Suite au feu vert accordé jeudi par le Bundestag, la voie est libre pour le programme de sauvetage des banques espagnoles. Une goutte d'eau dans la mer, estime le quotidien libéral Corriere del Ticino, sceptique, car le problème principal, les primes de risque élevées des obligations d'Etat, n'est pas résolu, pas même pour le deuxième candidat vacillant, l'Italie : "Les programmes d'austérité décidés par les gouvernements de Madrid et de Rome n'ont pas diminué les coûts à supporter par ces pays pour s'approvisionner en argent frais sur le marché financier. Pire encore, la fuite des investisseurs vers des havres plus sûrs se poursuit, comme l'ont montré les intérêts devenus même négatifs des emprunts à court terme de l'Allemagne, de la Finlande et de l'Autriche. Cela confirme la crédibilité dérisoire des décisions prises lors du dernier sommet de crise de l'euro. … Sans le nouveau fonds de sauvetage, l'été risque de devenir embarrassant pour l'Espagne et l'Italie. Elles ne pourront se retourner que vers la centaine de milliards mise à disposition dans le cadre de l'ancien fonds de sauvetage FESF, une somme ridicule qui n'impressionnera pas vraiment les spéculateurs." (20.07.2012)
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