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Revue de Presse | 17.04.2014

 

À LA UNE

L'OTAN accroît sa présence en Europe de l'Est

"L'OTAN protégera chacun de ses alliés", a déclaré mercredi son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen. (© picture-alliance/dpa)

 

L'OTAN a annoncé mercredi un renforcement de ses troupes déployées en Europe de l'Est. Un sommet de crise doit réunir ce jeudi à Genève les ministres des Affaires étrangères russe, américain, ukrainien et la chef de la diplomatie européenne. Cette double stratégie est la réponse adéquate, se réjouissent certains commentateurs. D'autres n'attendent pas grand-chose de la diplomatie.

Blog EUROPP - Royaume-Uni

Face à Poutine, la carotte et le bâton

Seule une double stratégie de l'Ouest face à Moscou peut contribuer à une désescalade de la crise en Ukraine, analyse le politologue Borja Guijarro Usobiaga sur le blog EUROPP de la London School of Economics : "Tout d'abord, les Etats-Unis et l'UE doivent amener la Russie à prendre place à la table des négociations et faire en sorte qu'elle fasse partie de la solution et non pas du problème. … Parallèlement, l'Ouest doit faire comprendre à Vladimir Poutine que son refus de jouer le jeu entraînera un coût économique et politique incommensurable pour la Russie. Enfin, une désescalade appellera un immense effort diplomatique visant à assurer que la Russie apporte son soutien actif aux élections du 25 mai. Car seul un nouveau gouvernement élu peut revendiquer la légitimité qui fait défaut à l'actuel gouvernement ukrainien." (16.04.2014)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

L'OTAN doit annoncer la couleur

L'OTAN a annoncé mercredi son intention de renforcer ses troupes en Europe de l'Est. C'est la moindre des choses qu'elle puisse faire avant la réunion de Genève, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "A la différence de l'Ukraine, les pays baltes et la Pologne sont membres de l'OTAN. Le déploiement de quelques avions, navires et soldats rappelle cette adhésion, rien de plus. C'est la moindre des choses qu'une alliance puisse faire pour rester crédible. En faire moins serait interprété par le Kremlin comme un signe de faiblesse et d'irrésolution, raisons pour lesquelles celui-ci méprise d'ores et déjà l'Ouest. Or l'OTAN ne peut pas aller plus loin, pour ne pas fournir à Moscou de prétexte à annuler ces rencontres, qui ont été si difficiles à négocier. Car l'UE comme l'OTAN préfèrent parler mille fois que tirer une seule fois. Le seul problème, c'est que Poutine le sait." (17.04.2014)

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De Standaard - Belgique

Après Genève, le chaos perdurera

Il n'y a pas grand-chose à attendre des discussions d'aujourd'hui à Genève sur la crise ukrainienne, estime le quotidien libéral De Standaard : "Les propositions russes de fédéralisation ont peu de chances d'aboutir. Les dirigeants occidentaux veulent surtout évoquer la présence menaçante de l'armée russe à la frontière et l'action incontrôlable des milices pro-russes. Des questions tabous pour les Russes. Bref, il est peu probable que l'on jette les bases d'une solution à Genève. Mais alors, qu'y fera-t-on ? L'Union européenne brandit la menace de passer au troisième niveau de sanctions. ... Mais l'Europe est trop divisée pour cela. ... Il est pratiquement exclu que les troupes de l'OTAN interviennent en Ukraine, car le pays ne fait pas partie de l'OTAN. ... D'un point de vue réaliste, il ne se passera rien et le chaos se perpétuera, du moins jusqu'aux présidentielles du 25 mai. Personne ne sait ce qui se produira ensuite." (17.04.2014)

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Večernji List - Croatie

Le petit jeu de la CIA et du KGB en Ukraine

Le chef de la CIA, John Brennan, a effectué ce week-end une visite secrète en Ukraine. Pour le quotidien conservateur Večernji List, c'est un signe que le conflit autour du pays est devenu un jeu russo-américain, avec d'ores et déjà un perdant : "Obama et Poutine sont enfoncés jusqu'au cou dans les sables mouvants ukrainiens. Le pays divisé et appauvri est devenu un terrain de jeu sur lequel ils mesurent leurs forces et font valoir leur influence. Les Américains exercent une influence directe sur le nouveau gouvernement ukrainien, mais les Russes ont élaboré un réseau d'agents très opérationnel dans tout le pays. Dès qu'elles le souhaitent, les deux grandes puissances peuvent déclencher une guerre civile, mais aussi engager un processus de paix. ... Si l'on en vient toutefois à de graves affrontements et à des sanctions accrues, c'est surtout l'UE qui en pâtira économiquement. La situation a peut-être été portée à ébullition par certains centres de pouvoir dans le but de compromettre la reconnaissance politique de l'UE et de son premier membre - l'Allemagne." (17.04.2014)

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POLITIQUE

MediaPart - France

Les plans d'austérité de Valls, un cercle vicieux

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a annoncé mercredi un plan d'économies prévoyant un gel des prestations sociales et des dépenses de santé ainsi qu'un blocage de l'indice de salaire des fonctionnaires, dans l'objectif d'économiser 50 milliards d'euros d'ici 2017. Le site d'investigation mediapart.fr dénonce une politique économique absurde : "Il risque d'avoir de nombreux effets pervers. Poussant à la baisse le pouvoir d'achat des Français ... il risque de replonger le pays dans l'anémie, alors que les signes de reprises sont encore extrêmement ténus. Il y a donc une forme de dogmatisme de la part du gouvernement, dans la décision qu'il a prise de mettre en œuvre ce plan d'austérité, et dans les modalités. Car, à bien des égards, on sent la patte de la 'Troïka' dans ce plan d'austérité : il est très proche de ces fameuses réformes dites structurelles dont raffolent le FMI, Bruxelles et la Banque centrale européenne. Voici donc, en somme, la France en train de suivre une voie assez proche de celle de l'Espagne. Une sorte de cercle vicieux : davantage d'austérité qui conduira à moins de croissance qui conduira à plus de déficits, qui conduira à plus d'austérité." (16.04.2014)

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Eleftheros Typos - Grèce

Préserver le récent succès de la Grèce

Après le retour de la Grèce sur les marchés de capitaux, le quotidien conservateur Eleftheros Typos salue la politique du gouvernement d'Antonis Samaras et appelle les citoyens à ne pas remettre en cause cet acquis aux européennes : "La Grèce doit à Samaras d'avoir retrouvé la voie des marchés. De l'avis des experts, la plus faible économie de la zone euro semble avoir retrouvé la confiance des investisseurs. Le taux d'intérêt de 4,95 pour cent atteint désormais par les emprunts grecs est inférieur aux six pour cent que l'on nous accordait avant la mise en place des programmes d'austérité. Samaras a indiqué qu'il était erroné de croire que nous étions tirés d'affaires. Il ferait mieux d'insister pour que les efforts fournis jusque-là ne soient pas anéantis." (16.04.2014)

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Der Standard - Autriche

La rébellion contre Assad a échoué

En Syrie, les troupes de Bachar Al-Assad ont reconquis ces derniers mois plusieurs des régions tenues par les rebelles à la frontière libanaise. Le quotidien de centre-gauche Der Standard y voit la fin de l'insurrection contre le régime syrien : "La politique syrienne de l'Occident et de la plupart des Etats arabes, qui tablaient sur une chute rapide d'Assad, a échoué. L'idée que l'on puisse, dans un proche avenir, renforcer les forces modérées parmi les rebelles au point de vaincre Assad et les islamistes, parait bien naïve. Ceci ne signifie pas que ce régime puisse un jour retrouver le contrôle total de tous les territoires syriens. Mais trois ans après le début du soulèvement, loin d'être à bout, Bachar Al-Assad se prépare aux élections présidentielles, pour ridicules que celles-ci puissent sembler. La réputation des insurgés est déjà tellement entachée que même les annonces d'un prétendu recours aux armes chimiques n'entraînent pas le tollé souhaité contre le régime." (17.04.2014)

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Právo - République tchèque

Le nouvel accès d'europhobie de l'ex-président Klaus

Pour l'ex-président tchèque Václav Klaus, il n'y a pas de quoi se réjouir des dix ans de l'adhésion de son pays à l'UE : l'Union est exclusivement dominée par les Allemands et les Français, et l'actuel cap pro-européen de Prague est une défaite pour les dix millions de Tchèques, a-t-il déclaré mercredi dans un entretien. Klaus voit donc la Tchéquie du côté de la Russie, commente le quotidien de gauche Právo : "Rien de nouveau de la part de Klaus. Cela fait déjà des années qu'il souffre d'europhobie. ...  Il n'avait cependant jamais répondu à la question logique sur l'appartenance de la République tchèque, si ce n'est à l'UE. En choisissant de se ranger derrière le président Vladimir Poutine dans le conflit qui oppose la Russie à l'Europe, il répond clairement à cette question aujourd'hui. Car ce conflit serait pour l'Europe l'occasion de resserrer les rangs, selon sa propre justification. Ce qu'il ne faut pas entendre..." (17.04.2014)

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RÉFLEXIONS

El Huffington Post - Espagne

Ce que l'Ukraine peut apprendre à l'Europe, par Slavoj Žižek

L'opposition autour de l'Ukraine renvoie à l'Europe sa propre image et devrait l'aider à choisir la bonne voie, estime le philosophe slovène Slavoj Žižek, dans le journal en ligne de centre-gauche El Huffington Post : "On ne saurait réduire l'Europe à une seule vision : le spectre idéologique s'étend des concepts nationalistes (voire fascistes) à celui qu'Etienne Balibar nomme 'égaliberté' - le seul idéal que l'Europe soit [aujourd'hui] en mesure d'offrir au monde, même si les institutions européennes le trahissent de plus en plus. ... Ce que l'Europe devrait reconnaître dans les manifestations des Ukrainiens, c'est le pire et le meilleur d'elle-même. ... Les manifestants de la place de l'Indépendance de Kiev sont réellement des héros. Mais le véritable combat ne fait que commencer : celui qui déterminera quelle sera l'Ukraine de demain. Cet affrontement sera bien plus dur que la résistance à l'intervention de Poutine. La question n'est pas de savoir si l'Ukraine mérite l'Europe, c'est-à-dire si elle mérite d'être acceptée dans l'UE, mais de savoir si l'Europe est à la hauteur des aspirations profondes des Ukrainiens." (17.04.2014)

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ÉCONOMIE

Irish Examiner - Irlande

Malgré la reprise, l'Irlande doit poursuivre l'austérité

Le chômage a reculé en Irlande et s'élevait à 11,8 pour cent en mars, soit le taux le plus faible de ces cinq dernières années. Le gouvernement a cependant raison de poursuivre le cap de la consolidation budgétaire, tel qu'il l'a annoncé, estime le quotidien libéral Irish Examiner : "Il serait réjouissant que nous puissions nous attendre à un budget qui, à défaut d'être expansif, renonce du moins à de nouvelles coupes dans les revenus et les services publics. Malheureusement, le 'bad cop', en l'occurence le ministre des Finances Michael Noonan, a toujours les meilleurs arguments. ... Il serait irresponsable de suspendre trop tôt les coupes, les hausses d'impôts et les réductions de prestations consenties ces dernières années. De telles décisions à la petite semaine anéantiraient l'espoir d'une indépendance durable." (16.04.2014)

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Tages-Anzeiger - Suisse

Ports francs : la Suisse encourt un nouveau litige

En Suisse, le Contrôle fédéral des finances a épinglé dans un rapport les entrepôts douaniers et les ports francs, lesquels stockent par exemple depuis des années de précieuses œuvres d'art. Les ports francs sont censés réduire les entraves au commerce, mais faute de contrôle efficace, ils pourraient favoriser l'optimisation fiscale et les fraudes. Après la dispute relative au secret bancaire, la Suisse va s'attirer à nouveau les foudres d'autres pays, écrit avec inquiétude le quotidien Tages-Anzeiger : "Dans le viseur figurent clairement [les entrepôts douaniers] de Genève qui ont connu un développement fulgurant. On y trouve des centaines de milliers de pierres précieuses, de tableaux de maître et de grands crus hors de prix. Quel est le problème? Pour le Contrôle fédéral des finances, l'opacité sur la valeur des stocks, voire l'identité masquée de certains propriétaires, fait courir des risques à la Confédération. Celle-ci peut devenir une cible des Etats étrangers en raison de cette zone grise. ... Cela rappelle étrangement le secteur bancaire avant la tempête." (17.04.2014)

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SOCIÉTÉ

Dagens Nyheter - Suède

Les blagues sur les chrétiens sont tout aussi blessantes

Le groupe de grande distribution suédois ICA a retiré un spot publicitaire diffusé avant Pâques, lequel mettait en scène une tablée faisant des blagues de mauvais goût sur le partage du pain lors de la Cène. Dans le journal libéral Dagens Nyheter, le chroniqueur Erik Helmerson appelle ses concitoyens à se montrer plus respectueux envers les croyances des chrétiens : "Je suis quelque peu attristé de voir l'insouciance avec laquelle l'une de nos entreprises les plus renommées, offense les chrétiens de Suède. … Quand il s'agit de l'islam ou du judaïsme, on réfléchit généralement à deux fois avant de froisser la sensibilité religieuse des croyants pour vendre quelques côtes d'agneau de plus. J'aimerais qu'un débat similaire soit mené sur l'opportunité d'exploiter les valeurs chrétiennes sur l'autel du marketing. Offenser un chrétien n'est pas plus drôle que d'offenser un musulman ou un juif." (17.04.2014)

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Jyllands-Posten - Danemark

Le privilège des 'maisons d'été' illustre l'hypocrisie danoise

Au Danemark, face à un marché de l'immobilier en stagnation, plusieurs maires demandent l'abolition de l'exception, vieille de plusieurs décennies, qui interdit aux ressortissants de l'UE d'acheter une maison de vacances dans le pays. Le quotidien économique libéral Jyllands-Posten déplore que les maires se heurtent à la résistance de leurs concitoyens arrogants : "L'hypocrisie ne connaît-elle donc aucune limite ? … Qu'entendra-t-on ensuite ? Les étrangers vont-ils devoir revendre leur maisons une fois la crise passée, quand les Danois auront retrouvé l'envie d'une 'maison d'été' ? Ces derniers doivent enfin montrer qu'ils sont de véritables citoyens européens et renoncer à toutes les dérogations et exceptions. Dans le cas contraire, ils devront logiquement sortir de l'UE. Car il apparaît clairement que le Danemark, avec sa double morale, ne souhaite en faire partie que pour profiter des avantages." (17.04.2014)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Ne pas soumettre l'aide sociale à un test de langue

Aux Pays-Bas, les personnes qui ne parlent pas néerlandais au bout d'un an de séjour dans le pays risquent de voir leurs prestations sociales amputées, ressort-il d'un projet de loi présenté mercredi. Une farce, ironise le chroniqueur Bert Wagendorp dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Les communes devront évaluer les progrès linguistiques des baragouinages des bénéficiaires de l'aide sociale ? On va bien rigoler. Aujourd'hui déjà, les communes doivent veiller à ce que les bénéficiaires de l'aide sociale ne compromettent pas d'office leurs chances de trouver un travail par une tenue choquante, un vocabulaire malséant, un comportement déplacé ou tout autre obstacle. … Si cette loi devait être adoptée au 1er janvier 2015, la jungle de la bureaucratie serait encore plus impénétrable et encore plus arbitraire. Une loi de plus, pourrait-on penser, par laquelle les partis au gouvernement veulent couper l'herbe sous le pied [du populiste] Geert Wilders." (17.04.2014)

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COULEURS LOCALES

Adevărul - Roumanie

La Roumanie défigurée par le mauvais goût

Ces dernières semaines, plusieurs villes roumaines ont été flanquées de gigantesques lapins de Pâques d'un kitsch inouï. Si les contrats lucratifs que certains employés municipaux passent avec leurs amis sont certainement incriminés, le quotidien libéral conservateur Adevărul porte ses soupçons sur le mauvais goût des municipalités : "Oui, il y a de la corruption et des intérêts en jeu, mais l'ignorance joue aussi un rôle de premier plan. Quand des édiles béotiens règnent avec leur mauvais goût, les communes subissent une transformation à leur image. Ils n'ont pas le bon sens de faire appel à des experts ; élus par le peuple, ils se croient omniscients. Et si quelque chose leur a plu lors d'un voyage dans une ville occidentale, ils veulent l'imiter dans leur bourgade. … Le problème, c'est qu'on leur autorise tout. Les citoyens n'ont pas leur mot à dire, et s'ils le font, personne ne les écoute." (17.04.2014)

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