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Revue de Presse | 30.07.2012

 

À LA UNE

Băsescu échappe à la destitution

Avec l'échec du référendum, Băsescu peut conserver son poste jusqu'en 2014. (© AP/dapd)

 

En Roumanie, le référendum du gouvernement sur la destitution du président Traian Băsescu dimanche a échoué en raison d'une participation électorale insuffisante. Selon la commission électorale, à peine 46 pour cent seulement des quelque 18 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes. Toutefois, Băsescu ne peut considérer ce résultat comme une victoire, estiment les analystes, qui demandent qu'une chance soit donnée à de nouveaux politiques plus crédibles.

Dilema Veche - Roumanie

Il faut une nouvelle culture politique en Roumanie

Selon les informations de la commission électorale, environ 46 pour cent des Roumains ont participé au référendum. Le quorum nécessaire ne serait donc pas atteint, et Băsescu pourrait conserver son poste. Toutefois, le problème ces dernières semaines n'est pas Băsescu, mais la culture politique du pays, estime l'hebdomadaire Dilema Veche : "Traian Băsescu ne savait pas comment il devait se comporter à son poste de président. Et pourtant, il n'y a pas eu de preuve qu'il aurait gravement enfreint la Constitution. En revanche, le gouvernement et la majorité des parlementaires ont quant à eux violé les principes de l'Etat de droit. … Ce référendum n'était pas un vote pour ou contre Băsescu mais une décision pour ou contre une vie respectant les règles de la démocratie. Quel que soit le résultat final, il est certain que nous avons besoin de nouveaux politiques qui respectent les institutions. Mais ils se font encore attendre. D'ici là, la crise se poursuivra et nous nous perdrons en grandes conjectures au lieu de voir les faits : nous avons un problème avec notre culture politique." (30.07.2012)

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Deutsche Welle - Allemagne

Băsescu devrait tout de même démissionner

Le chef de l'Etat roumain conservera vraisemblablement son poste parce qu'un nombre insuffisant d'électeurs a participé au référendum sur sa destitution. Mais 80 pour cent environ des votants se sont exprimés contre Băsescu. Celui-ci devrait ouvrir la voie à des élections présidentielles anticipées, estime Robert Schwarz sur le portail en ligne de la Deutsche Welle : "L'ancien chef de l'Etat retrouve son palais, mais contrairement au référendum de 2007, son pouvoir est affaibli. Une collaboration avec le gouvernement social-libéral est pratiquement impossible. … Une poursuite de la crise politique entraînerait la Roumanie dans un dangereux tourbillon, dont même le vieux loup de mer Băsescu ne pourrait sortir. … Pour que le pays puisse naviguer de nouveau en eaux calmes, il ne reste pratiquement plus à Băsescu qu'une seule possibilité : démissionner victorieux et céder la place à des élections présidentielles anticipées à l'automne 2012, en même temps que les élections législatives prévues. Il est grand temps que les vieux clans politiques de la Roumanie s'en aillent. … Une vraie chance doit être données aux politiques jeunes et crédibles, pour que la démocratie et les valeurs européennes continuent d'exister après la comédie absurde de cet été." (30.07.2012)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Le choix entre la peste et le choléra

Avant le référendum, le président Traian Băsescu avait appelé les Roumains à boycotter le scrutin. Le fait que cette manœuvre porte fruits et que la participation reste inférieure aux 50 pour cent requis ne peut toutefois pas être considéré comme un plébiscite en faveur du chef de l'Etat encore en poste, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Si Băsescu devait garder ses fonctions grâce à l'échec du référendum, il ne pourrait toutefois pas considérer cela comme une victoire personnelle. Une grande partie de la population se trouvait face à un dilemme : se positionner en faveur du chef de l'Etat, qui a pratiquement perdu tout son crédit, ou suivre la requête d'un gouvernement qui a nui pour longtemps à l'image du pays à l'étranger en quelques semaines seulement. Pour beaucoup, il ne restait qu'à décider lequel était le moindre mal." (30.07.2012)

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Corriere della Sera - Italie

Bucarest se met à l'écart de l'Europe

La lutte de pouvoir entre le gouvernement et le président nuit gravement à la Roumanie, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "La crédibilité démocratique de la Roumanie a souffert. … Bucarest vit l'une des crises institutionnelles les plus sévères depuis la chute de la dictature de Ceauşescu en 1989. Elle aura des répercussions durables pour la stabilité politique et économique du pays. Cette crise arrive à un moment où le pays s'efforce d'obtenir des crédits d'urgence supplémentaires auprès du Fonds monétaire international. Mais une nation qui méprise les règles démocratiques peut vite se retrouver dans un no man's land, exclue de l'UE et fuie par les investisseurs internationaux. Si l'on observe la Hongrie voisine, où Viktor Orbán est de plus en plus intolérant envers les institutions démocratiques, on constate clairement que l'élargissement à l'Est de l'UE a laissé de nombreux problèmes irrésolus." (30.07.2012)

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POLITIQUE

Večer - Slovénie

Syrie : le tango sanglant de la communauté internationale

Les troupes du régime syrien ont renforcé ce week-end leur offensive contre la capitale économique Alep. D'après les estimations de la Croix rouge et du Croissant rouge, quelque 200.000 personnes auraient fui la ville. Le quotidien conservateur Večer critique l'inaction de la communauté internationale : "Les intérêts géostratégiques les plus divers touchent la Syrie, de sorte que personne ne tient rigueur aux autres. Le monde occidental n'en veut pas à la Russie et à la Chine, qui bloquent au Conseil de sécurité de l'ONU toute résolution qui affecterait un minimum le régime d'Al-Assad, ni à Israël, la seule puissance nucléaire de la région, car le pays conserve visiblement un atout dans sa manche pour éventuellement attaquer l'Iran. Les pays arabes les plus puissants ne tiennent rigueur à personne non plus, car ils ne veulent pas prendre le risque d'un conflit entre les sunnites menés par l'Arabie saoudite et les chiites soutenus par l'Iran. … Le sang coulera encore beaucoup, mais les grands acteurs de la scène politique internationale continueront de danser leur tango sanglant. Et personne ne leur demandera le prix que la Syrie a dû payer." (30.07.2012)

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El Mundo - Espagne

Merkel est prête à sacrifier la Grèce

Le ministre de l'Economie allemand Philipp Rösler a de nouveau mentionné samedi sur les ondes une éventuelle sortie de la zone euro par la Grèce. Le quotidien conservateur El Mundo y voit un tournant dans la politique allemande : "Merkel semble changer de stratégie en gardant un principe : l'Espagne et l'Italie doivent être protégées pour empêcher la mort de la monnaie unique. On peut reconnaître un changement politique depuis que [le ministre espagnol de l'Economie] de Guindos et [le ministre allemand des Finances allemand] Schäuble se sont rencontrés mardi. Ont suivi des messages clairs en faveur de la protection de l'euro, d'abord de la part de Draghi, suivis par ceux de Merkel et de Hollande, et finalement hier de Juncker, le président de l'Eurogroupe. … Le changement de cap pourrait causer des dommages indirects. Merkel entend rejeter la Grèce de la zone euro parce que l'on est convaincu en Allemagne que le manque de confiance vis-à-vis de la monnaie unique persistera tant que la Grèce y restera. … Ces jours-ci, on érige un mur de protection afin qu'un rejet de la Grèce ne nuise ni à l'Espagne ou à l'Italie, ni à l'UE tout entière." (30.07.2012)

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Der Tagesspiegel - Allemagne

Proposition naïve de traité sur l'armement

La conférence de l'ONU pour un premier traité mondial sur le commerce des armes conventionnelles a échoué, les négociations se sont terminées vendredi soir à New York sans résultat. Le quotidien de centre-gauche Tagesspiegel n'est pas déçu car "le traité aurait mis en œuvre à l'échelle mondiale et assez rapidement des standards moins stricts que ceux qui prévalent en Europe. Les standards européens sont pour leur part encore moins stricts que les standards allemands. Au nom de l'égalité des conditions de concurrence, l'industrie de l'armement aurait, par ce traité, fait pression tôt ou tard sur les directives relativement sévères ici en Allemagne, qui auraient été assouplies assez vite. … Le traité au centre des débats souffre en outre fondamentalement d'une représentation trop naïve des possibilités de contrôle efficace. Aurait-il empêché que le fou de Denver puisse obtenir tant d'armes ? Non car l'image nationale que se font les Américains d'eux-mêmes s'y oppose. Aurait-il empêché que des armes libyennes soient transmises aux rebelles et criminels aussi dans les pays voisins ? Non car le contrôle sous-entend un Etat qui fonctionne correctement, un Etat qui compte son armement et contrôle le commerce qui en est fait." (30.07.2012)

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RÉFLEXIONS

Respekt - République tchèque

Marek Švehla sur les Tchèques et les Slovaques 20 ans après leur séparation

Des politiques de République Tchèque et de Slovaquie ont commémoré dimanche la division de la Tchécoslovaquie il y a 20 ans, à l'occasion d'une fête commune au pied de la montagne qui sépare les deux pays, la Velká Javořina dans les Carpates. Dans l'hebdomadaire libéral Respekt, Marek Švehla en décrit les conséquences du point de vue tchèque : "La fin de la Tchécoslovaquie avait, d'un large point de vue historique, quelque chose de logique. La chute de l'Autriche-Hongrie et l'expulsion des Allemands l'avaient précédée. Les Tchèques pouvaient ainsi viser une souveraineté espérée qui a toutefois de nombreuses faiblesses. … Hormis les discours sur la bonne entente avec les Slovaques, les deux pays poursuivent, en politique étrangère, des voies différentes. Alors que la Slovaquie s'est fortement liée au sort de la zone euro, les Tchèques ne croient pas en leurs alliés, ils vivent avec le sentiment qu'ils sont uniques et surestiment leurs capacités. Cela montre qu'ils ne sont pas encore passés à l'âge adulte." (30.07.2012)

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Népszabadság - Hongrie

Ákos Szilágyi sur la théâtralisation de la politique

La politique actuelle est réduite à un spectacle pour les citoyens, critique le poète et essayiste Ákos Szilágyi dans le quotidien de centre-gauche Népszabadság : "L'humanité tout entière tout comme la communauté politique et les nations modernes représentent aujourd'hui un public de théâtre. Cela crée ce que l'on appelle une théâtrocratie qui a particulièrement été méprisée par Platon à son époque : le pouvoir du public de théâtre. Les démocraties de masse actuelles prennent sans nul doute la même tendance. La politique considère les citoyens uniquement comme des spectateurs qu'il faut séduire. Pour la politique, les applaudissements du public sont primordiaux et le public de son côté applaudit principalement les productions les plus ordinaires. Dans la 'société du spectacle' (Guy Debord) d'aujourd'hui, la politique transforme chaque lieu et chaque situation en une pièce de théâtre, que ce soit une conférence de presse ennuyeuse ou une interview en studio rébarbative : même les politiques sages ont tendance aujourd'hui à faire de leurs apparitions des événements inoubliables, lors de conférences de presse et dans les studios de télévision, mettant en scène des spectacles dramatiques, des intermèdes improvisés, pantomimes à l'appui." (30.07.2012)

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ÉCONOMIE

TVXS - Grèce

Des privatisations implacables en Grèce

Le gouvernement grec a décidé la privatisation partielle et le démantèlement de la banque publique en mauvaise passe ATE, la Banque Agricole de Grèce. C'est ce qu'a annoncé la banque centrale grecque vendredi. Les pertes de la banque passent donc sous contrôle de l'Etat et la Banque du Pirée en absorbe la partie saine. Le portail en ligne tvxs critique cette décision : "De quelle manière et par quelles instances la scission de la banque ATE en bonne et mauvaise moitiés a-t-elle été statuée ? Tout cela se base sur quels critères, sur quels rapports ? Quand le Parlement en a-t-il été informé ? … Cette décision hâtive de liquider la banque ATE a une signification pratique et porte un message, elle montre comment les mesures sont prises pour protéger le capital propre des banques et la fortune de l'élite politique. … La classe au pouvoir envoie le message à ses chefs à l'étranger et aux citoyens grecs qu'elle poursuivra la restructuration par la force au profit du parasitage, sans aucune hésitation et à la limite de la légalité formelle." (29.07.2012)

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Les Echos - France

Les panneaux solaires chinois secouent le marché

Plusieurs fabricants du secteur des technologies solaires ont mis sur pied jeudi l'initiative EU ProSun et déposé une plainte antidumping contre les producteurs chinois auprès de la Commission européenne. Toutefois la baisse des prix de moitié en 2011 en Europe provoquée par les installations solaires chinoises n'a pas que des inconvénients, estime le journal économique libéral Les Echos : "Dans une industrie des énergies renouvelables qui, c'est un euphémisme, n'a pas encore apporté la preuve de sa rentabilité, la déferlante chinoise a tout simplement le mérite de crédibiliser à terme l'énergie tirée du soleil. Sous l'effet de la baisse des prix des panneaux, il n'est plus très loin le temps où les fermes solaires atteindront des coûts de production voisins des centrales thermiques ou nucléaires. On constate déjà un vrai décollage de l'énergie photovoltaïque aux Etats-Unis, au point que les industriels se sont inquiétés de l'initiative antidumping de Barack Obama qui menace de ralentir la croissance de la demande. L'Europe, qui a pour objectif d'en remontrer au monde entier en matière de lutte contre les émissions de CO2, est encore plus concernée. Surtout à un moment où l'ensemble des pays sont confrontés à une disette budgétaire qui les conduit à revoir à la baisse les subventions sans lesquelles le photovoltaïque ne peut se déployer. Entre une énergie renouvelable moins chère et le sauvetage d'industriels locaux, il faudra choisir." (30.07.2012)

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SOCIÉTÉ

Duma - Bulgarie

La catastrophe sociale menace la Bulgarie

Plus de 600.000 ménages bulgares vivent avec moins de 100 euros par mois par personne, a annoncé le syndicat KNSB dimanche. Sur fond d'inflation et de chômage, le quotidien Douma voit une catastrophe sociale guetter la Bulgarie si le gouvernement n'entreprend rien immédiatement : "La catastrophe se profile à l'horizon car cet hiver les ménages devront dépenser davantage pour la nourriture, le chauffage et les vêtements. Cela augmentera le nombre de personnes qui désespèrent et qui ne voient plus aucune issue à leur situation. … Les mesures d'austérité du gouvernement bulgare qui font bon effet sur le papier peuvent réjouir le ministre des Finances Djankov mais elles n'apportent aucune sécurité pour l'avenir. La seule solution est d'augmenter les salaires, de créer des emplois et d'instaurer des mesures luttant contre l'inflation et l'augmentation du coût de la vie. … Pour cela on a toutefois besoin d'un Etat et d'un gouvernement qui soient prêts à faire quelque chose pour leur peuple." (30.07.2012)

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Der Standard - Autriche

Deux poids deux mesures pour les meurtres en série

Suite à la tuerie qui a eu lieu lors de la première de Batman dans un cinéma de l'Etat américain du Colorado le 20 juillet, le président américain Barack Obama n'a pas critiqué les lois sur le port d'arme ni annoncé des mesures de sécurité renforcées. Si le coupable avait été musulman, les politiques mais aussi les médias auraient réagi différemment, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "A l'instar du tueur norvégien (présumé) Anders Breivik, on essaie ici aussi d'isoler le coupable de la société dans laquelle il vit sans disposer de preuves. Si Holmes [le meurtrier présumé du Colorado] ou Breivik avaient été d'origine arabe, il ne serait jamais venu à l'idée des journalistes de les décrire comme des candidats potentiels à l'internement dans des cliniques psychiatriques. … Ce genre de coupable est aussitôt identifié à la religion et à son peuple d'origine. L'islam tout entier est qualifié de coresponsable, ne serait-ce qu'en demandant aux fonctionnaires islamiques et aux imams de prendre immédiatement leurs distances de toute forme de violence." (30.07.2012)

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Sydsvenskan - Suède

La gauche n'a pas le monopole de la Gay Pride

Mardi marque le début du festival homosexuel de Stockholm. Pendant les célébrations de l'année dernière ainsi que d'autres manifestations du mouvement homosexuel, des extrémistes de gauche avaient importuné et menacé les participants qu'ils jugeaient inacceptables tels que les militaires et les policiers. Le quotidien libéral Sydsvenskan analyse les similitudes entre l'extrême droite et l'extrême gauche dans leur intolérance : "Il y a quelques années, les partisans d'extrême droite représentaient une menace pour ceux qui voulaient s'exprimer librement et afficher leur identité pendant la semaine de la Gay Pride. La nouvelle évolution semble surprenante, mais elle a une logique : l'intolérance unit souvent les extrêmes politiques. Et aujourd'hui, les partisans d'extrême gauche entendent décider qui a le droit d'exprimer sa fierté d'être gay. … [Mais] la fierté - le mouvement aussi bien que l'esprit - n'appartient pas à la gauche. Elle appartient aux individus qui ont lutté et luttent pour leurs droits. Leur orientation politique ne joue aucun rôle là-dedans." (29.07.2012)

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SPORT

The Independent - Royaume-Uni

L'ouverture des JO unit les Britanniques

Le quotidien de centre-gauche The Independent fait l'éloge de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres. La Grande-Bretagne s'est présentée avec légèreté et comme une nation unie : "La cérémonie a été un show pour 'tout le monde', même pour ceux qui ne s'intéressent pas au sport. Même si nos héros sportifs y participaient, elle a été principalement la célébration de notre tradition nationale : ne pas nous prendre trop au sérieux tout en défendant des principes sérieux. … Il n'est pas facile d'organiser un évènement 'pour tout le monde' car on essaie de mettre un peu de tout, et les gens commencent à remarquer ce qui manque. Pas d'Oasis, par exemple, ni The Smiths, ni les Spice Girls. … Néanmoins, la cérémonie a été une joyeuse célébration d'une Grande-Bretagne dans laquelle nous sommes réellement tous ensemble, unissant ainsi une nation de manière à limiter un peu la marge de manœuvre de l'aile réactionnaire du parti Tory. Elle a célébré la Grande-Bretagne moderne, une nation post-impérialiste, encore partiellement en dehors de l'Europe, mais qui se sent étonnamment bien dans cette position." (29.07.2012)

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Polityka Online - Pologne

Les Polonais regardent Londres avec envie

La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques vendredi à Londres a montré que la Grande-Bretagne dispose d'une conscience nationale profonde, écrit Bartek Chaciński du portail d'information de centre-gauche Polityka Online non sans une certaine envie : "Nous avons ressenti à l'occasion de l'Euro 2012 une certaine fierté en tant que pays ayant encore de grands projets et de grandes ambitions. Toutefois nous avons pu voir la fière présentation d'un pays depuis longtemps au centre de la scène internationale dans de nombreux domaines d'activités. [Le réalisateur] Boyle a été capable d'arranger un spectacle complexe et réussi que je commente avec un mélange de honte et d'envie car je ne pouvais le suivre qu'à la télévision. … Il a d'abord mis en scène un décor majestueux avant de passer à des danses de véritables employés du système de santé britannique [qui ont formé le sigle de leur employeur, NHS]. … ' Imagine-toi', m'a dit ma femme, 'en Pologne, ces initiales dans le stade seraient l'abréviation de NFZ [caisse maladie polonaise en faillite]'. Ce faisant, je crois qu'elle a résumé les principales différences entre nos deux pays, qui touchent la continuité de la tradition et la question de savoir comment celle-ci déteint sur la conscience nationale." (30.07.2012)

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