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Revue de Presse | 20.08.2012

 

À LA UNE

Indignation après le verdict contre Pussy Riot

Le verdict contre les activistes a déclenché des rassemblements de protestation dans de nombreuses villes européennes. (© AP/dapd)

 

La sentence prononcée contre le groupe Pussy Riot est sévèrement critiquée dans le monde entier. Un tribunal moscovite a condamné vendredi les trois musiciennes à deux ans de camp chacune pour vandalisme motivé par la haine religieuse. Pour les commentateurs, ce verdict est complètement disproportionné et peut représenter un précédent dangereux.

Irish Examiner - Irlande

Le régime russe conforte son pouvoir

La peine de deux ans de prison prononcée contre le groupe punk Pussy Riot est une nouvelle tentative du président Vladimir Poutine d'asseoir son autorité et son pouvoir, estime le quotidien libéral Irish Examiner : "Vladimir Poutine a fait condamner trois jeunes femmes à deux ans de prison chacune pour avoir mis en scène dans une église une chanson de protestation à son encontre. La juge a estimé cet acte 'blasphématoire'. Il est difficile de comprendre que le fondement du pouvoir de Poutine se base sur les restes du parti communiste soviétique. Car celui-ci était l'un des oppresseur des religions les plus actifs, déterminés et froids de notre temps. Une organisation dont les blasphèmes n'avaient pas d'égal. Mais s'accrocher au pouvoir est toujours et a toujours été la première priorité d'un dictateur et de ses partisans. Ces chanteuses ont été déclarées coupables de vandalisme motivé par la  haine religieuse, et d'avoir offensé les fidèles de l'Eglise orthodoxe russe. Tout cela est peut-être vrai, mais la réponse des autorités russes semble disproportionnée. Les observateurs internationaux y voient la preuve supplémentaire de la répression brutale frappant ceux qui luttent contre la dictature de Poutine." (20.08.2012)

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Berliner Zeitung - Allemagne

Poutine neutralise la société civile russe

Les partisans du groupe Pussy Riot sont une minorité en Russie, car la politique du président Vladimir Poutine conduit à la paralysie de la société civile russe, analyse le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : "Quiconque quitte le pays ne le fait pas en premier lieu parce qu'il peut s'exprimer librement à Munich ou à Amsterdam. Il part parce qu'il fait plus confiance à l'étranger pour son développement et que la sécurité juridique dont il dispose là-bas est plus importante que dans sa patrie. Ceux qui émigrent pourraient moderniser le pays, mais il faudrait pour cela qu'ils soient entendus. Pour l'appareil étatique de Poutine, une critique équivaut à une attaque. Poutine s'appuie sur ses partisans fidèles, à qui il manque toutefois une volonté de développement. Ils veulent la stabilité sans grand changement et c'est ce qu'il leur offre. Mais pour la Russie dans son ensemble, cette sorte de stabilité représente déjà ce qu'elle représentait à la fin de son deuxième mandat de président de 2004 à 2008 : la paralysie." (20.08.2012)

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Blog Aktuálně.cz - République tchèque

Un signal négatif pour la société civile russe

Le verdict sévère contre les membres du groupe punk Pussy Riot ne présage rien de bon pour le développement de la Russie, analyse le spécialiste de la Russie Jiří Just dans son blog hébergé par le portail d'information Aktuálně.cz : "Le système russe peut être satisfait. Il a vaincu les femmes et indirectement ceux qui étaient mécontents de ce système. Et ce de manière très élégante. La juge a exclu le motif politique et a infligé une peine de prison de deux ans pour incitation à la haine religieuse. C'est censé signifier qu'il n'y a pas de prisonniers politiques en Russie. Cette sentence pourrait servir de précédent. La faiblesse momentanée du Kremlin lors des manifestations massives l'hiver dernier semble être surmontée. Il ne reste rien des promesses d'une plus grande pluralité. Les faucons du Kremlin commencent à agir. … Avec le procès de Pussy Riot, le Kremlin toutefois a perdu sur toute la ligne quant à son image à l'étranger. … Il a montré qu'il perdait jusqu'à sa dernière once de flexibilité politique. C'est un très mauvais signal pour la société civile russe." (20.08.2012)

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24 Chasa - Bulgarie

Les Pussy Riot, symbole d'une nouvelle culture de la protestation

Les activistes de Pussy Riot sont à l'avant-garde d'une nouvelle culture de protestation adaptée à l'ère de l'information, analyse l'anthropologue de la culture Ivaïlo Ditchev dans le quotidien 24 Chasa : "Pouvez-vous imaginer Soljenitsyne et Sakharov dansant et chantant ? Pas vraiment. De nos jours, les dissidents misent sur l'esthétique. Pour eux, il ne s'agit pas seulement de dire aux tyrans leurs quatre vérités en face. Ils veulent attirer l'attention autant que possible, en produisant des vidéos virales sur Internet. Le côté théâtral a largement évincé l'aspect idéologique. Les nouveaux indignés prêtent bien plus d'importance à leur apparence extérieure. Ils font des blagues et filment chacun de leur pas plutôt que de discuter de préceptes, de choisir des chefs de file et de lire Marx et Marcuse. … Je m'explique cette modification de la culture de protestation par la libéralisation des médias. L'univers de la restriction de l'information s'est transformé en un univers d'excès de sollicitations. Actuellement, pour attirer sur soi l'attention des consommateurs mondiaux, il faut dépasser les frontières et secouer la conscience sociale." (18.08.2012)

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POLITIQUE

Trouw - Pays-Bas

Assange n'est pas un réfugié politique

Le conflit diplomatique relatif à l'extradition de Julian Assange s'envenime. Le cofondateur de Wikileaks s'est plaint dimanche à Londres d'être victime d'une "chasse aux sorcières" orchestrée par le gouvernement américain. Ce n'est pourtant pas un réfugié politique, estime le quotidien social-chrétien Trouw : "On peut très bien imaginer qu'Assange redoute la tenue d'un procès aux Etats-Unis. Le pays ne reculera devant aucun moyen juridique pour le mettre derrière les barreaux, mais il reste un Etat de droit. Et si la peine de mort menaçait Assange, alors son extradition pourrait être refusée si celle-ci était sollicitée par les Américains. Cette règle vaut aussi bien pour la Suède, pays vers lequel Assange doit être extradé, que pour la Grande-Bretagne, où il se trouve actuellement. Assange est honni mais aussi célébré comme le héros de la transparence et du journalisme. Mais tout ce que fait Wikileaks ne peut être justifié sur le plan journalistique. Le site Internet suscite pourtant la sympathie. C'est très bien, mais il ne doit pas être confié à un individu qui se soustrait à une enquête pénale pour agression sexuelle." (20.08.2012)

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Il Sole 24 Ore - Italie

Ne pas sanctionner la Grèce repentante

Selon les informations du magazine allemand Der Spiegel, le rapport intermédiaire de la troïka a évalué les besoins de la Grèce d'ici 2014 à 14 milliards au lieu des 11,5 milliards d'euros prévus jusque-là. Si l'ont débat à nouveau de la sortie du pays de la zone euro, celle-ci aurait néanmoins des conséquences dévastatrices et doit absolument être évitée, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "Pousser la Grèce à quitter la zone euro est la volonté secrète de bien des gouvernements. Ce serait toutefois une erreur. … La Grèce se sacrifie déjà pour ses dettes. Faut-il vraiment sanctionner un pays qui fait preuve de repentir et se montre enclin à s'améliorer ? Quelle union monétaire émergerait alors ? Une union qui demande d'abord des sacrifices et qui refuse ensuite d'apporter de l'aide parce que certains de ses membres le souhaitent par calcul politique purement électoral ? … Economiquement, cela ne tient pas debout non plus. La faillite nationale serait inévitable, de nombreuses banques de la zone euro en pâtiraient, les emprunts d'autres pays se trouveraient alors soumis à une pression encore plus forte aussi bien par peur de la contagion qu'à cause des coûts résultant des mesures d'urgence devant être prises." (20.08.2012)

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Contributors.ro - Roumanie

Laisser les autorités lutter contre la corruption

Le parquet roumain a annoncé que dans le cadre du référendum sur la destitution du chef de l'Etat Traian Băsescu, il y a eu une fraude en raison de falsifications dans l'actualisation des listes électorales. Des écoutes téléphoniques de hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur sont à l'origine de cette enquête, vivement critiquée par l'alliance gouvernementale USL. Sur le site de blogs contributors, l'essayiste Dragos Aligica s'en étonne : "Un tas de politiques, de journalistes et d'intellectuels s'excitent avec hystérie contre le parquet et [l'instance anticorruption] DNA - des institutions qui ne font rien d'autre que leur devoir. Si nous voulons être démocrates et avoir un référendum crédible, alors nous devons sanctionner sans hésiter ceux qui falsifient, confisquent et exploitent les scrutins. … Mais si l'on triche au bac, aux élections, alors il ne faut pas s'indigner et s'étonner de disposer d'une société inculte et d'une politique aussi peu viable que démocratique. … L'attaque du gouvernement contre le parquet et la DNA montre une fois de plus qu'en dépit de ces explications, il n'a rien en commun avec l'Etat de droit, pas même avec la démocratie." (20.08.2012)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Eviter une grande réforme hâtive de l'UE

Après le secrétaire général du parti Sigmar Gabriel et le président du groupe au Bundestag Frank-Walter Steinmeier, un autre membre éminent des sociaux-démocrates allemands du SPD, en la personne de l'ancien ministre des Finances Peer Steinbrück, s'est exprimé la semaine dernière pour une mutualisation des dettes de la zone euro. Mais une grande réforme européenne serait trop difficile à digérer actuellement pour l'Union monétaire, met en garde le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, appelant à plus de patience : "Au-delà de la sphère allemande, on ne trouve pas en effet d'Etats et de peuples européens dans lesquels une grande majorité serait prête à franchir le pas d'une Union d'Etats souverains à un Etat fédéral européen. … Une réforme précipitée restera à l'état d'ébauche. Elle ne ferait qu'amplifier la défiance, surtout si la réforme est promue par l'Allemagne. Il faut donc freiner le débat : les Etats opposés aux réformes doivent en premier lieu indiquer à quoi devra ressembler l'Europe à l'avenir et quelles seront ses compétences. On ne pourra pas répondre à cette question centrale pour l'identité de l'Union européenne sous l'emprise de la panique de la crise - cela mène inévitablement au désastre. Si l'on veut aider l'Europe, il faut cesser de fantasmer sur de grandes solutions." (20.08.2012)

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ÉCONOMIE

Világgazdaság - Hongrie

Les Hongrois ne dépensent pratiquement rien

L'économie hongroise connaît actuellement sa deuxième phase de récession en quatre ans. Le PIB s'est contracté de 0,2 pour cent au deuxième trimestre 2012. En raison de la baisse du pouvoir d'achat, il n'est pas étonnant que même les produits bon marché se vendent difficilement, estime le journal économique de centre-gauche Világgazdaság : "D'après une étude de l'institut PMR de Cracovie, spécialisé dans les études de marché, c'est en Hongrie et en Bulgarie que la demande en textile bon marché est la plus forte pour toute l'Europe centrale et orientale. … Les grandes entreprises internationales d'habillement ne tentent même pas d'importer des marchandises de valeur en Hongrie. Les loyers élevés, associés à un pouvoir d'achat qui ne cesse de chuter, explique que l'on trouve principalement des articles bon marché de qualité médiocre dans les magasins de vêtements hongrois. Chez nous, même le terme 'pouvoir d'achat' paraît exagéré - on peut juste parler de 'pouvoir' là où il y a plus ou moins un potentiel de croissance. Il n'est donc pas vraiment étonnant que même les boutiques d'occasion se plaignent de faire de mauvaises affaires en Hongrie." (17.08.2012)

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Naftemporiki - Grèce

Lutter sérieusement contre la fraude fiscale

Dans la nuit de vendredi à samedi, des habitants en colère de l'île grecque d'Hydra s'en sont pris à des inspecteurs du fisc. Ceux-ci avaient auparavant arrêté le propriétaire de l'une des tavernes les plus connues de l'île car celui-ci ne délivrait pas de tickets de caisse. L'Etat ne doit pas perdre son temps avec le menu fretin et se mettre à lutter sérieusement contre la fraude fiscale, demande le journal économique conservateur Naftemporiki : "La fraude fiscale est vraiment un très gros problème et l'arrestation des fraudeurs doit être une priorité dans la Grèce en crise. Mais le combat contre la fraude fiscale ne doit pas commencer avec des factures de deux euros non délivrées par des propriétaires de restaurants sur les îles de Kimolos, Nisiros ou Hydra. La lutte débute avec ce qu'aucun inspecteur du fisc n'a jamais osé faire. Jusque-là, l'Etat grec a refusé d'élaborer une base de données comparative qui puisse permettre de constater immédiatement et sans peine si le niveau de vie ou la fortune d'un citoyen correspond aux revenus déclarés par celui-ci." (20.08.2012)

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Le Figaro - France

La France doit soutenir davantage les entrepreneurs

Patrick Ricard, PDG du groupe éponyme, est décédé vendredi d'une crise cardiaque à l'âge de 67 ans. Son père avait inventé en 1932 le célèbre apéritif qu'est devenu le pastis. Patrick Ricard a fait d'une petite exploitation familiale le groupe mondial Pernod Ricard, en rachetant d'autres producteurs d'alcool. Sa mort est l'occasion pour le quotidien conservateur Le Figaro d'appeler le gouvernement à favoriser l'esprit d'entreprise : "La saga Ricard fait incontestablement partie de ces belles - mais trop rares - réussites entrepreneuriales dont le pays a tant besoin pour se relever. … La France manque ni de talents, ni de créateurs, ni d'entrepreneurs. Encore faudrait-il pour cela que l'initiative cesse d'y être entravée par une politique sociale et fiscale dissuasive ; que le succès y soit célébré et non stigmatisé ; et que l'argent n'y soit plus considéré comme une maladie honteuse. De même existent-il de grands groupes étrangers prêts à investir dans notre pays. Il n'est pas interdit de rêver à un retour de l'investissement, de la croissance et de l'emploi. Mais à une condition : que la France montre qu'elle aime ses entreprises et ses entrepreneurs." (20.08.2012)

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SOCIÉTÉ

De Morgen - Belgique

La Belgique abandonne les parents des victimes de Dutroux

Quelque 5.000 personnes ont manifesté dimanche à Bruxelles contre la libération prématurée de la complice et ex-épouse du pédophile et infanticide Marc Dutroux. Personne n'a préparé les parents des victimes à la libération de Michelle Martin, critique le quotidien de centre-gauche De Morgen : "C'est particulièrement amer car c'est justement grâce à ces parents que les victimes ont obtenu quelques signes de reconnaissance dans le système juridique de ce pays. … Mais l'attention portée à ces victimes prend fin manifestement le dernier jour du procès. Même après, sur la longue route du travail de mémoire et peut-être de la réconciliation, il ne faut pas abandonner les victimes seules à leur sort. On aurait pu accorder aux parents une voix dans la procédure de révision des peines et leur faire comprendre clairement qu'en justice, il n'est pas toujours question de vengeance. Cette forme élémentaire de compassion continue à manquer dans notre système juridique." (20.08.2012)

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Kaleva - Finlande

La Finlande construit trop d'abris anti-aériens

On dépense chaque année en Finlande 30 millions d'euros pour construire des bunkers de protection. En cas de construction de nouveaux bâtiments d'une certaine superficie, ces abris sont dans certaines conditions obligatoires. Le quotidien libéral Kaleva doute que ceux-ci soient encore vraiment d'actualité : "Il est difficile de concevoir que ces petits bunkers érigés sous les domiciles confèrent une quelconque protection. Il est plus probable que se produise ce qui est arrivé aux Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale : les abris anti-aériens sont devenus pour beaucoup des pièges mortels. On compte déjà en Finlande beaucoup de bunkers qui offrent une protection à 3,8 millions de Finlandais [sur 5,4 millions en tout]. Il faudra clarifier leur nécessité lors de la présentation du nouveau livre blanc sur la défense à l'automne. Si ces bunkers sont obsolètes, on devra abroger la clause qui oblige leur construction. Dans le même temps, il faudra réfléchir aux moyens de protéger les citoyens des menaces auxquelles ils pourraient véritablement être exposés." (20.08.2012)

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SPORT

ABC - Espagne

Le football à minuit amplifie la crise espagnole

En Espagne a débuté le week-end dernier la nouvelle saison de la Liga de football. Pour pouvoir diffuser le maximum de matchs en direct à la télévision, certaines parties ne débuteront qu'à 23h et se termineront ainsi après minuit. Cette initiative dérange les fans et nuit en plus à la productivité du pays en crise, critique le quotidien conservateur ABC : "La décision de faire jouer certains match de Liga à partir de 23h désavantage les supporters. Seuls quelques groupes de médias y trouvent leur compte. Les matchs de ce week-end ont déjà montré les répercussions négatives de ces nouveaux horaires. Les stades étaient moins remplis. En outre, il n'est pas normal que la moitié du pays reste éveillée jusqu'aux premières heures d'une journée ouvrée simplement pour assister à un match de football. Ce n'est certainement pas la bonne façon d'accroître la productivité du pays." (20.08.2012)

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