Navigation

 

Revue de Presse | 25.05.2012

 

À LA UNE

La Grèce sans l'euro : la fin d'un tabou

Barroso a appelé la Grèce à respecter ses engagements. (© AP/dapd)

 

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE souhaitent manifestement maintenir la Grèce dans la zone euro si le pays poursuit sa politique de rigueur. Une exclusion du pays est toutefois l'alternative à l'austérité la plus raisonnable à long terme, estiment certains commentateurs. D'autres redoutent, le cas échéant, le naufrage du rêve européen.

Le Monde - France

Athènes doit sortir de la zone euro

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE veulent manifestement maintenir la Grèce dans la zone euro. Une sortie du pays est pourtant la solution la plus raisonnable sur le long terme, même si cela pourrait signifier la fin de l'euro, estime l'économiste Jaques Sapir dans une tribune au quotidien de centre-gauche Le Monde : "Soit les pays de l'Union européenne sont prêts à investir dans l'économie grecque, lui permettant de combler une partie de son écart de compétitivité qui s'est accru de 35 % depuis 2002. Soit il faudra se résoudre à une sortie de la Grèce de la zone euro et à une lourde dévaluation (50 %) de la drachme. Cette solution, pour pénible qu'elle soit, sera préférable à la poursuite de la politique du mémorandum. La dévaluation est en effet une solution possible pour la Grèce. ... Une telle solution sonnerait probablement le glas de l'euro. Mais ce glas sonne déjà avec la crise espagnole et le retour de la crise irlandaise. Une solution à la crise grecque est possible, à la condition que l'on cesse d'en faire un point d'honneur." (25.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

The Economist - Royaume-Uni

La politique de Merkel menace l'Union monétaire

C'est surtout la politique de crise allemande qui menace l'Union monétaire, estime le magazine économique libéral The Economist : "Un grand accord de sauvetage de l'euro ne pourra être considéré comme légitime que si les Européens suivent un objectif commun, et il ne pourra durer que s'il est légitime. Mais plus que tout, c'est un test pour l'Allemagne. La chancelière Angela Merkel soutient que la menace de la disparition de l'euro est nécessaire pour maintenir les pays rétifs sur la voie de la réforme. Mais la politique hasardeuse de l'Allemagne entame l'idée selon laquelle l'euro a de l'avenir, ce qui augmente le coût du sauvetage et accélère l'effondrement qu'elle dit vouloir éviter. Au final, l'avenir de l'Europe se décidera à Berlin." (25.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

WOZ - Die Wochenzeitung - Suisse

Exclure Athènes serait catastrophique pour l'UE

Une sortie de la Grèce de la zone euro serait un revers funeste pour le projet européen, estime l'hebdomadaire de gauche WOZ : "Si l'Europe devait décider d'exclure la Grèce pour l'exemple, les conséquences seraient désastreuses pour l'ensemble du continent et cela nuirait durablement au rêve d'une Europe unie. Six décennies de rapprochement européen seraient soudain remises en cause. Le continent serait replongé 100 ans en arrière, à l'époque où les Etats-nations étaient en concurrence les uns envers les autres et disposaient de sphères d'influence hégémoniques. Il y a beaucoup en jeu. Reste à espérer que les responsables à Athènes, Berlin et Bruxelles soient conscients de leur responsabilité historique." (24.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Der Standard - Autriche

Stériles négociations sur le nucléaire iranien

Les négociations engagées avec l'Iran à Bagdad sur la question nucléaire ont été infructueuses et interrompues jeudi après deux jours seulement. La prochaine rencontre doit avoir lieu en juin à Moscou. Se limiter au dialogue est improductif, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Personne ne s'attendait à une avancée à Bagdad. Les deux camps savent pourtant qu'il est inutile de négocier seulement pour négocier. C'est peut-être vraiment la dernière opportunité pour le moment. L'Iran voit bien qu'il ne peut plus rien gagner à afficher ses dispositions. Mais ses interlocuteurs savent aussi que leur temps est compté et qu'ils doivent parvenir à s'entendre de leur côté sur ce qui pourrait constituer un accord."   (25.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Alfa - Lituanie

Des hommes de Poutine au gouvernement

Le président russe Vladimir Poutine a nommé lundi le cabinet de son protégé, Dmitri Medvedev, et confié de nombreux postes-clés à des politiques qui lui sont proches. Poutine a montré une fois de plus qui était le maître des lieux, écrit le portail d'information Alfa : "Le fait que le président russe ait le dernier mot dans la formation du gouvernement montre très clairement le véritable rapport de force à Moscou. Et Medvedev s'est retrouvé une fois de plus mis à l'écart d'importants processus, comme souvent lors de son mandat quadriennal de président qui vient de s'achever. … Poutine a considérablement profité de l'image libérale de Medvedev pendant la période de transition et a protégé le 'héros' russe relégué au poste de Premier ministre des critiques des Etats occidentaux. De nombreux analystes et commentateurs politiques réputés s'étaient fourvoyés en croyant à l'illusion que Medvedev saurait relancer les réformes économiques et améliorer la situation des droits de l'homme. … Tout le monde a vraisemblablement compris aujourd'hui que 'l'ourson' ne menace personne, et surtout pas le véritable maître du Kremlin." (24.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Première leçon de démocratie pour l'Egypte

En Egypte, le comptage des voix a commencé après les élections présidentielles. Le pays a fait un grand pas en avant en matière de démocratie, se félicite le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : "Pour la première fois de leur histoire, les Egyptiens ont eu le choix entre plusieurs candidats et il semble que le scrutin se soit déroulé de manière relativement juste et sans fraude. La bonne organisation est aussi une nouveauté. … Cela vaut aussi pour les électeurs : où que l'on se trouve ces jours-ci, tout le monde discute de politique. … Prochaine leçon ? Lorsque le président arrivera au pouvoir. De nombreux Egyptiens attendent avec impatience qu'un homme fort prenne de nouveau les rênes et que le calme revienne dans le pays. Mais comment cela se passera-t-il ? Le gouvernement ne pourra jamais satisfaire tout le monde et il y aura d'autres contestations. La prochaine leçon est donc : 'oubliez le grand chef'. … L'Egypte a encore un long chemin devant elle avant de devenir une démocratie viable. Mais les élections présidentielles - quelle que soit leur issue - l'ont faite avancer." (25.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

Heti Válasz - Hongrie

Jarosław Gizinski sur le côté oligarque de Ioulia Timochenko

L'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko, condamnée à sept ans de prison, est très présente dans les médias en raison de sa grève de la faim et de son mauvais état de santé. Mais dans l'hebdomadaire conservateur Heti Válasz, Jarosław Gizinski, rédacteur au quotidien polonais Rzeczpospolita, ne croit pas à cette attitude de martyre : "Ioulia Timochenko est une personnalité contradictoire. Elle a déjà été qualifiée de 'Jeanne d'Arc ukrainienne', de 'princesse du gaz', de 'Dame de fer' et de 'dernier homme de la politique ukrainienne'. Aujourd'hui, alors qu'elle dépérit en prison, Timochenko est devenue le symbole de la déchéance de la démocratie ukrainienne. … L'Ukraine est encore loin des normes démocratiques européennes. Mais présenter Timochenko comme quelqu'un qui a toujours défendu la démocratie est incorrect. Elle non plus ne comprenait pas les lois de la démocratie, des droits de l'homme et du libre marché. Dans les années 90, elle ne s'est pas engagée en politique pour établir dans son pays une société moderne et démocratique, mais pour mieux défendre ses intérêts et étendre son empire commercial. En ce sens, elle n'est pas différente des autres oligarques ukrainiens." (24.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Diário de Notícias - Portugal

Le diktat allemand soumet les Etats en crise

L'Allemagne est parvenue mercredi à se financer sur le marché obligataire pour deux ans sans avoir à payer de taux d'intérêt. Le fait que les puissants de l'UE puissent continuer à emprunter dans de telles conditions montre combien l'Europe est malade, écrit le quotidien Diário de Notícias : "Cette situation est scandaleuse car la politique économique terroriste de l'Allemagne est la cause principale de la panique sur les marchés. Le taux effectif appliqué ne doit rien à l'économie allemande, mais au résultat de la politique inflexible avec laquelle Berlin, par le truchement de son diktat d'austérité, opprime le reste de la zone euro. Une situation dans laquelle le crime continue de payer pour l'Allemagne, du moins tant que la zone euro n'implose pas. Notre Premier ministre s'est prononcé contre les euro-obligations, et s'est ainsi placé du côté de l'Allemagne et contre l'avis d'autres pays en crise. Cette obséquiosité est amorale et remet en cause les intérêts nationaux. Il a été élu pour nous servir et non pour se comporter comme si le Portugal était la province la plus occidentale de la Prusse." (25.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Rzeczpospolita - Pologne

L'Allemagne aussi menacée par la crise

L'Ifo-Geschäftsklima-Index, indicateur très influent sur le climat des affaires en Allemagne, première économie européenne, a connu contre toute attente et pour la première fois depuis des mois une forte baisse de trois points. L'Europe et le monde sont loin d'être tirés d'affaire, redoute le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "La crise touche même les plus forts. Les données américaines montrent également depuis au moins deux mois que le marché du travail et l'industrie y sont en difficulté. Et ce en dépit de tous les moyens conventionnels utilisés par la Banque centrale et censés en principe favoriser la croissance. La Fed a bien injecté plusieurs milliards de dollars dans le marché, mais cela n'a pas suffi. Les politiques européens ont désormais des idées semblables et parlent de plus en plus souvent d'un 'pacte de croissance'. Personne ne sait toutefois ce qu'est censée signifier cette formule magique. Tout le monde part du principe que la BCE fera vraisemblablement marcher la planche à billets. … Cela n'a pas non plus aidé les économies nationales auparavant. Maintenir la Grèce dans la zone euro contre la volonté du peuple serait coûteux et naïf. Le véritable problème toutefois, c'est que personne ne connaît de bonne solution à la crise." (25.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

De Morgen - Belgique

Réduire intelligemment les hauts salaires

Les cadres supérieurs des entreprises publiques belges ne doivent pas gagner plus de 200.000 euros par an, d'après le projet que le ministre du Service public, Paul Magnette, présente ce vendredi. Mais comparé au salaire actuel du président de la société de télécommunications Belgacom, Didier Bellens, s'élevant à 2,6 millions d'euros, cela va trop loin, estime le quotidien de centre-gauche De Morgen : "Personne ne doute que les salaires des personnes haut placées - dans l'économie, la finance, le sport et le showbiz - ont atteint des sommets ces dernières années. Les banquiers gagnent des sommes énormes, en particulier par rapport à ce qu'ils apportent à la société, mais ils ne sont pas les seuls. … L'Etat a l'opportunité de devenir un précurseur dans cette course folle et de changer les choses. Car on peut tout à fait défendre la réduction du gouffre incommensurable entre le revenu annuel de Didier Bellens et celui de la majorité de ses collaborateurs. Mais le Premier ministre Di Rupo et son équipe doivent trouver un équilibre entre proposition de salaire 'compétitive' et ridicule pour les dirigeants." (25.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Evenimentul Zilei - Roumanie

Succès roumain à la Foire du livre de Turin

Lors de la Foire internationale du livre de Turin en Italie mi-mai, la Roumanie faisait partie des participants et s'est extrêmement bien positionnée, estime l'écrivain roumain Mircea Cărtărescu dans le quotidien Evenimentul Zilei : "Par l'intermédiaire de l'Institut culturel roumain, l'ICR, plus de 300 livres d'écrivains contemporains ont été traduits dernièrement dans toutes les langues, soit en moyenne un livre par semaine. Il y a six ans, les traductions d'auteurs roumains se comptaient encore sur les doigts de la main. Il faut rappeler ce genre de choses. … Notre stand était cette fois tellement imposant, tellement voyant, il dominait le salon. Quelle différence : nous avions tellement honte toutes ces années quand notre stand se trouvait dans le coin le plus reculé. … La Roumanie a laissé à Turin l'impression qu'elle sait quel rôle joue la culture dans son image, et a amené avec elle ce qui se fait de mieux. Dans un pays où les migrants roumains affluent et où les sentiments vis-à-vis de ces derniers sont mitigés, il était très important que nous montrions un autre visage." (25.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

Metro - Suède

Les Suédois ne sont pas des ivrognes

La consommation d'alcool en Suède a d'abord augmenté avec l'adhésion du pays à l'UE en 1995 avant de revenir quasiment à son niveau de départ, comme le montre une étude actuelle commanditée par le think-tank conservateur Timbro. Les craintes selon lesquelles l'alcool à bas prix importé de l'UE transformerait les Suédois en peuple d'ivrognes ne se sont donc pas vérifiées, constate le journal gratuit Metro : "Pendant des décennies, les autorités ont considéré les Suédois comme de potentiels barbares profitant de la moindre opportunité pour brûler des maisons, frapper de jeunes enfants et jurer. Nous devions faire la queue pendant des heures devant les magasins disposant du monopole de la vente d'alcool, lesquels fermaient quand les gens ne travaillaient pas. Les douaniers fouillaient le linge sale des vacanciers en quête de bouteilles vertes. Puis la digue a cédé et l'alcool a coulé à flots ; les Suédois ont alors troqué leur jerricane de contrebande contre un verre de vin rouge au restaurant. Cela montre que les individus, lorsqu'ils sont traités comme des adultes, se comportent aussi comme tels. La Suède est devenue plus libre et plus joyeuse, sans pour autant devenir un enfer." (23.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

MÉDIAS

Kapital - Bulgarie

Les médias sèment la panique après le séisme

Le séisme de magnitude 5,8 qui s'est produit dans la nuit de lundi à mardi en Bulgarie n'a pas eu de conséquence lourde sur le plan humain et matériel. Mais les médias ont semé la panique au sein de la population, critique l'hebdomadaire Kapital : "Les médias ont provoqué une hystérie généralisée à un moment où la société avait besoin d'informations modérées et précises de leur part. Les fissures dans les murs sont devenues des crevasses. Les corneilles qui défendaient leurs nids seraient 'devenues folles après le séisme' et auraient attaqué des gens. La pluie printanière qui est tombée dans les jours suivant le séisme serait le signe que le ciel 's'abat sur nous'. Non seulement ce genre de gros titres est de mauvais goût, mais c'est en outre une manière totalement déplacée d'attirer l'attention. Dans les catastrophes naturelles, les médias sont la première source d'information de la population et ils ne doivent pas se laisser aller à répandre la peur et la panique." (24.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SPORT

El País - Espagne

Le fair-play préférable à l'orgueil nationaliste

Le club de football basque Athletic Bilbao et l'équipe catalane du FC Barcelone s'affronteront ce vendredi à Madrid en finale de la Coupe d'Espagne de football. De nombreux fans qui ont fait le déplacement réclamant depuis longtemps la possibilité de former une sélection nationale dans leur région autonome respective, certains d'entre eux comptent siffler l'hymne national espagnol avant le début du match. La présidente de la région de Madrid, Esperança Aguirre, a annoncé vouloir suspendre la finale le cas échéant. Le quotidien de centre-gauche El País appelle fans et politiques à faire preuve de modération : "Siffler un hymne, comme cela s'est déjà passé lors de la finale de 2009 en présence du roi, relève davantage du mauvais comportement que d'une revendication symbolique. Mais ce ne serait pas non plus une tragédie si cela se produisait. En revanche, la solution préconisée par Aguirre - qui n'hésite pas à recourir à de telles menaces populistes - en serait très probablement une. Un tribunal de Madrid a en outre jeté de l'huile sur le feu en autorisant la tenue d'une manifestation d'extrême droite [et donc souverainiste] quatre heures avant le match. Les fans de Bilbao et de Barcelone feraient bien de se délecter du match et non des provocations politiques." (25.05.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu