La Grèce a progressé dans ses mesures d'austérité, selon les créditeurs internationaux, mais elle doit poursuivre le cap emprunté. Le rapport de la visite de la troïka à Athènes est attendu pour fin septembre, mais le verdict est pratiquement connu d'avance car une faillite de la Grèce reste taboue, estime l'historien de la culture Thomas van der Dunk dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "A part le chaos, une faillite signifierait aussi que d'autres pays européens ne seraient pas remboursés de l'argent qu'ils ont prêté. Plus important encore, les politiques européens devraient le reconnaître publiquement et concéder qu'ils ont eu tort, Jan-Kees de Jager [le ministre des Finances néerlandais] en tête. Cela serait pour les partisans d'une intégration européenne renforcée une énorme défaite psychologique, apporterait de l'eau au moulin des eurosceptiques populistes, et les électeurs comprendraient aussi qu'ils avaient raison. Ainsi, cette mesure va être retardée autant que faire se peut. Athènes le sait aussi pertinemment. C'est comme pour les généraux de la Première Guerre mondiale : continuer la bataille n'avait plus aucun sens mais il était impossible de l'avouer publiquement car tous les sacrifices auraient été vains. Alors la bataille a continué." (06.08.2012)
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