battu l' Ecossais Andy Murray en quatre sets. Murray était le premier Britannique depuis 1938 à être parvenu en finale du simple messieurs. Le quotidien conservateur Lidové noviny admire le retour de Federer : "Qui n'aurait pas souhaité qu'Andy Murray remporte un grand titre ? En plus chez lui à Wimbledon où ses compatriotes depuis 76 ans attendent une victoire britannique. Toutefois, les unes des journaux montrent une fois encore Federer tout souriant. … Ils n'étaient pas nombreux à imaginer qu'il pourrait gagner une fois encore. Il a plus de 30 ans. Les plus jeunes semblent avoir un jeu plus rapide, plus fort et plus précis. Mais Federer ne s'est pas montré vaincu. Il a montré à tous qu'il est la plus grande légende du tennis de toute une époque. Murray offrira un jour aux Britanniques une victoire à Wimbledon. Le match d'hier toutefois appartenait à Federer, comme la marque de son exploit historique." (09.07.2012)

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