Tandis que la zone euro se rapproche de la récession, comme l'indiquent les évaluations publiées mardi par l'office statistique européen Eurostat, la France connaît la stagnation et l'Allemagne une faible croissance. Mais pour le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore, ces exceptions ne constituent pas un motif d'optimisme : "Les prévisions ont en partie été démenties. La France, l'Allemagne, le cœur des pays forts, ont certes ralenti mais moins que prévu. … Ces résultats trimestriels dépeignent une zone euro à deux vitesses, pour être plus exact, à deux sens de marche. Tandis que les pays endettés, mais aussi contre toute attente la Finlande, font machine arrière, les autres, parmi lesquels les Pays-Bas, continuent d'avancer, bien que plus lentement qu'auparavant. … Cela ne contredit toutefois pas la thèse selon laquelle la crise des pays périphériques serait en train de s'étendre à toute la zone euro. La tendance au ralentissement, du reste, a été confirmée. En Allemagne notamment, où la croissance économique repose en premier lieu sur la logique mathématique du PIB : tant que les exportations chutent plus lentement que les importations, la croissance se maintient." (15.08.2012)
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