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Revue de Presse | 23.08.2012

 

À LA UNE

La Russie devient membre de l'OMC

La neuvième économie mondiale est devenue le 156e membre de l'OMC. (© AP/dapd)

 

19 ans après avoir présenté sa candidature, la Russie est devenue mercredi membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Si certains commentateurs espèrent un essor économique et des réformes politiques, d'autres craignent que de nombreuses entreprises russes ne supportent pas la pression concurrentielle.

Turun Sanomat - Finlande

Tempérer les attentes

Il ne faut pas avoir de trop grandes attentes quant à l'adhésion de la Russie à l'OMC, estime le quotidien libéral Turun Sanomat : "Cette adhésion incorpore la Russie dans le réseau de l'économie de marché mondiale, dans ses procédures et sa culture. Les règles du jeu de l'OMC doivent venir favoriser la stabilité dans un pays qui rebute les investisseurs et les partenaires commerciaux étrangers, en raison de la corruption de son administration, du manque de fiabilité de la justice et de la faiblesse de sa législation économique. Mais comme toujours dans le cas de la Russie, il faut considérer les possibilités d'évolution avec placidité. Le changement demande du temps et comporte aussi toujours des risques. La Russie pourrait se focaliser sur la protection de sa propre économie plutôt que de l'ouvrir à la concurrence. Sur ce plan également, l'adhésion à l'OMC donne l'occasion à la Russie, dans la mesure où elle y parvient, de s'allier à des pays clés comme l'Inde et la Chine pour influer sur les décisions au sein de l'organisation." (23.08.2012)

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Upsala Nya Tidning - Suède

Plus de mondialisation profitera à la Russie

L'adhésion de la Russie à l'OMC peut avoir des effets très positifs pour le pays, prédit le quotidien libéral Upsala Nya Tidning : "Il ne faut pas croire que l'adhésion à l'OMC générera du jour au lendemain une Russie libre et nouvelle. Mais sur le long terme, celle-ci pourrait avoir des effets politiques significatifs. … Qu'on le veuille ou non, une adhésion de la Russie engendrera vraisemblablement une concurrence accrue, un développement économique renforcé et une pression plus forte pour mettre en œuvre les réformes libérales. Cela pourrait contribuer à assouplir l'économie oligarchique russe. Et cela n'est pas un détail, compte tenu du rapport intime et destructeur qu'entretient l'élite politique avec les oligarques. Dans la Russie d'aujourd'hui, l'économie et la servitude des individus sont liées. Une économie russe libre et florissante profitera aussi à la liberté. Plus de mondialisation peut donc faire du bien à la Russie." (23.08.2012)

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Corriere della Sera - Italie

Les entreprises doivent se livrer à la concurrence

L'adhésion de la Russie à l'OMC est surtout primordiale pour l'Europe, même si les relations commerciales mettent du temps à s'améliorer, prédit le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "En plus d'avoir été la négociation d'adhésion la plus délicate et difficile dans l'histoire de l'OMC, celle-ci s'est en outre déroulée à un rythme d'escargot. Seules quelques mesures entreront immédiatement en vigueur. … C'est toutefois une bonne nouvelle pour la Russie et pour l'UE. Dans des domaines clés pour les exportations européennes (comme l'industrie automobile), les taxes à l'importation diminueront immédiatement. … De leur côté, les entreprises américaines déplorent à juste titre que les Etats-Unis ne profiteront pas de cette adhésion. Car les relations commerciales entre Moscou et Washington restent restreintes par la loi Jackson-Vanik de 1974, qui entendait sanctionner l'Union soviétique de ne pas laisser ses citoyens librement quitter le pays . … De nombreux entrepreneurs russes se plaignent également, même s'ils ont survécu jusqu'à maintenant grâce au protectionnisme d'Etat. Mais il n'y a pas d'alternative pour eux : s'ils ne se modernisent pas, ils devront disparaître au cours des sept prochaines années." (23.08.2012)

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POLITIQUE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Samaras ouvre le dernier acte du drame de l'euro

L'Europe va probablement au-devant des semaines les plus importantes de son histoire récente, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, en appelant à faire preuve de solidarité : "La Cour constitutionnelle allemande délivrera son verdict, la troïka fera son rapport et le sommet européen aura lieu le 18 octobre. Le Premier ministre grec Antonis Samaras inaugure [avant sa visite auprès de la chancelière allemande Merkel vendredi] vraisemblablement le dernier acte du drame de la monnaie unique. Il donne habilement le ton, promeut, promet, se montre repenti et avisé, mais cela fait longtemps qu'il n'est plus en mesure de présider aux destinées de son pays. Il peut seulement influer sur les tendances. La chorégraphie des prochaines semaines montre clairement que l'Europe pourra surmonter la crise seulement si tous ses acteurs joignent leurs efforts. Si l'un d'entre eux refuse de collaborer, que ce soit la Cour constitutionnelle, le Bundestag ou le président français, alors le destin de la Grèce est scellé. Si l'un des acteurs croit ne pas pouvoir jouer son rôle (par exemple dans l'aménagement nécessaire de l'Union bancaire européenne), alors il n'y aura pas de solution non plus." (23.08.2012)

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Naftemporiki - Grèce

Changer la Grèce de fond en comble

Avant la rencontre de vendredi entre le Premier ministre grec Antonis Samaras et la chancelière allemande Angela Merkel, le journal économique conservateur Naftemporiki appelle Samaras à prouver sa volonté de réforme : "Samaras doit convaincre l'Europe que la Grèce fera tout pour sortir de la crise. Il doit montrer que les Grecs ont fait d'énormes sacrifices. Et que la Grèce a peut-être respecté pour la première fois ses engagements. C'est la seule façon de 'conquérir' notre partenaire européen. … Il n'y a qu'une issue à la crise, et elle passe par la transformation de l'Etat tel que nous le connaissions encore hier. … Tout le monde parle de ces changements auxquels nous aurions dû procéder il y a 30 ans déjà, et qui seront réalité d'ici quelques mois. Ces réformes doivent enfin être mises en œuvre afin que nous puissions nous faire davantage entendre en Europe. Passer de la parole aux actes, c'est la seule façon de convaincre nos partenaires." (23.08.2012)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'Allemagne doit accepter les règles suisses

Dans la discorde fiscale entre l'Allemagne et la Suisse, la ministre des Finances et présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf a comparé l'achat de CD de données par les autorités allemandes au "crime organisé". Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung se range du côté de la Suissesse : "Aucun gouvernement ne peut se permettre de renoncer à un accord binational ratifié si l'autre partie a l'idée a posteriori d'obtenir de nouvelles concessions. Le Conseil d'Etat ne pourrait pas se couvrir davantage de ridicule s'il acceptait que l'Allemagne serre encore plus fort la vis de la politique fiscale. … L'Allemagne doit également savoir que la Suisse porte la responsabilité de ses règles démocratiques. Les Conseillers fédéraux ont ratifié le traité fiscal avec l'Allemagne avant la pause estivale. Le compte à rebours de la votation populaire est déclenché. Dans le cas où les 50.000 signatures nécessaires sont réunies pendant le délai imparti, le souverain [l'ensemble des votants fédéraux, communaux et cantonaux] aura le dernier mot en novembre. C'est ainsi que cela fonctionne en Suisse. Il serait appréciable que l'on respecte ce principe outre-Rhin, où d'autres règles démocratiques s'appliquent. La bonne intelligence entre voisins repose sur la réciprocité." (23.08.2012)

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Postimees - Estonie

Assange se croit victime d'un complot

Le cofondateur de Wikileaks Julian Assange se présente comme la victime d'une conspiration et mène une croisade solitaire contre les puissants de ce monde, critique le chroniqueur Ahto Lobjakas dans le quotidien conservateur Postimees : "Assange est entré en conflit avec les grands de ce monde, et il se sent désormais comme la victime d'une conspiration mondiale. L'Australien se place au même niveau que Pussy Riot et Bradley Manning. Ce dernier est vraisemblablement celui qui a fourni les documents sensibles à Wikileaks. … La division du monde entre oppresseurs et opprimés n'existe que dans la tête d'Assange. Wikileaks est devenu pour lui un outil dans sa croisade personnelle. … Le cofondateur de la plate-forme de divulgation n'est pas un héros. Nous avons ici affaire à une affabulation éphémère dans notre monde actuel, profitant de la crédulité de ceux qui ne comprennent pas que l'ère des constructions mondiales (qu'il s'agisse de conspirations ou d'idéologies) est révolue. Wikileaks n'a jamais trouvé de solution globale aux problèmes contemporains." (21.08.2012)

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RÉFLEXIONS

El País - Espagne

Berggruen, El-Erian et Roubini sur le risque de paralysie de l'Europe

L'investisseur financier Nicolas Berggruen, le directeur de Pimco Mohamed A. El-Erian et l'économiste Nouriel Roubini mettent en garde dans le quotidien de centre-gauche El País contre les conséquences d'un effondrement incontrôlé de la monnaie unique européenne : "Si la zone euro s'effondre, cela signifiera également l'échec de l'Europe en tant que marché intérieur commun. L'Union européenne pourrait elle aussi alors s'effondrer. A court terme, l'écroulement de la zone euro provoquerait la paralysie de l'Europe. Le commerce transfrontalier de marchandises, de services et de capitaux serait interrompu, car le cours des devises échapperait à tout calcul normal. … L'Allemagne et les autres pays centraux doivent se montrer courageux et se demander s'ils considèrent que la zone euro peut survivre selon un tel schéma. S'ils optent pour sa survie, il faut mettre le cap sur une Union plus achevée, dans laquelle seront financés les pays périphériques, notamment par la BCE et les différents pays. … Si les Etats centraux au contraire devaient décider de ne maintenir la zone euro ni dans son état actuel ni sous une forme restreinte, les coûts causés par un effondrement tardif et incontrôlé seraient bien plus élevés." (23.08.2012)

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ÉCONOMIE

24 Chasa - Bulgarie

Une taxe européenne injuste sur les carburants

En raison de la hausse continuelle des prix à la pompe, la France veut baisser provisoirement la taxe sur les carburants, a annoncé mercredi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. La Bulgarie a les mêmes intentions mais ne peut les mettre en œuvre, car la taxe y est encore inférieure au taux plancher européen. Le quotidien 24 Chasa trouve cela injuste : "La France a le droit de baisser la taxe sur les carburants. Le pays ayant déjà dépassé le taux minimum prescrit par l'UE pour cette taxe, personne ne peut rien lui dire. En revanche nous n'avons pas le droit de la diminuer car nous ne parviendrons à ce taux plancher que l'année prochaine. Bruxelles devrait toutefois faire preuve de compréhension pour la proposition du ministre des Finances Simeo Djankov, et adapter cette taxe au niveau de vie du pays européen concerné. Il est injuste de taxer le carburant des riches pays occidentaux de la même manière que dans les pays pauvres de l'Est. L'Union européenne entend favoriser la libre circulation des individus et des marchandises, mais les prix du carburant entravent cette liberté." (22.08.2012)

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Irish Independent - Irlande

La chute sans fin de l'Irlande

La bulle immobilière qui a explosé en 2009 continue à avoir des répercussions dramatiques sur l'économie irlandaise, analyse le quotidien conservateur Irish Independent, qui ne voit toujours pas la lumière au bout du tunnel : "L'effondrement des prix de l'immobilier conduit à la baisse du pouvoir d'achat, qui à son tour fait baisser les revenus. Le chômage augmentant, la baisse des revenus pour ceux qui perdent leur emploi est directe et immédiate. Mais l'effondrement de la demande génère aussi une baisse des recettes fiscales et accroît les dépenses sociales. Le déficit public augmente. … L'aide aux banques, conçue au départ comme une garantie provisoire visant à éviter un bank run, s'est transformée en sauvetage sans fin pour des banques irlandaises qui se sont avérées désespérément surendettées. Le déficit budgétaire a donc explosé et a tellement augmenté qu'une nation sans devise souveraine ne pourra le rembourser." (22.08.2012)

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Rzeczpospolita - Pologne

La Pologne, aussi responsable de la crise du BTP

Le nombre des entreprises de BTP en faillite a augmenté en Pologne de deux tiers au premier semestre par rapport à la même période l'année dernière. Les experts craignent que les problèmes du secteur ne s'étendent à l'économie toute entière. Sur le blog économique du quotidien conservateur Rzeczpospolita, Kuba Kurasz juge l'Etat en partie responsable de cette situation catastrophique : "Nombreux sont ceux qui pensent aujourd'hui que les entreprises du BTP se sont elles-mêmes creusé leur propre tombe. Car personne ne les a en effet obligées à investir dans des mandats non rentables et risqués. On constate que 40 pour cent des mandats dans les BTP sont des projets publics. La Direction générale des routes nationales et autoroutes (GDDKiA) et les sociétés ferroviaires ont attribué la plupart des commandes à hauteur de 20 pour cent. Pour autant, les motifs ne se retrouvent pas seulement dans la mauvaise planification et l'avidité des entrepreneurs. Les problèmes financiers des entreprises trouvent également leurs racines dans le système de paiement défectueux de la GDDKiA, qui s'ajoute à l'augmentation faramineuse des prix des matières premières et des matériaux de construction, que l'on a eu du mal à prédire." (23.08.2012)

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CULTURE

Delfi - Lettonie

Protéger efficacement le letton

En Lettonie, les noms propres étrangers sont en principe transcrits, même si les règles pour cela sont souvent méconnues et non prises en compte. Sur le portail d'information Delfi, Gvido Pētersons, responsable de la plus grande maison lettone d'édition cartographique, Jāņa Sēta, estime que la protection de la langue se concentre sur les mauvais problèmes : "La transcription de noms propres et un thème d'actualité, car il ne s'agit pas seulement de l'Atlantique ou d'autres termes géographiques. Si un linguiste avait eu le temps de procéder à une analyse plus exacte avant l'élection du président américain, le nom de ce dernier aurait dû être transcrit par 'Barāks Obama' [plutôt que 'Baraks Obama', selon l'usage actuel]. Si l'on garantissait que tout le monde dispose des règles, on ne verrait pas de transcription erronée aux informations. Certaines des institutions responsables de la langue manquent en permanence de fonds. Mais il faudra savoir ce qui prime : poursuivre le développement de la langue lettone ou s'en prendre aux petits commerçants russophones [en raison de l'obligation de servir en letton]."  (22.08.2012)

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SOCIÉTÉ

The Guardian - Royaume-Uni

Laisser les gens mourir dans la dignité

Tony Nicklinson, un militant britannique pour l'euthanasie, est décédé mercredi d'une infection pulmonaire. Victime d'un AVC, Nicklinson souffrait depuis du Locked-in syndrome, une pathologie rare, et pouvait seulement communiquer par mouvement des yeux. Il y a une semaine à peine, la Cour suprême avait rejeté sa demande d'euthanasie. Dans le quotidien de centre-gauche The Guardian, Hannah Betts appelle à laisser mourir dignement les individus : "Tony Nicklinson ne s'est vu refuser que la semaine dernière la possibilité d'une euthanasie sans conséquences juridiques pour les médecins. C'est une tragique ironie du sort que le refus de lui accorder la mort dans un environnement privilégié ait contribué à son décès. Selon sa famille, son cœur était brisé et il avait abandonné le combat. Je ne suggère pas, bien sûr, de tuer les gens, mais on devrait pouvoir leur accorder la possibilité de mourir dignement et dans des conditions qu'ils choisissent eux-mêmes. La société se préoccupe à juste titre du déclin des personnes âgées. Mais recourir à la médecine pour maintenir en vie des seniors en dépit de la raison et sans tenir compte de leur qualité de vie est aussi pervers qu'atroce." (22.08.2012)

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Trouw - Pays-Bas

Meurtre d'un adolescent : Facebook pas responsable

Le procès autour du "meurtre de Facebook" provoque de vives réactions actuellement aux Pays-Bas. Une jeune de 15 ans a été tuée en janvier après avoir répandu des calomnies sur Facebook. Deux jeunes auraient chargé un troisième de la tuer, ils comparaissent actuellement au tribunal d'Arnheim. L'influence du réseau social sur le meurtre est toutefois moins importante que l'on ne veut bien le dire, estime le quotidien social-chrétien Trouw : "Toute nouvelle invention a ses côtés négatifs et le risque de déviance est constant. Comme le journaliste américain Nick Bilton l'a déjà bien expliqué, la peur des nouvelles technologies a toujours existé. Le phonographe, le cinéma, la radio et la télévision ont toujours endossé le même rôle que Facebook aujourd'hui : celui de corrompre la jeunesse. Que nous soyons choqués que des adolescents se transforment en meurtriers est tout à fait justifié. Mais si les calomnies qui sont apparues avant ce crime avaient été répandues par téléphone, aucun tribunal n'aurait mis en garde contre ce moyen de télécommunication. Si l'on montre du doigt Facebook, on ne fera qu'en surdimensionner l'importance." (23.08.2012)

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Diário de Notícias - Portugal

Prudence sur les plages portugaises

Depuis le début de la saison de baignade le 1er juin au Portugal, neuf personnes se sont noyées en mer et dans les cours d'eau. Le quotidien libéral-conservateur Diário de Notícias en appelle à la responsabilité des baigneurs, car l'amélioration des contrôles ne suffira pas à empêcher les accidents : "Dans l'une des noyades intervenues cette semaine, il s'agissait d'un grand-père et de sa petite fille, lesquels étaient allés se promener sur un tronçon de plage non surveillé et battu par les vagues, sans présumer des dangers que dissimulait cette activité visiblement inoffensive. … Il y a également des situations dans lesquelles les individus cherchent délibérément le risque, en ignorant les indications de sécurité ou en s'obstinant à se baigner sur des plages non surveillées. … En juin et en juillet, seules 15 amendes ont été infligées sur les 498 plages portugaises, ce qui confirme le manque de contrôle du respect des règles. Il est toutefois impossible pour la police de surveiller chaque mètre de plage. Un comportement responsable est donc indispensable." (23.08.2012)

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