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Revue de Presse | 29.07.2015

 

À LA UNE

La Turquie obtient le soutien de l'OTAN

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a promis à la Turquie un "soutien fort" ; Ankara n'avait pas demandé d'aide militaire. (© picture-alliance/dpa)

 

Mardi, les partenaires de l'OTAN ont assuré leur soutien à Ankara dans la lutte contre le terrorisme. Ils n'ont émis aucune critique officielle quant aux attaques controversées de la Turquie contre des positions du PKK. L'OTAN se laisse ainsi instrumentaliser par la Turquie, déplorent les commentateurs, qui voient dans la lutte antiterroriste du président turc une manœuvre de politique intérieure.

tagesschau.de - Allemagne

La Turquie instrumentalise l'OTAN

L'OTAN a omis d'aborder officiellement les attaques turques contre les positions du PKK, critique le portail d'information public tagesschau.de : "[Le secrétaire général de l'OTAN Jens] Stoltenberg ne spécifie aucunement les attaques que l'OTAN cautionne et celles qu'elle condamne. Le président turc, qui veut surtout se maintenir au pouvoir, obtient ainsi un 'blanc-seing' pour recourir à la violence contre ses adversaires politiques dans le pays et à l'étranger, sous couvert de lutte générale contre le terrorisme. … Erdoğan ne recule devant rien pour empêcher la formation d'un Etat kurde indépendant, qui donnerait des ailes à ses adversaires politiques. Il met l'OTAN à contribution, et celle-ci se laisse faire. Le leurre utilisé pour l'amadouer : la volte-face surprenante de la Turquie dans la lutte contre Daech. La Turquie serait devenue du jour au lendemain un adversaire de Daech ? Ceci parait peu crédible." (28.07.2015)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Erdoğan se sert du combat contre le PKK

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré officiellement caduc mardi le processus de paix engagé avec les Kurdes. Sa lutte contre le PKK n'est autre qu'une manœuvre politique, explique le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Les forces modérées kurdes sont exposées à une pression double : d'une part à celle des tenants de la ligne dure kurde, d'autre part à celle de l'Etat. Erdoğan n'a pas tardé à menacer de répressions tous les politiques du parti d'opposition pro-kurde HDP s'ils entraient en relation avec des groupes terroristes. Tout ceci est une aubaine pour le président. Dans le contexte d'un regain de violence et de nationalisme, il peut se poser en homme fort. Si les négociations de coalition devaient échouer en Turquie, comme on le prévoit, on en viendrait à des élections anticipées. Erdoğan entend y récupérer les voix perdues par son parti, l'AKP, au bénéfice de la concurrence à droite. Il sait que si le PKK ne peut être vaincu militairement, il peut en revanche l'exploiter sur le terrain politique." (28.07.2015)

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Cumhuriyet - Turquie

L'AKP mise sur l'antiterrorisme pour garder le pouvoir

En combattant le groupe terroriste Daech et le PKK, l'AKP espère reconquérir sa majorité gouvernementale, estime Mustafa Balbay, chroniqueur et député du parti d'opposition CHP, dans le quotidien kémaliste Cumhuriyet : "L'AKP fait tout ce qu'il peut pour que le pouvoir ne lui échappe pas. Il compte notamment sur la lutte antiterroriste, selon le principe suivant : quels que soient ses origines, ses objectifs et ses auteurs, nous sommes opposés à toute forme de terrorisme ! Bien entendu, après les récentes attaques terroristes, le gouvernement devrait surtout trouver les coupables, et non se plaindre et instrumentaliser les évènements. … L'AKP est toutefois tenté de ne pas reconnaître les résultats des élections du 7 juin, et d'organiser des élections anticipées. … Le parlement, y compris les députés de l'AKP un tant soit peu responsables, ne doivent pas cautionner ce petit jeu." (29.07.2015)

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Phileleftheros - Chypre

Washington a besoin d'Ankara et des Kurdes

Le gouvernement américain a considéré mardi que les frappes aériennes turques contre le PKK constituaient un acte d'autodéfense et que le PKK était l'agresseur. Une position qui place Washington devant un véritable dilemme, prévient le quotidien libéral Phileleftheros : "Pour les Américains, il était primordial d'avoir un allié solide face aux djihadistes. Sans les Kurdes, les djihadistes contrôleraient aujourd'hui un territoire bien plus important encore. Ceci a fait des Kurdes un acteur majeur dans les âpres conflits du Proche-Orient. Ils se sentent plus forts aujourd'hui et ils sont prêts à créer leur propre Etat. … Si le conflit devait s'aggraver entre les Kurdes et les Turcs, les Etats-Unis se retrouveraient alors dans la situation difficile de devoir soutenir tel ou tel camp. Un dilemme considérable pour Washington. Car les Américains ont besoin de la Turquie, mais aussi des Kurdes." (28.07.2015)

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POLITIQUE

Le Figaro - France

Schäuble, un Premier ministre de rêve pour la France

Dans un entretien accordé mi-juillet, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait évoqué l'éventualité de sa démission pour résoudre le litige l'opposant à la chancelière Angela Merkel quant à la gestion de la crise grecque. Le quotidien conservateur Figaro lui a déjà trouvé une possible reconversion : "[L]e rêve serait de lui demander de venir travailler en France afin qu'il importe ses méthodes, sa rigueur et son inflexibilité. Autant de qualités qui manquent tant à nos politiques. … Il aime la France. Et c'est parce qu'il l'aime qu'il voudrait arrêter de voir en elle l'homme malade de l'Europe. Lui qui roule depuis vingt-cinq ans dans une chaise roulante pour avoir reçu deux balles dans la moelle épinière lors d'une tentative d'assassinat est de la race des survivants. De ceux qui n'ont rien à perdre. Mais qui sont prêts à tout pour faire gagner des idées qu'ils croient justes et nécessaires. Autant dire qu'il ferait le meilleur premier ministre que la France ait pu connaître depuis Raymond Barre [à la fin des années 1970]." (29.07.2015)

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Il Sole 24 Ore - Italie

Allemagne : l'incompétence patente des 'Sages de l'économie'

Le Conseil allemand des experts économiques a évoqué la possibilité d'exclure certains Etats de la zone euro et a mis en garde contre la poursuite de l'intégration européenne. Il a également critiqué la proposition du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, à savoir la création d'un ministère des Finances de l'euro. C'est là une raison suffisante pour envisager cette proposition, écrit le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "Si la proposition de Schäuble suscite la méfiance car elle émane de Berlin, les critiques formulées par quatre des 'Cinq Sages de l'économie' pourraient permettre de nuancer un peu la proposition du ministre. En comparaison, l'aridité intellectuelle de leur rapport montre que l'Allemagne doit d'urgence élargir son horizon si elle ne veut pas s'enfermer dans la vieille claustrophobie de son consensus national." (29.07.2015)

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Večernji List - Croatie

Crise grecque : Varoufakis n'a rien à perdre

Après l'annonce d'un présumé plan B par l'ex-ministre des Finances grec Yanis Varoufakis en cas de faillite de la Grèce, le quotidien conservateur Večernji list émet des conjectures sur son avenir : "Varoufakis est trop cool pour se soucier du risque de nuire à son pays, puisqu'il a la nationalité australienne et qu'il est un éminent professeur d'économie, qui sera encore plus sollicité après son expérience de ministre des Finances grec. C'est un calcul assez égoïste. … Mais c'est cet égoïsme qui fait de lui un type aussi cool. … Or Varoufakis ne chevauchera peut-être pas sa moto dans le soleil couchant, comme il se l'était imaginé. Il finira en taule pour tentative d'atteinte au régime constitutionnel, pour avoir accédé frauduleusement à des données du fisc grec. Ou peut-être continuera-t-il de gagner de l'argent grâce à ses témoignages incroyables d'initié, issus de l'époque où il fut 'le ministre des Finances le plus cool, le plus charismatique et le plus intelligent de l'histoire'." (29.07.2015)

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Sydsvenskan - Suède

Sous-marin d'hier, propagande d'aujourd'hui...

En Suède, une équipe de plongeurs a indiqué lundi avoir localisé l'épave d'un sous-marin russe. Or il s'agirait d'un submersible de 1916, et non d'un modèle récent, comme certains le pensaient au départ. Les réactions suscitées par cette découverte sont proprement affligeantes, selon le quotidien libéral Sydsvenskan : "L'excentricité des déclarations initiales sont dues en partie à la déclaration de presse [volontairement énigmatique] de l'équipe de plongeurs Ocean X Team, probablement à des fins de marketing. … Or même un vieux sous-marin peut se transformer en arme politique. La Suède souffrirait ainsi de 'bathyscaphophobie' avancée et de 'russophobie'. Tels sont les commentaires railleurs effectués par l'agence de presse russe Sputnik, qui appartient à l'appareil de propagande médiatique du Kremlin. … Dans la guerre de propagande menée par la Russie, il est important de garder la tête froide. La Suède a encore pas mal de choses à apprendre à ce sujet." (28.07.2015)

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Helsingin Sanomat - Finlande

Moscou et l'Ouest encore capables de coopérer

L'ancienne république soviétique du Kazakhstan a été acceptée lundi au sein de l'OMC, après plusieurs années de négociations. Le quotidien libéral Helsingin Sanomat y voit la preuve que la collaboration entre la Russie et l'Occident reste possible, en dépit des tensions : "L'adhésion à l'OMC confirme le rôle de partenaire commercial de ce pays riche en ressources naturelles, car les traités de l'OMC sont contraignants sur le plan juridique. … Les négociations avaient été mises à mal par l'entrée du Kazakhstan dans l'Union douanière eurasiatique pilotée par la Russie. Puis l'adhésion du pays avait été remise en cause par les répercussions géopolitiques de la crise ukrainienne. Mais au final, tout le monde voulait l'adhésion du Kazakhstan à l'OMC, aussi bien la Russie que les Etats-Unis et l'UE, si bien qu'un compromis a pu être trouvé. L'adhésion du Kazakhstan est un signe positif : elle montre que s'il le faut, l'Ouest et la Russie sont toujours en mesure de coopérer." (29.07.2015)

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RÉFLEXIONS

Protagon - Grèce

Crise grecque : les sentiments anti-européens des Grecs, par Nikos Dimou

Le rejet de l'UE dans les rangs du gouvernement et dans de larges pans de la population ne pourra que nuire à la Grèce à long terme, redoute l'écrivain Nikos Dimou sur le portail libéral Protagon : "L'Europe n'est certes pas le paradis sur terre, mais c'est le mieux que nous ayons pour l'instant. … Connaissez-vous un autre lieu sur cette planète qui respecte davantage les droits et la dignité des citoyens, et qui soit plus pacifique, plus civilisé et plus progressiste ? Lui préfèreriez-vous l'Afrique, l'Amérique du Sud ou l'Extrême-Orient ? Je crains que le poison antieuropéen qui coule actuellement dans les veines de la plupart des Grecs nous sera autrement plus préjudiciable que les dettes et le déficit. Nous avons toujours eu un problème d'identité nationale : est-elle balkanique, orientale, européenne ? Nous avons monté ce problème en épingle au point de risquer de devenir un 'néant national'. Personne, pas même la plus grande superpuissance, ne peut vivre en autarcie. Son travail s'inscrit dans le cadre de tradition, d'un contexte culturel doté de règles. Si nous rejetons l'Europe, où sera notre place ?" (28.07.2015)

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ÉCONOMIE

De Standaard - Belgique

Les agriculteurs belges doivent produire plus intelligemment

Les agriculteurs belges se plaignent d'une baisse de leur revenus suite à la suppression des quotas laitiers. Or une nouvelle protection de l'Etat pour faire face à la concurrence des produits extra-communautaires n'est pas la réponse, met en garde le quotidien libéral De Standaard : "Une facturation correcte des frais de port [pour les produits hors UE] solutionnerait en partie le problème. Tant qu'ils seront trop bas, les agriculteurs ne pourront pas compter sur des revenus durables. Car la concurrence est omniprésente. L'impact écologique et les investissements dans les transports sont répercutés sur la société. Ce qui n'est pas viable non plus. Par ailleurs, les agriculteurs doivent trouver des alternatives à la production de masse. … Car la vulnérabilité augmente avec la taille de l'exploitation. Des exploitations de petite taille, la spécialisation et la qualité semblent être des options préférables, même s'il reste à faire comprendre aux consommateurs que le prix ne doit pas être le seul et unique critère dans notre alimentation quotidienne." (29.07.2015)

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SOCIÉTÉ

The Guardian - Royaume-Uni

Crise grecque : l'Allemagne de la pensée unique

Dans le litige relatif au sauvetage de la Grèce, quasiment personne en Allemagne n'a osé remettre en question la ligne dure adoptée par le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, déplore le chroniqueur Timothy Garton Ash dans le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Le consensus est l'une des forces principales de la République fédérale, et le changement par le consensus est une spécialité allemande, incarnée par la chancelière Angela Merkel. … Or il peut parfois y avoir trop de consensus, et ce qu'il m'a été donné d'observer en Allemagne, c'est presque la pensée unique. … Il serait louable d'assister à un débat d'opinions davantage axé sur les réalités. Pas une partialité futile et dysfonctionnelle selon le modèle américain, mais une démocratie basée sur l'échange de points de vue. L'Allemagne ne manque pas d'intellectuels talentueux et indépendants, jeunes ou âgés. Or un grand nombre d'entre eux restent discrets, ou bien vivent et travaillent à l'étranger." (27.07.2015)

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Blog Mozgástér - Hongrie

La Hongrie reste le 'bastion de l'Occident'

La Hongrie espère avoir achevé d'ici la fin du mois d'août la construction de sa clôture controversée à la frontière serbe. Face à l'afflux de réfugiés, le pays se sent rappelé à son rôle traditionnel de "gardien de l'Occident", analyse le politologue Tamás Lánczi sur le portail de blogs Mozgástér : "Contrairement à l'identité d'autres peuples, l'identité hongroise ne s'est jamais détachée de la réalité pour être ravalée au rang de construction théorique. La défense de l'Occident a toujours été associée à un véritable combat contre des ennemis en chair et en os qui, presque sans exception, ont voulu nous imposer une autre culture, une autre langue, une autre religion et un autre système de valeurs. C'est précisément la raison pour laquelle les Hongrois réagissent de façon si sensible aux défis que posent les cultures étrangères. C'est comme si l'afflux de réfugiés enregistré ces derniers mois, qui prend les dimensions d'une grande invasion, ressuscitait cette perception historique des Magyars dans la pensée publique hongroise. Nous nous sentons à nouveau à la frontière de deux civilisations, et, une fois encore, livrés à nous-mêmes [comme jadis contre les Ottomans]." (28.07.2015)

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Lidové noviny - République tchèque

Les amalgames fâcheux du président tchèque sur les réfugiés

Mardi à Prague, le président tchèque Miloš Zeman a déclaré ne pas comprendre que l'Etat dépense de l'argent pour les réfugiés, mais pas pour les établissements de prise en charge provisoire des enfants en détresse, criblés de dettes. Le quotidien conservateur Lidové Noviny reproche au chef de l'Etat d'attiser la xénophobie : "Voulant bien agir, le président tombe toutefois dans le populisme. Ses efforts pour s'engager en faveur des centres d'accueil pour enfants, surendettés, ont été si maladroits qu'ils ressemblaient à de la propagande xénophobe. … En tant qu'ancien Premier ministre et qu'économiste, il doit savoir que l'Etat touche cet argent pour l'allouer aux réfugiés et que le subventionnement des centres d'accueil provient de sources tout à fait distinctes. Il n'existe absolument aucun lien entre les deux dépenses. L'intervention de Zeman n'aide en rien les enfants. Elle ne fait qu'apporter de l'eau au moulin de ceux qui détestent les migrants." (29.07.2015)

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MÉDIAS

Latvijas Avīze - Lettonie

Face à la propagande du Kremlin, la Lettonie doit se défendre

La Pologne et les Pays-Bas veulent fonder une agence de presse russophone pour contrer la propagande russe. La Lettonie devrait elle aussi se joindre à ce projet car sa chaîne de télévision destinée à la population de langue russe n'avance guère, constate le quotidien national-conservateur Latvijas Avīze : "La Lettonie devrait s'associer au projet parce que nous manquons de temps et d'argent pour créer une chaîne russophone de qualité. Jusqu'ici, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini ne s'est pas montrée disposée à combattre efficacement les campagnes de désinformation du Kremlin. Pendant ce temps, en Lettonie, nous assistons à la création d'une antenne de l'agence de presse russe Rossia Sevodnia, alors que son patron, Dmitri Kisseliov, figure depuis longtemps sur la liste des sanctions de l'UE." (27.07.2015)

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