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Revue de Presse | 26.11.2014

 

À LA UNE

François en appelle à la conscience de l'Europe

Pour la première fois depuis 1988, un pape a pris la parole devant le Parlement européen. (© picture-alliance/dpa)

 

Dans un discours prononcé mardi au Parlement européen, le pape François a évoqué la pauvreté, le chômage et la souffrance des migrants, et appelé l'Europe à retrouver ses valeurs fondamentales. De l'avis des commentateurs, le souverain pontife a plaidé à Strasbourg pour l'intégration européenne et encouragé le monde politique à croire au changement.

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le pape promeut une utopie commune

L'Europe doit être reconnaissante envers le pape François pour son appel bienveillant, écrit le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Le pape n'a pas parlé en tant que politique ou chef d'Etat. Il ne s'est pas exprimé sur les modèles d'optimisation fiscale du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, ni n'a proposé d'alternative à la mission Frontex en Méditerranée. … Au titre de pape, François a évoqué de grandes vérités : des migrants se noient en mer ; les hommes sont dégradés au rang de marchandises et dérangent quand ils ne fonctionnent pas ; on pille la planète. C'est justement ce qui confère une dimension politique à son message : quiconque s'ouvre à ces vérités ne trouvera plus le calme. … La politique européenne, avec ses progressions et ses régressions, a justement besoin d'utopies dérangeantes. … C'était aussi l'un des messages du pape à l'Europe : les terribles nouvelles de cette année ne sont qu'une partie de la vérité. L'Europe et le monde ne doivent pas nécessairement rester tels qu'ils sont. Peut-il y avoir meilleure consolation pour la politique européenne ?" (26.11.2014)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

Le pape François soutient l'intégration européenne

Le pape François a renforcé l'idée européenne dans son discours devant le Parlement de l'UE, se réjouit le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "Le message le plus important de sa visite réside moins dans ses propos que dans sa présence au cœur de l'UE. Bien sûr, Jean-Paul II avait été en 1988 le premier pape à prendre la parole au Parlement européen. Or par la suite, les relations entre l'UE et le Vatican n'ont cessé de se détériorer. Si le pape polonais avait salué l'adhésion de la Pologne à l'UE, l'Union a toujours été perçue avec un grand scepticisme par le Vatican. … Cela s'explique en partie par le litige relatif au projet de préambule de la Constitution européenne : fallait-il ou non mentionner les 'valeurs et les racines chrétiennes de l'UE' ?". … Aujourd'hui, François a clairement souligné que l'Eglise soutenait l'intégration européenne." (26.11.2014)

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La Stampa - Italie

Le monde a plus que jamais besoin de l'Europe

Le quotidien libéral La Stampa se réjouit que le pape rappelle à l'Europe sa responsabilité internationale : "L'Europe à laquelle s'est adressé hier l'évêque de Rome, devant les représentants de plus de 500 millions de citoyens, n'est plus le centre du monde. C'est un continent fatigué, une 'Mère Europe' devenue 'grand-mère'. Une communauté de peuples qui n'a pas seulement perdu son identité et ses racines chrétiennes, mais qui semble aussi avoir oublié les raisons de sa cohésion. Les raisons pour lesquelles des nations et des peuples qui se sont combattus pendant des siècles connaissent aujourd'hui une si longue période de paix. Une Europe qui n'assume pas ses responsabilités aujourd'hui sur la scène internationale, incapable de parler d'une voix et incapable de faire valoir ses 'armes' diplomatiques là où cela est nécessaire. … L'Europe n'est peut-être plus le centre du monde. Mais le monde a plus que jamais besoin de l'Europe. C'est ce que nous a rappelé hier ce pape venu d'Argentine." (26.11.2014)

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La Croix - France

Replacer la dignité humaine au premier plan

Dans son discours, le pape François en a appelé mardi à la responsabilité historique de l'Europe. L'Europe peut tirer de sa riche histoire l'énergie nécessaire pour le présent, estime également le quotidien catholique La Croix : "Il a surtout placé ses auditeurs devant leur responsabilité historique : comme un arbre a besoin d'un tronc solide et de racines profondes pour gagner en hauteur, il faut à l'Europe 'de la mémoire, du courage, une utopie saine et humaine'. … C'est en plongeant dans son patrimoine que l'Europe trouvera les ressources intellectuelles et spirituelles dont elle a besoin pour faire face aux défis du monde contemporain : l'accueil des migrants, la pauvreté, le chômage, la solitude des personnes âgées. … Autant de dossiers où se joue la dignité des personnes, un idéal surgi de la culture européenne 'profondément pétrie par le christianisme' et dont l'Europe n'a pas fini de se porter garante pour être fidèle à sa vocation universelle." (25.11.2014)

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POLITIQUE

Slobodna Dalmacija - Croatie

Ferguson : le rêve américain, privilège des riches

Le non-lieu accordé par les jurés au policier qui avait abattu au mois d'août un adolescent noir a déclenché de nouveaux troubles dans la petite ville américaine de Ferguson. Or le malaise est plus profond, indique le quotidien libéral Slobodna Dalmacija : "Sans la moindre perspective d'emploi ou de formation, on assiste à l'émergence d'une nouvelle 'masse critique' de citoyens afro-américains privés de droits, qui ne se laissent plus amadouer par les vains discours de principe sur les droits de l'homme. Le système américain ne permet l'ascension sociale qu'à un certain nombre d'Afro-américains, qui entrent au panthéon des superstars du sport, des médias ou du show-business, confirmant le principe fondamental de la société américaine : les droits de l'homme sont le privilège des riches. Dans ce système, les minorités ethniques sont mises au rebut de la société. … Là où le rêve américain s'arrête et où les cauchemars de la pauvreté commencent." (26.11.2014)

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Respekt - République tchèque

Avec la Russie, pas de neutralité de l'Ukraine

Le président tchèque Miloš Zeman a jugé mardi qu'il serait souhaitable de procéder à une "finlandisation" de l'Ukraine. C'est-à-dire que le pays, à l'instar de l'Etat scandinave, face office de 'passerelle neutre' entre l'Est et l'Ouest. De la poudre aux yeux, critique le site de l'hebdomadaire libéral Respekt : "Notre propre histoire montre que la tentative de jeter un pont entre l'Est et l'Ouest aboutit à des tragédies politiques. C'est notamment l'idée qu'avait eu l'ex-président tchécoslovaque Edvard Beneš, et qui nous a coûté 40 années de liberté. La raison est simple : contrairement à l'Ouest, l'Est ne se sert de ponts que pour accéder à des territoires étrangers. Qui garantirait la sécurité de l'Ukraine ? Personne. Comme personne ne l'a garantie depuis 1994, date à laquelle le pays avait renoncé à ses armes nucléaires, contre la promesse que personne ne violerait son intégrité territoriale. Or qui l'a violée ? L'Est." (26.11.2014)

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Lietuvos rytas - Lituanie

La chef d'Etat lituanienne se trompe de ton envers Moscou

Dalia Grybauskaitė, présidente de Lituanie, a qualifié la Russie d'Etat terroriste la semaine passée dans une interview à la radio. Selon certains politiques et médias lituaniens, cette déclaration est à l'origine d'un durcissement des contrôles à la frontière de l'enclave russe de Kaliningrad. Le quotidien libéral Lietuvos rytas se range à l'avis que la rhétorique de la présidente était déplacée : "Grybauskaitė a probablement raison quand elle dit que la Russie présente les caractéristiques d'un état terroriste. Il siérait toutefois à un chef d'Etat, qui n'est pas n'importe quel député écorché vif, de définir envers cet Etat une ligne de conduite valable pour la Lituanie, mais aussi pour l'ensemble de l'Occident, dont nous faisons partie. Il s'agirait d'une politique sérieuse qui demanderait du temps et de l'énergie. Or à quoi bon se donner tant de mal, quand on peut tout simplement pousser une gueulante pour montrer qu'on est cool ?" (26.11.2014)

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i - Portugal

Affaire Sócrates : une chance de régénérer le Portugal

L'ex-Premier ministre portugais José Sócrates, sur lequel pèsent des soupçons de corruption, est en détention provisoire depuis lundi. Une mesure prise afin de garantir le bon déroulement des enquêtes ouvertes contre lui, ont affirmé les autorités judiciaires aux médias. Cette affaire nous donne l'occasion unique de régénérer le système et de déclarer la guerre à l'enrichissement illégal, écrit le quotidien libéral i : "Les grands partis sont désormais tenus de soumettre leur responsables à de plus grandes exigences. … Ils doivent empêcher que le financement illégal des partis et la corruption n'influent sur la gestion de l'intérêt général et que les agents de la fonction publique s'enrichissent aux dépens de la politique. … Sócrates fait seulement l'objet de soupçons pour le moment, il jouit encore de la présomption d'innocence. Sa détention provisoire marque néanmoins la fin de l'impunité dont ont bénéficié de nombreuses personnalités politiques de haut rang ces 40 dernières années." (25.11.2014)

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Magyar Nemzet - Hongrie

Viktor Orbán peut encore inverser la tendance en Hongrie

En Hongrie, le parti ultraconservateur au pouvoir (Fidesz) a perdu deux circonscriptions au profit de l'opposition, dimanche, lors de législatives partielles. En dépit du mécontentement actuel des électeurs, le Premier ministre Viktor Orbán peut encore regagner la confiance des gens, pense le quotidien conservateur Magyar Nemzet: "Aux législatives d'avril, les électeurs avaient laissé carte blanche au gouvernement, le mandatant de poursuivre son travail. En d'autres termes, pas de vote sanction. Or on dénote actuellement une certaine grogne à l'endroit du gouvernement. Beaucoup d'électeurs veulent infliger une leçon au Fidesz. Le parti au pouvoir peut encore inverser la tendance et rectifier le tir. … La grogne peut être utile à toutes les forces politiques, pour peu qu'elles soient capables d'en prendre note et de la comprendre." (26.11.2014)

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ÉCONOMIE

Cinco Días - Espagne

Le plan Juncker doit être renforcé

Le programme d'investissement élaboré par le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est censé apporter des subventions publiques d'un montant de près de 21 milliards d'euros, avec l'objectif d'attirer 315 milliards d'euros d'investissements privés pour relancer la conjoncture économique. Sans le soutien supplémentaire des budgets nationaux, le projet est condamné à l'échec, redoute le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "Comme il s'agit dans la plupart des cas de financer des projets d'infrastructures très coûteux, censés rester dans le domaine public, il sera difficile de trouver des investisseurs si les gouvernements respectifs n'apportent pas des aides publiques d'appoint. L'ampleur de l'effet levier escompté semble avoir été exagérée. … C'est la raison pour laquelle le sommet européen des 18 et 19 décembre, qui se prononcera sur le sort du projet de Juncker, devra débloquer des moyens financiers supplémentaires." (26.11.2014)

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Contrepoints - France

Les réformes françaises édulcorées

Selon des informations de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, le gouvernement français entend assouplir la semaine de 35 heures et geler les salaires afin de relancer l'économie. On peut craindre que les projets de réformes initiaux soient fortement édulcorés dans leur mise en œuvre, écrit le magazine en ligne libéral Contrepoints : "C'est assez triste à dire, mais de la mesure de ce décalage dépendra l'avenir du pays. S'il est faible, c'est que, malgré les frictions, les grognements et les oppositions du pays, le gouvernement et quelques députés un peu moins déconnectés de la réalité que les autres, finissent par entamer les démarches qu'il faut. Seront-elles suffisantes ? Probablement pas, mais ne pas les faire, c'est la faillite assurée. Et si ce décalage est fort, si la pratique revient à des bricolages millimétriques comme toutes les magnifiques réformes tentées jusqu'à présent, on aura une preuve supplémentaire de l'absence totale de courage et de conviction des dirigeants et de l'appareil politique." (25.11.2014)

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Neatkarīgā - Lettonie

Les producteurs laitiers oubliés par l'UE

Les producteurs laitiers lettons subissent chaque mois des pertes d'au moins 10.000 euros en raison de l'embargo russe, écrit le journal national-conservateur Neatkarīgā, qui se dit déçu par l'offre du nouveau commissaire à l'Agriculture, Phil Hogan. Celui-ci ne leur propose que huit millions d'euros d'aide contre 20 millions annoncés par son prédécesseur : "Il faut noter que la nouvelle Commission ne se sent pas responsable de tenir les promesses faites par la Commission précédente. … Les conséquences pour les agriculteurs sont très préoccupantes. … Certains d'entre eux se trouvent dans l'obligation de réduire leurs dépenses, voire de mener à l'abattoir une partie de leurs bêtes. … D'un autre côté, la Lettonie n'a pas le droit moral d'exiger des dédommagements supérieurs à ceux d'autres Etats membres de l'UE. En effet, nous étions l'un des six pays membres de l'UE à avoir insisté, en novembre, sur un durcissement des sanctions contre la Russie." (25.11.2014)

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SOCIÉTÉ

Taraf - Turquie

La Turquie doit sanctionner l'antisémitisme

Le gouverneur de la ville d'Edirne, en Thrace turque, a menacé vendredi dernier de transformer la synagogue de la ville en musée, et non de préserver son rôle de lieu de culte, une fois les travaux de rénovation achevés. Une mesure qu'il justifie par "la haine" que lui inspire l'intervention d'Israël contre la mosquée d'Al-Aqsa à Jérusalem. Des propos impardonnables, s'indigne le quotidien libéral Taraf : "Le gouverneur d'Edirne, Dursun Şahin, devrait être limogé immédiatement. … Le gouvernement doit signaler clairement qu'il ne cautionne pas cet acte. … Pour qui se prend donc ce gouverneur, qui classe les citoyens turcs en fonction de leurs origines et qui a en outre l'impudence de léser leur droit de culte ? Si un quelconque Etat chrétien empêchait à ses citoyens musulmans l'accès à une mosquée en raison d'un sentiment de colère vis-à-vis des terroristes de l'EI ou d'Al-Qaida, quelle aurait donc été notre réaction ?" (26.11.2014)

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Aftonbladet - Suède

Interdire la mendicité ne résout pas le problème de la pauvreté

Devant la hausse du nombre de mendiants dans les rues des villes de Suède, les conservateurs et les "démocrates suédois" d'extrême droite envisagent une interdiction de la mendicité. Or ceci ne résoudra pas le problème de la pauvreté, qui frappe surtout les immigrés roms, souligne le quotidien de centre-gauche Aftonbladet : "Interdire la pauvreté n'était pas la solution il y a cent ans et ne l'est pas non plus aujourd'hui. Ce n'est pas en appelant la police que nous avons sorti notre pays de la pauvreté, mais grâce aux réformes sociales, à l'éducation et à la construction de logements. … Il y a plusieurs questions en suspens concernant les migrants intra-communautaires. Beaucoup d'argent aujourd'hui dépensé en Suède à des évacuations de force pourrait être affecté à la construction de logements. Par ailleurs, la Suède devrait intensifier sa coopération avec la Roumanie. … Notre pays a une grande expérience dans le domaine de l'aide au développement de par le monde. Nous devrions faire profiter la Roumanie de notre expérience, bien que ce soit un pays européen." (26.11.2014)

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Blog Ivo Indjev - Bulgarie

Bulgarie : quand la police surveille la police

Les contrôles routiers en Bulgarie devraient dorénavant se faire en présence d'au moins deux véhicules de police et seront ainsi filmés, afin de prévenir les cas de corruption. C'est ce qu'a annoncé mardi le ministre de l'intérieur Vesselin Vutchkov. Mais qui protège qui au juste dans l'histoire ? C'est la question que pose Ivo Indjev sur son blog : "ll est curieux de mobiliser des policiers non pas pour pourchasser les grands criminels, mais pour surveiller leurs collègues qui, livrés à eux-mêmes, succomberaient à la tentation. … La police nous protège de la police ! Je me demande seulement comment nous pouvons être sûrs que les policiers censés filmer leurs collègues ne sont pas tout aussi corrompus. Et comment être sûrs qu'il existe un seul policier incorruptible, devant lequel les autres auraient peur ou honte d'accepter un bakchich d'un automobiliste." (26.11.2014)

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