Lors de la convention démocrate, Michelle Obama a présenté son mari comme le défenseur de la classe moyenne, le jugeant inchangé par l'exercice du pouvoir. Le quotidien libéral La Stampa analyse la manière dont elle-même s'est transformée : "Il y a quatre ans, avant d'arriver à la Maison Blanche, Michelle Robinson [son nom de jeune fille] était une femme aux convictions radicales. Elle disait ce qu'elle pensait, était ironique, sarcastique et n'épargnait pas l'Amérique de ses critiques acerbes. … Sur la scène de la convention à Charlotte, par contre, elle parlait bas, de manière même imperceptible par moments, d'une voix douce et apaisante. Une première dame parfaite. Dans le sillage du modèle de Laura Bush ou de Hillary Clinton, contrainte d'abandonner tous ses désirs de réforme et d'avaler les humiliations pour sauver la présidence de son mari. … Elle a quitté la scène sous une ovation fantastique mais en baissant la tête et sans triompher. Consciente peut-être d'avoir été la vraie révolution [et non son mari] - une jeune fille issue du ghetto noir au cœur du pouvoir blanc. Et consciente que tout n'est pas encore perdu." (06.09.2012)
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