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Revue de Presse | 22.12.2014

 

À LA UNE

Piratage de Sony : la Corée du Nord provoque les Etats-Unis

Des scénarios et des données confidentielles des employés de Sony ont été volés lors de ce piratage. (© picture-alliance/dpa)

 

La tension monte dans l'affaire de piratage informatique des studios Sony Pictures : la Corée du Nord a proféré des menaces guerrières contre les Etats-Unis. Washington avait accusé la Corée du Nord d'être à l'origine de l'attaque. Les commentateurs réclament une régulation de la guerre numérique et la mise en place d'une instance mondiale pour enquêter sur ce genre d'attaques.

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Une instance mondiale pour sanctionner les cyberattaques

En cybercriminalité, on a affaire à des agresseurs invisibles sur lesquels on ne peut pas mettre la main, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung après le piratage de Sony : "Le champ de bataille numérique est un terrain largement inconnu, aux possibilités d'escalade illimitées. Tels des soldats, les pirates électroniques peuvent anéantir réputation, fortune, sentiment de sécurité. … Sans visage, ils peuvent presque tout se permettre. Le public n'est guère capable de juger qui sont les instigateurs, les commanditaires ennemis et quelle sanction serait appropriée. Les Etats-Unis accusent la Corée du Nord, mais personne ne peut le vérifier. Il n'y a pas d'instance mondiale et neutre, capable de mener l'enquête sur les piratages et d'en identifier les auteurs pour leur demander des comptes. … Le cas de la Corée du Nord est extrêmement grave et sans précédent ; il devrait être examiné par une commission internationale, bien que l'adoption de sanctions soit difficile, le pays étant déjà frappé d'isolement maximal. L'administration américaine devrait au moins racheter les droits de The Interview et diffuser le film gratuitement sur Internet." (22.12.2014)

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Tages-Anzeiger - Suisse

Etablir les règles de la guerre numérique

La cyber-attaque contre Sony n'est pas un simple acte de vandalisme, c'est l'acte préliminaire d'un conflit, estime le quotidien Tages-Anzeiger : "Cette affaire est grave et inédite. Il faudrait instituer une commission internationale pour mener une enquête, même s'il est difficile de prendre des sanctions en raison de l'isolement du pays. Il serait souhaitable d'édicter des règles pour la guerre numérique, de la même façon que l'humanité a établi des règles pour les guerres conventionnelles. Les grandes puissances comme les Etats-Unis et la Chine n'y voient aucun intérêt, car elles tirent un avantage compétitif de leurs propres techniques de piratage. Or les risques d'impunité sont évidents. Si des pirates détruisent ou tuent pour mieux disparaître ensuite dans l'étendue du cyberespace, cela incitera certains d'entre eux à recourir à leurs méthodes sans aucune restriction." (22.12.2014)

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Le Monde - France

Les pirates menacent la liberté d'expression

Si les Etats-Unis ne se trompent pas dans leurs accusations vis-à-vis de la Corée du Nord, on peut s'inquiéter pour la liberté d'expression, estime le quotidien de centre-gauche Le Monde : "Les pirates informatiques remportent une victoire sans pareille dans l'histoire de la guerre cybernétique. Ils font reculer Sony, qui comptait amortir un investissement de 80 millions de dollars dans ce film en programmant la sortie pour les fêtes de Noël. Si la thèse américaine est vraie - Pyongyang nie toute implication -, elle veut dire qu'un Etat peut faire chanter un journal, une maison d'édition, des producteurs de théâtre ou de cinéma pour obtenir le retrait d'un article, d'une enquête, de toute œuvre qui lui déplaît. Elle veut dire que tous les coups sont permis ou presque dans cet espace d'échanges - Internet - qui est au cœur de la vie quotidienne de l'époque. Elle confirme, hélas, qu'une forme de guerre est déjà bien engagée dans le vaste espace numérique, où plus rien n'est protégé." (22.12.2014)

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La Repubblica - Italie

Une capitulation

Un aveu d'impuissance. C'est ainsi que le quotidien de centre-gauche La Repubblica qualifie l'annulation du lancement du film The Interview par le groupe Sony Pictures, suite à un piratage informatique : "Avec le spectre des cyberattaques, on ne craint plus seulement les attentats terroristes, mais aussi les menaces venant d'Internet. En raison d'un film satirique, les Etats-Unis se retrouvent confrontés à des craintes concrètes et historiques qu'ils pensaient révolues. … En annulant la sortie du film, Sony n'a fait qu'amplifier ces craintes. Car cette décision constitue un aveu d'impuissance : on préfère la censure à la menace. Même si le film devait quand même être diffusé par la suite, l'annulation de son lancement au cinéma constitue une capitulation et un dangereux précédent : une cyberattaque et des menaces apocalyptiques suffiront-elles dorénavant pour obtenir le retrait d'un produit de la circulation ?" (22.12.2014)

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POLITIQUE

14ymedio.com - Cuba

Vu d'ailleurs : Cuba est encore loin de la liberté

L'annonce d'une reprise des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis est loin de signifier la chute du régime de La Havane, rappelle la blogueuse cubaine Yoani sur le journal en ligne 14ymedio.com : "Le jour J n'est pas encore arrivé. Nous assistons à de petits épisodes, un pas en avant ici, un pas en arrière là. Il n'y a pas de quoi crier 'Viva Cuba libre', pas de quoi trinquer, ce n'est pas une date qui restera dans les annales. … La libération de tous les détenus politiques, la fin de la répression politique, l'adoption d'un catalogue de droits civiques qui soit mis en application. Ce seraient des progrès pour mettre fin au totalitarisme. Mais aucune de ces mesures décisives n'a été prise, si bien que nous sommes nombreux à penser que le jour de la libération n'est pas pour demain. Rangeons donc, pour l'heure, nos drapeaux et nos bouteilles. Et continuons de faire pression jusqu'à l'avènement du jour J." (17.12.2014)

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Blog Adevărul - Roumanie

Le Parlement roumain adopte une loi 'big brother'

En Roumanie, les services secrets auront dorénavant le droit de consulter les données informatiques des entreprises et des institutions publiques sans l'autorisation d'un juge. Une loi dans ce sens a été adoptée à l'unanimité par le Parlement vendredi ; elle doit encore être signée par le président. Sur le blog du quotidien libéral-conservateur Adevărul, Ioana Lupea tire la sonnette d'alarme : "La Roumanie suit le mouvement - cette tendance mondiale qui transforme les sociétés libres en société surveillées. Le contrôle social et la répression dominent, les citoyens perdent leurs droits et sont ravalés au rang de suspects, de terroristes potentiels et de pirates présumés. … Dans la nouvelle loi, le Service de renseignement intérieur (SRI) sera chargé de la responsabilité de la coordination technique et cette surveillance sera subordonnée au Conseil supérieur de la défense. Officiellement contrôlées, ces institutions agissent en vérité au-delà de tout contrôle public. Le message est simple : si nous voulons combattre efficacement le terrorisme et la corruption, nous devons accepter une restriction de la liberté." (22.12.2014)

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lrytas.lt - Lituanie

Le verdict naïf de la CJUE sur le Hamas

Le Hamas a obtenu gain de cause dans le cadre de sa plainte déposée contre l'UE. Selon une décision de la Cour de justice de l'UE (CJUE) la semaine passée, l'UE devra rayer l'organisation radicale islamique de sa liste terroriste, faute de preuves suffisantes. Le portail lrytas.lt fait part de son indignation : "[Selon la CJUE] personne n'a pu prouver que le Hamas était une organisation terroriste. Evidemment, les représentants du Hamas s'affichent publiquement en costume, et non en uniforme militaire, ceints d'explosifs. … Le Hamas est donc une organisation politique tout à fait normale, qui gère une région qu'elle aspire à libérer de ces voleurs sanguinaires, les agresseurs juifs ; il fait même du caritatif. Cette image façonnée par les partisans du Hamas réussira facilement à séduire les cœurs de plus d'un Européen naïf. … La CJUE n'a toutefois pas ordonné de rayer des listes de sanctions les noms de membres du Hamas. Pourquoi ? Parce qu'elle n'a pas tenu compte de ces listes. … Peut-être n'y a-t-il pas non plus de preuves contre Al-Qaida ou l'EI, qui décapitent leurs otages ? Il faut donc les rayer des listes des organisations terroristes !" (22.12.2014)

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Zaman - Turquie

L'imam Gülen est un démocrate

Un tribunal turc a lancé vendredi un mandat d'arrêt contre l'imam Fethullah Gülen. La justice lui reproche d'avoir créé et dirigé une organisation terroriste. On retrouve derrière cette accusation absurde la marque du gouvernement AKP, s'indigne le quotidien Zaman, proche du mouvement Gülen : "Il est clair que Zaman et [la chaîne de télévision pro-Gülen] Samanyolu TV combattent la terreur islamiste visant Hocaeffendi [maître] Fethullah Gülen. 'Il est impossible désormais de renoncer à la démocratie', avait affirmé Hocaeffendi Gülen lors d'une conférence de presse donnée à l'hôtel Dedeman d'Istanbul en 1994. Certains islamistes, qui se prétendent démocrates, avaient perçu cette importante déclaration comme une offense. 20 ans après cette profession de foi démocratique, nous sommes encore confrontés aux représailles de ceux qui n'ont pas digéré ces propos. … Le moment n'est-il pas venu, pour ceux qui tentent d'imposer à la justice des accusations absurdes, de se regarder enfin dans le miroir plutôt que de diffamer des innocents ?" (22.12.2014)

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ÉCONOMIE

The Sunday Times Ireland - Irlande

Crise bancaire irlandaise : la BCE n'est pas responsable

Les représentants de la BCE ont refusé de participer à une audience de la commission parlementaire irlandaise sur la crise bancaire de 2010, dont les travaux ont commencé la semaine dernière. Ceux qui s'en indignent essaient de détourner l'attention des véritables causes de cette crise, déplore le journal conservateur The Sunday Times : "Nous, les Irlandais, devrions être au cœur de cette enquête. Il serait particulièrement utile que celle-ci puisse expliquer comment un peuple fondamentalement intelligent a pu dilapider les gains d'une économie florissante, accumuler des dettes insupportables et devenir dépendant de la bienveillance de ses voisins. La commission doit expliquer comment et pourquoi l'élite politique, les fonctionnaires, les banques, le monde commercial et les médias de ce pays ont perdu toute capacité de raisonnement face à la crise. Ce n'est pas la BCE qui l'a provoquée." (21.12.2014)

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Lapin Kansa - Finlande

Le rouble emporte le tourisme finlandais dans sa chute

La chute de la monnaie russe a de fortes répercussions sur l'économie finlandaise, analyse le quotidien libéral Lapin Kansa. En raison de la défection des visiteurs russes, le journal redoute une période difficile pour le tourisme et le petit commerce, notamment dans le nord et l'est du pays : "Les entreprises dépendantes de la Russie ont immédiatement ressenti les conséquences de l'effondrement rapide du rouble. En Carélie méridionale, des commerces ont dû jeter l'éponge, après avoir vu leurs chiffres d'affaires baisser de moitié, voire plus, en l'espace de quelques jours. En termes de séjours touristiques, les Russes constituent le troisième groupe de visiteurs en Laponie. Une proportion si importante que la situation est aujourd'hui menaçante. On ne peut qu'espérer que les autres marchés se maintiendront. Dans le cas contraire, les entreprises du tourisme vont au-devant de graves difficultés en Laponie." (22.12.2014)

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Rzeczpospolita - Pologne

Noël à crédit en Pologne

Fin octobre, les Polonais avaient déjà contracté des crédits à la consommation pour une valeur globale de 15,2 milliards d'euros, selon l'estimation de l'institut d'analyse privé BIK. Sur l'ensemble de l'année 2014, les consommateurs devraient ainsi battre le record de 2008 (16,5 milliards d'euros). Les citoyens se créent une ambiance de Noël à crédit, déplore le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Nous voulons que Noël soit un évènement exceptionnel, et ce surtout pour nos enfants. C'est peut-être la raison pour laquelle nous contractons aussi facilement des crédits. … Par le biais de ces emprunts, nous 'acquérons' l'ambiance festive de Noël. Il faut veiller à ce que cette source de bienfaits ne se transforme pas en fardeau trop pesant pour l'avenir. La joie procurée par les cadeaux à crédit est éphémère. Une longue période de remboursement nous attend ensuite." (22.12.2014)

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SOCIÉTÉ

Göteborgs-Posten - Suède

Suède : l'école pour prévenir la criminalité

Douze membres d'un groupe criminel de Göteborg ont été condamnés vendredi à des peines de prison. Il s'avère très inquiétant que de nombreux témoins, intimidés, n'aient pas voulu faire de déposition, écrit le quotidien libéral Göteborgs-Posten : "Personne ne veut parler. Les gens font tout pour se protéger, eux et leurs familles, des groupes criminels qui règnent sur plusieurs quartiers de banlieue. … Onze hommes âgés de 17 à 30 ans liés au crime organisé ont été tués ces dernières années et personne n'a eu à répondre de ces meurtres. … On pourrait penser qu'il est ici question de l'un des quartiers les plus sombres de New York, mais il s'agit de Göteborg, une ville de petite taille et, de l'avis de la plupart de ses habitants, sûre. C'est tout à fait inacceptable. La police travaille dur contre la criminalité. … Le plus important néanmoins est de venir en aide à ces jeunes issus de milieux difficiles dès l'école maternelle. C'est la seule façon d'éradiquer ces groupes à long terme." (22.12.2014)

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MÉDIAS

L'Obs - France

Débattre publiquement de l'islamophobie

La chaîne d'information française i-Télé a annoncé vendredi qu'elle retirait de sa grille de programmes l'émission de débat Ça se dispute, animée par l'essayiste ultraconservateur Eric Zemmour, suite aux propos islamophobes tenus par ce dernier lors d'un entretien. Zemmour, qui considère l'immigration comme un danger pour l'identité du pays, ne doit toutefois pas être exclu du débat public, selon l'historien Michel Franza dans l'hebdomadaire de gauche L'Obs : "La presse est le dernier gardien du débat démocratique et encore plus aujourd'hui. Même quand la controverse dérange voire secoue nos valeurs et notre conscience. Le pire est d'exclure du débat et de l'aseptiser en évacuant ce qui dérangerait une frange de l'opinion. La réalité de la France c'est aussi Zemmour. Au lieu de se cacher assumons-la et réagissons car nous sommes tous responsables de cet état de désunion nationale." (21.12.2014)

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SPORT

The Independent - Royaume-Uni

Seul un départ de Blatter peut sauver la FIFA

Le comité exécutif de la FIFA a décidé vendredi de publier le rapport d'enquête rédigé par Michael Garcia, démissionnaire, sur la corruption entourant l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar. Or à terme, seule la démission de son président Sepp Blatter peut redorer le blason de la fédération, écrit le quotidien de centre-gauche The Independent : "Blatter espère que la publication du rapport Garcia restaurera la crédibilité de la FIFA. C'est très clairement son objectif. Or la FIFA et le monde du foot doivent se préparer à affronter huit longues années de turpitudes. La FIFA ne retrouvera sa crédibilité que le jour où Blatter aura passé la main. … Le football est le jeu à somme nulle par excellence, et Blatter ne donne absolument pas l'impression de vouloir mettre fin à son jeu personnel de sitôt. Tant qu'il sera gagnant, le football sera perdant." (20.12.2014)

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