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Revue de Presse | 17.04.2015

 

À LA UNE

Athènes demande en vain un report de paiement

Christine Lagarde refuse d'accorder un délai pour le remboursement de 779 millions d'euros, prévu le 12 mai. (© picture-alliance/dpa)

 

D'après les médias, Athènes a demandé au FMI un délai pour le remboursement de plusieurs crédits. Une requête rejetée mercredi par la directrice du FMI, Christine Lagarde, à l'occasion des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington. Si la crise de la dette devait mener à un Grexit, ceci pourrait menacer l'ensemble de l'UE, préviennent certains commentateurs. D'autres estiment que la dernière chance de l'Europe réside dans une transformation radicale de la zone euro.

Corriere della Sera - Italie

Le Grexit, premier pas vers la dissolution de l'UE

Après le refus de la directrice du FMI d'accorder un report de paiement à la Grèce, les cours des bourses européennes ont plongé jeudi. Les investisseurs se préparent à un Grexit, assure le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera, qui met en garde contre les conséquences d'une telle perspective : "Un Grexit ne ferait qu'exacerber les tensions au sein de la zone euro et menacerait l'ensemble du processus d'intégration. Ce serait une bénédiction pour tous ceux qui surfent sur la vague eurosceptique - de Podemos en Espagne à Syriza en Grèce, en passant par l'AFD en Allemagne, la Lega Nord en Italie et l'UKIP au Royaume-Uni - dans le but de contester l'euro, voire, dans certains cas, de réclamer la dissolution de l'UE. Le spectre d'un Grexit devient à leurs yeux l'occasion de contester la dérive bureaucratique de l'Union, mais aussi de nier l'essence même de son projet politique." (17.04.2015)

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Club Z - Bulgarie

L'Europe veut se débarasser de Tsipras

Si Athènes ne reçoit pas de nouvelles aides, le Premier ministre Alexis Tsipras sera contraint de diminuer les retraites et les salaires des fonctionnaires, écrit le blogueur Vesselin Yelev sur le portail libéral-conservateur Club Z. Ce dont les autres Etats membres de l'UE sont tout à fait conscients, explique-t-il : "Si les Grecs devaient choisir entre des coupes dans les salaires et les retraites ou le maintien du gouvernement, il est évident qu'ils choisiraient un nouveau gouvernement. Or ce ne pourra être qu'un gouvernement disposant de la confiance des créanciers internationaux. Tsipras a galvaudé cette confiance. Je pense que la stratégie de l'Europe ne consiste pas à exclure la Grèce de la zone euro, mais à pousser les Grecs à se débarrasser de Tsipras. Si ceux-ci ne le font pas, la zone euro pourra malgré tout décider de se défaire de la Grèce." (16.04.2015)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Dissoudre l'Union monétaire sans plus tarder

La thèse selon laquelle un Grexit résoudrait les problèmes de la zone euro est loin de convaincre le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, qui propose une solution plus radicale : "Sur le long terme, un genre de gouvernement économique européen, doté d'un énorme budget lui permettant d'effectuer des prestations de transfert bien plus importantes que celles qu'a connues l'Allemagne depuis son unité, serait peut-être le meilleur moyen de remédier aux déséquilibres [qui grèvent la zone euro]. Or politiquement, c'est une voie sans issue. Déléguer encore plus de puissance à Bruxelles ? Les citoyens européens ne l'accepteraient pas.… L'Union monétaire divise les Européens. Echange d'incivilités, refroidissement du climat politique. Dans le rôle de cerbère de l'euro, l'Allemagne s'attire plus qu'aucun autre pays les foudres de ses voisins, bien qu'elle soit animée des meilleures intentions. L'heure est venue d'envisager une option jusqu'à présent écartée, pour des raisons compréhensibles : une dissolution de l'UEM, ou du moins sa réduction à un groupe d'Etats homogènes. Dans le souci de préserver l'Europe." (17.04.2015)

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POLITIQUE

Agos - Turquie

Le génocide arménien continue en Turquie

Avant même la délibération du Parlement européen, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a jugé "absurde" le projet de résolution sur le génocide arménien. Ces propos montrent que rien n'a changé au niveau des mentalités en Turquie, déplore le chroniqueur Yetvart Danzikyan dans l'hebdomadaire de la minorité arménienne Agos : "Une grande partie de la population turque considère les Arméniens comme des ennemis, ou, dans le meilleur des cas, comme des individus qui ne peuvent s'exprimer que dans un cadre défini, qui sont tenus de se taire sur certains points. ... Je ne parle pas ici de figures politiques ou de personnes qui s'expriment depuis des années sur la question. Je pense aux membres de la minorité arménienne. Ceux-ci portent dans leur chair le lourd fardeau de l'histoire et ne peuvent soigner leurs blessures, car on leur interdit d'en parler. … De ce point de vue, il n'est pas exagéré de dire que le génocide se poursuit encore aujourd'hui." (17.04.2015)

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Berlingske - Danemark

Le Danemark n'a pas à reconnaitre le génocide arménien

Le ministre danois des Affaires étrangères, le social-libéral Martin Lidegaard, est sous le feu des critiques après avoir qualifié le massacre des Arméniens en 1915 d'"évènement tragique", et non de génocide. Le quotidien libéral Berlingske prend la défense du ministre : "Au Danemark comme en Occident, tout le monde s'accorde à dire qu'il s'agit d'un génocide. L'argument avancé par le ministre pour justifier ses propos, c'est sa volonté de ne pas blesser inutilement les Turcs. … Contrairement à l'Arménie, la Turquie est un grand marché d'exportation. … On peut y voir une forme d'hypocrisie, mais aussi une preuve de bon sens. La mission principale de la politique extérieure danoise n'a jamais été d'exprimer des vérités désagréables aux grands pays. … Cela ne veut pas dire qu'il faille renoncer à nos valeurs. … Les autres Etats ne sont pas obligés de s'en prendre aux valeurs fondamentales de notre pays. Cela ne signifie pas toutefois que l'on soit tenu de saisir la moindre occasion pour remettre en cause les valeurs et l'histoire d'autres nations." (17.04.2015)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Les réfugiés, victimes de la lâcheté européenne

Au cours de cette seule semaine, plus de 400 réfugiés seraient morts noyés en Méditerranée. La recherche d'une réponse européenne à cette crise s'assimile à une véritable errance, déplore le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Les ratés de la politique migratoire sont liés au flou qui entoure la répartition des responsabilités entre l'UE et les Etats membres. S'il existe un système d'asile commun, Bruxelles ne dispose pas de moyens adaptés pour faire valoir des normes uniques au sein des Etats européens. Ceux-ci sont compétents en ce qui concerne la protection des frontières et le sauvetage de migrants ; l'agence de protection des frontières Frontex, sous-financée, ne peut apporter qu'un appui complémentaire. Frontex est par ailleurs dépendante des Etats membres, lesquels doivent mettre à sa disposition navires, hélicoptères et personnel. Il résulte de ce partage des compétences une tentative indigne de se délester du problème : la Commission européenne se retranche derrière les Etats membres tandis que ceux-ci refusent d'assumer leurs responsabilités." (17.04.2015)

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Financial Times - Royaume-Uni

L'UKIP rêve encore de l'Empire britannique

Deux semaines et demie avant les législatives britanniques, le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) est crédité de 15 pour cent des intentions de vote. Or c'est surtout son attitude eurosceptique qui fait que l'UKIP n'est pas une véritable alternative politique, estime le quotidien conservateur Financial Times : "L'UKIP est un mouvement inexpérimenté qui ne compte pas de personnalités importantes, exception faite de son chef de file Nigel Farage. La résolution du parti de faire sortir la Grande-Bretagne de l'UE et du marché unique compromettrait la prospérité économique et la position de la Grande-Bretagne dans le monde. La politique européenne de l'UKIP ne repose pas sur une analyse objective des avantages et des inconvénients de l'appartenance à l'UE, qui tiendrait par exemple compte de l'importance des investissements et de l'emploi. Il s'agit bien plus d'une réaction émotionnelle, qui repose sur une vision idéalisée du passé - un passé où l'Empire britannique dominait les mers de ce monde." (16.04.2015)

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Lidové noviny - République tchèque

L'achat d'armes par la Grèce, au plus mauvais moment

Le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos, a évoqué jeudi en Russie la possibilité d'acheter des missiles pour le système de batteries anti-aériennes S-300. Compte tenu de la situation actuelle de la Grèce, il y a de quoi se poser certaines questions, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : "Dans des circonstances normales, l'achat d'armes russes par la Grèce ne retiendrait pas vraiment l'attention. La Grèce exploite le système S-300 depuis l'époque Eltsine, alors que la Russie était encore un partenaire de l'OTAN, et non son adversaire, comme aujourd'hui. Il est connu que la Grèce est le pays européen de l'OTAN avec les dépenses militaires les plus élevées par rapport à son PIB. Cela n'a rien de problématique en soi. Mais l'image véhiculée par les négociations moscovites de Kammenos vient compléter un tableau troublant. … Il est question du moment choisi par le ministre à Moscou et de l'atmosphère actuelle. Est-ce là l'image que veut donner un pays occidental qui cherche à sortir de la crise, à rembourser ses dettes et à améliorer la confiance de ses alliés ?" (17.04.2015)

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Mandiner - Hongrie

Le parti d'extrême droite Jobbik est tout simplement sexy

Le parti d'extrême droite Jobbik marque des points en Hongrie grâce à son "image jeune", écrit le chroniqueur Gábor Kardos sur le portail Mandiner : "Comment expliquer que ce parti mobilise tant de jeunes intelligents et vifs, qui ne correspondent absolument pas au stéréotype de l'activiste abruti du Jobbik, le loser qui rejette sur d'autres la responsabilité de son échec : les juifs, les Roms et d'autres boucs émissaires. Le Jobbik a la cote auprès des très jeunes aujourd'hui.… Depuis la nuit des temps, dans les communautés humaines, il est décisif de savoir le parti que rallient les jeunes les plus attrayants et les plus cools, car se joindre à eux est la garantie d'être du côté des gagnants pendant toute sa vie. Traduit dans la langue du marketing, le produit le plus cool, c'est celui qui est sexy. Le Jobbik est sexy, tout simplement." (16.04.2015)

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ÉCONOMIE

Le Monde - France

Procédure contre Google : Bruxelles doit aller plus loin

Le quotidien Le Monde salue la procédure engagée par Bruxelles contre Google, tout en l'appelant à s'engager également pour la protection des données : "Que l'Europe passe à l'offensive sur ces sujets est une bonne chose… Cela n'est pas suffisant. Si elle veut s'armer pour mieux protéger ses citoyens et ses entreprises dans un monde qui se numérise à grande vitesse, l'Union européenne doit adopter la directive sur la protection des données personnelles, proposée il y a plus de trois ans, et sur laquelle les vingt-huit Etats membres n'en finissent plus de pinailler. Elle doit s'attaquer à tout ce qui relève de la question de la souveraineté numérique. De fait, si on veut éviter une totale dépendance par rapport aux GAFA, il faut favoriser la naissance de géants européens du Net. L'UE doit faire du numérique une vraie priorité de développement." (17.04.2015)

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SOCIÉTÉ

Blog Adevărul - Roumanie

Poutine en petit-père du peuple

Dans son show télé annuel, le président russe a répondu jeudi aux questions des citoyens russes. Les banalités qui ont été retenues sur quelque deux millions d'appels téléphoniques résultent d'un calcul politique, commente le journaliste George Damian sur le portail du quotidien libéral-conservateur Adevărul : "L'équipe chargée de la communication de Poutine a sélectionné la question de l'épouse d'un colonel de l'armée, qui demandait si au titre de commandant en chef des armées, Poutine ne pourrait pas ordonner à son mari d'acheter enfin un chien. … Qu'une affaire aussi quelconque soit évoquée lors d'un rendez-vous aussi important que le show télévisé annuel de Poutine est bien la preuve qu'il s'agit surtout de cultiver l'image de petit père de la nation. Peut-être le colonel a-t-il une allergie aux poils de chien ou peut-être sa femme et lui ne peuvent-ils pas se mettre d'accord sur une race de chien. Mais si Poutine a le pouvoir d'imposer à un citoyen russe de changer sa vie privée, rien n'est impossible." (17.04.2015)

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Rzeczpospolita - Pologne

Pologne : interdire le passage aux motards patriotes russes

Le club de motards russes "Loups de la nuit", dont le leader passe pour être un ami du président russe Vladimir Poutine, entend traverser la Pologne fin avril afin de déposer des fleurs aux pieds du monument à l'Armée rouge, le 9 mai, à Berlin. Si la Russie interdit des films d'Hollywood, comme elle l'a fait cette semaine pour "System", la Pologne a elle aussi le droit d'interdire cette expédition, juge le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Ce thriller hollywoodien présente un tueur en série dont la condamnation a été indûment négligée par les services secrets soviétiques. Le film serait une menace pour l'âme russe, tout comme Rambo et James Bond l'étaient jadis pour les Soviétiques. L'affaire a un côté positif : si la Russie n'autorise pas dans son Etat les films autres que ceux qui présentent les officiers soviétiques comme des modèles de vertu, nous avons nous aussi le droit d'interdire l'entrée sur notre territoire aux admirateurs de Staline et du communisme. Les Loups de la nuit, par exemple." (17.04.2015)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Nourrir et loger les réfugiés qui se sont vus refuser l'asile

Un débat houleux secoue la coalition au pouvoir aux Pays-Bas autour de l'assistance à apporter aux réfugiés qui ont vu leur demande d'asile rejetée. Le parti social-démocrate PvdA préconise de leur fournir un minimum vital - un toit, de la nourriture et un accès à l'hygiène - ce que refuse le parti de droite libérale VVD. Ce litige menace la coalition, écrit le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Si chaque désaccord entraîne des luttes aussi acharnées, il ne restera pas grand-chose de la coalition. … Pourtant, la question des immigrés irréguliers appelle une solution pragmatique et urgente. Le PvdA a raison de dire qu'un pays civilisé ne peut laisser des gens à la rue. Le VVD a raison de dire qu'un système d'asile n'est pas viable sans obligation contraignante de reconduite à la frontière. … Mais le VDD sait aussi que la réalité ne colle pas avec son agenda. De plus en plus de personnes se trouveront coincées dans un no man's land entre droit d'asile et expulsion, car leur retour est impossible ou parce qu'ils s'y opposent." (17.04.2015)

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El País - Espagne

L'Espagne ne permet pas aux jeunes de prendre leur envol

L'office statistique européen Eurostat a présenté jeudi un rapport faisant état de données sur les conditions de vie des jeunes. L'âge moyen auquel les enfants quittent le foyer parental est de 28,9 ans en moyenne en Espagne, ce qui est lié à la politique, comme l'explique le quotidien centre-gauche El País : "Pourquoi les Suédois quittent-ils le nid à 19,6 ans alors que les Croates, à l'autre bout de la liste, restent chez leurs parents jusqu'à 31,9 ans ? La réponse est simple : parce que les Suédois en ont la possibilité. Et ils en ont la possibilité parce que la situation économique le leur permet et parce qu'il existe des instruments politiques de soutien - bourses, logements sociaux - qui les aident à voler de leurs propres ailes, sachant qu'ils ne devront pas rentrer au bercail en cas d'accident de parcours. Dans le Nord, la politique soutient le départ des jeunes du foyer parental tandis que dans le Sud, elle les y retient. Le chômage, les emplois mal rémunérés et l'absence d'aide au logement rognent les ailes de la jeunesse espagnole." (17.04.2015)

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