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Revue de Presse | 24.10.2014

 

À LA UNE

Attentat à Ottawa

Le tireur avait abattu un garde du monument aux morts national avant de s'introduire dans le parlement. (© picture-alliance/dpa)

 

Après l'attentat à Ottawa, qui a fait mercredi deux victimes, un garde et l'auteur des tirs, une enquête a été ouverte. Selon la presse, il pourrait y avoir un motif islamiste à cet attentat, son auteur étant connu des services secrets et classé personne à risque. Certains commentateurs appellent à redoubler de vigilance envers les convertis. D'autres évoquent l'impuissance des Etats de droit face aux loups solitaires.

The Times - Royaume-Uni

Mieux surveiller les convertis

Les attentats qui ont ébranlé le Canada devraient faire office de sonnette d'alarme pour les services de sécurité des Etats occidentaux, qui devraient surveiller de plus près les convertis dans les médias sociaux, met en garde le quotidien conservateur The Times : "Les deux incidents montrent que les spécialistes antiterroristes occidentaux devraient non seulement se concentrer sur la menace que représentent les djihadistes professionnels, qui rentrent dans leur pays d'origine avec des intentions meurtrières. Ceux qui restent chez eux et qui sont radicalisés par des prêches militantes et surtout par l'enthousiasme de leurs frères de conviction dans les médias sociaux constituent un danger tout aussi important. Les services de sécurité ont observé ces convertis de leur mieux. Mais tant qu'ils ne font pas partie d'une conjuration criminelle, il est difficile de contrôler leur mouvement et de bien jauger leurs intentions." (23.10.2014)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'Etat de droit désemparé face aux loups solitaires de l'EI

D'après les informations de la police canadienne communiquées jeudi, le tireur d'Ottawa aurait agi seul. Son agression montre à quel point il est difficile de stopper ce type de terrorisme sans règles, met en garde le journal libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Par le biais de ces auteurs isolés convaincus, l'Etat islamique peut provoquer la terreur assez facilement, au Canada, comme dans tout autre pays. Ce qui place notamment l'Etat de droit devant des défis de taille. La protection de la vie privée et des droits de l'individu empêchent une surveillance intensive ainsi que des restrictions ou des incarcérations préventives fondées sur de simples suppositions et soupçons. Les infractions telles que les définit la loi ne permettent pas d'appréhender l'infiltration de fanatiques destructeurs. Lorsque le droit s'applique enfin, il est souvent trop tard, parce qu'à ce moment-là, les coups de feu sont déjà partis. Concernant les actions terroristes de l'EI, garantir la sécurité sans enfreindre l'Etat de droit n'est pas tâche aisée." (24.10.2014)

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NRC Handelsblad - Pays-Bas

Contre le terrorisme, la détermination

La coalition internationale contre la milice terroriste de l'EI a fait augmenter le risque d'attentats, estime le quotidien libéral NRC Handelsblad : "Que le terrorisme représente une menace sérieuse pour le Canada, mais également pour les autres pays impliqués dans la lutte contre l'EI, n'est pas une surprise. ... Le terrorisme est un symptôme que l'on peut combattre, mais que l'on ne pourra pas complètement prévenir ni éradiquer. Aussi les sociétés visées par les attaques terroristes doivent-elles se montrer tenaces et déterminées. Le monde politique doit quant à lui faire preuve de sang-froid et savoir éviter la panique. C'est ce qu'a démontré hier le Premier ministre canadien, Stephen Harper, dans son discours télévisé à la nation. Il a assuré avec sérénité à ses concitoyens que le Canada ne se laisserait pas intimider et redoublerait d'efforts dans sa lutte contre le terrorisme." (24.10.2014)

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Le Nouvel Observateur - France

Le Canada perd son innocence

L'attentat terroriste d'Ottawa est une onde de choc pour le pays, redoute la Canadienne Alice Audrain dans l'hebdomadaire de centre-gauche Le Nouvel Observateur : "Ces évènements vont avoir un impact très fort sur le climat sociétal et politique. On peut penser que les règles en matière de sécurité vont être durcies, tournant le dos à leur tradition d'ouverture. Tout comme la législation contre le terrorisme, qui était d'ailleurs discutée mercredi au Parlement. … Comme certaines réactions politiques le montrent déjà, les conservateurs n'hésiteront pas à instrumentaliser cette fusillade, en jouant sur l'émotion, pour durcir la loi et leur politique étrangère, déjà davantage basée sur l'usage de la force que sur la diplomatie. … Le fait qu'on lui avait enlevé son passeport fait aussi réagir. N'est-ce pas inciter à frapper sur le territoire ? Ce qui est certain, c'est que l'on assiste vraisemblablement à la fin d'une ère pour le Canada, la fin de l'innocence." (23.10.2014)

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POLITIQUE

Contributors.ro - Roumanie

Tâches herculéennes pour le nouveau gouvernement de Kiev

Avant les législatives de dimanche en Ukraine, la coalition pro-européenne menée par le président Petro Porochenko arrive nettement en tête des sondages. Le nouveau gouvernement doit faire face à de gigantesques défis, lit-on sur le portail de blogs Contributors : "L'européanisation factuelle de la société ukrainienne avance péniblement. L'adoption de premières mesures de renforcement de l'Etat de droit et de davantage de transparence dans l'administration a révélé l'ampleur du problème de la corruption systématique. Le plus dur sera de faire comprendre aux Ukrainiens que Poutine et la Russie ne sont pas responsables de toutes les difficultés, de tous les problèmes et de tous les échecs.… Aucun président et aucun Premier ministre ne peut faire de miracles. Il n'y a pas de panacée aux immenses déficits qui grèvent l'Ukraine." (24.10.2014)

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Sabah - Turquie

Le PKK n'est plus une organisation terroriste

Le gouvernement turc ainsi que des politiques kurdes ont déclaré mercredi que le processus de paix avec le PKK pouvait se concrétiser en l'espace de quelques mois seulement. Compte tenu de la puissance qu'il a acquise, le PKK ne peut plus être taxé d'organisation terroriste, estime le quotidien pro-gouvernemental Sabah : "Peut-on qualifier d'organisation terroriste une force qui est en guerre depuis 29 ans contre l'immense armée turque ?… Qui dispose d'un parti et de députés dans le pays ainsi que de représentants à l'étranger ? Les Etats et les gouvernements désignent par le terme de 'terroriste' les mouvements qu'ils veulent éliminer, entreprise dans laquelle ils ont besoin de soutien. Ses dirigeants sont ainsi diabolisés. On nous dit à présent que nous négocions avec les terroristes, avec le 'diable'. Nous avons même envoyé du renfort au PYD [l'organisation des kurdes de Syrie], les frères des terroristes. Etait-ce une erreur ? Bien sûr que non. Car les croyants et les têtus doivent s'asseoir à la table des négociations pour empêcher que le carnage ne continue et trouver une solution politique au problème". (24.10.2014)

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Sme - Slovaquie

Prague se soucie peu des droits de l'homme en Chine

Grande première pour un président tchèque, Miloš Zeman a entamé jeudi une visite en Chine lors de laquelle il entend solliciter des investissements chinois et s'abstenir de critiques à l'endroit des infractions aux libertés civiles en Chine, comme il l'a lui-même déclaré. Pour le quotidien libéral Sme, Prague abandonne définitivement la politique de défense des droits de l'homme de l'ex-président Václav Havel : "25 ans après la chute du communisme, la République tchèque s'accommode des régimes antidémocratiques. Zeman entend représenter pour la première fois un pays qui a clairement changé son fusil d'épaule en politique extérieure. Havel ne s'est jamais rendu en Chine, il a toujours défendu le respect des droits de l'homme et soutenu la cause de l'indépendance du Tibet.… Zeman se rend en Chine à une époque où le Premier ministre Bohuslav Sobotka considère la consolidation des relations diplomatiques et économiques avec Pékin comme une priorité de son gouvernement. Le ministre des Affaires étrangères, Lubomír Zaorálek, a signé en avril en Chine, une déclaration selon laquelle la République tchèque se rétractait de ses revendications pour l'indépendance du Tibet. … La République tchèque est en mutation. Les droits de l'homme y sont relégués au second plan." (24.10.2014)

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Cyprus Mail - Chypre

Nicosie impuissante face à Ankara

Lors du sommet européen à Bruxelles jeudi, le chef de l'Etat chypriote Nikos Anastasiadis a appelé l'UE à suspendre les négociations avec la Turquie en vue d'une adhésion à l'UE de celle-ci. Auparavant, Nicosie avait déjà interrompu les négociations sur la réunification de l'île en raison de la présence d'un navire d'exploration gazière turc dans les eaux territoriales chypriotes. Or toutes ces disputes ne sont que de l'esbroufe, écrit le quotidien libéral Cyprus Mail: "Hélas, aucune de ces mesures n'empêchera le navire turc Barbaros d'être en infraction dans la zone économique exclusive chypriote (ZEE). En outre, il est peu probable que le gouvernement obtienne des organisations internationales plus qu'un faible soutien verbal à sa position. Le gouvernement et les partis sont satisfaits parce qu'ils donnent l'impression de se démener, bien qu'ils sachent parfaitement qu'ils n'obtiendront rien. Leur rhétorique courroucée ayant créé de grandes attentes, ils doivent désormais faire semblant de poursuivre une ligne dure." (23.10.2014)

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RÉFLEXIONS

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

George Soros exhorte l'Europe de se rallier à l'Ukraine

Il est temps que l'Europe adopte une position plus ferme dans le cadre du conflit ukrainien, exhorte l'investisseur américain George Soros dans une tribune pour le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, à quelques jours des élections parlementaires ukrainiennes : "La nouvelle Ukraine est animée de la volonté politique de défendre l'Europe contre les agressions russes et de mettre sur pied des réformes structurelles profondes. Afin de préserver et de renforcer cette ambition, l'Ukraine a besoin du soutien approprié de ses partisans. ... Il est grand temps que les membres de l'UE se réveillent et agissent comme des pays indirectement en guerre. Il lui vaut mieux aider l'Ukraine à se défendre que de devoir elle-même combattre. ... Il est également grand temps que l'UE se remette en question. La réussite de la Russie de Poutine, même à court terme, révèle un dysfonctionnement. ... Et les Européens eux-mêmes doivent porter un regard plus affûté sur la nouvelle Ukraine. Il serait bénéfique qu'ils retrouvent cet esprit qui fut à l'origine de la création de l'UE. En portant secours à l'Ukraine, il est bien possible que l'UE se sauve elle-même." (23.10.2014)

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ÉCONOMIE

Cinco Días - Espagne

L'Espagne bientôt nouveau fournisseur énergétique de l'Europe ?

Dans un discours prononcé jeudi devant le collège d'Europe à Bruges, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a demandé à l'UE d'encourager les alternatives au gaz russe. Il a proposé l'Espagne comme nouvelle plate-forme d'approvisionnement en énergie issue d'Afrique du Nord. L'entrée en fonction de la nouvelle Commission de l'UE serait une bonne occasion de réorienter la politique énergétique européenne, estime l'hebdomadaire économique de centre-gauche Cinco Días : "Le sommet de l'UE, qui se tient hier et aujourd'hui à Bruxelles, devrait aboutir à un consensus sur la politique énergétique de l'Union, dans laquelle les réseaux énergétiques continentaux devraient jouer un rôle clé. A cet effet, il ne suffit pas de formuler sur le papier de vagues objectifs. … Bruxelles doit signaliser qu'il faut s'attaquer aux projets nécessaires pour pouvoir mettre en œuvre ces objectifs importants de manière appropriée. Ce serait le meilleur départ possible pour le nouveau mandat de la Commission Juncker. Car chaque jour passé sans que les travaux ne commencent, compromet un peu plus l'indépendance politique de l'UE." (24.10.2014)

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Jornal de Negócios - Portugal

L'assouplissement de la politique monétaire est une erreur

La Banque centrale européenne entend lutter contre le marasme économique et la déflation en injectant des milliards de liquidités dans les banques et en rachetant les obligations d'Etat. Un tel assouplissement de la politique monétaire est absurde pour la zone euro, déplore l'économiste Daniel Gros dans le quotidien économique libéral Jornal de Negócios : "Les différences dans la structure financière sont déterminantes si l'on souhaite empêcher une déflation. Bien que l'assouplissement quantitatif puisse porter ses fruits dans une économie endettée, par le truchement d'un système financier souple comme aux États-Unis, il pourrait échouer dans une économie créancière dotée d'un système financier conservateur. C'est cet état de fait, et non pas la crainte que la BCE rachète un nombre trop important d'obligations de gouvernements non fiables, qui constitue un argument de taille contre le recours à l'assouplissement quantitatif au sein de l'UE. " (22.10.2014)

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Huffington Post Italia - Italie

Renzi se venge de Barroso

En conflit avec la Commission européenne sur le budget italien, le Premier ministre italien Matteo Renzi a menacé jeudi de divulguer le coût des institutions de l'UE. Précédemment, le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'était insurgé contre l'initiative de Rome de publier un courrier très confidentiel de mise en demeure concernant le projet de budget de l'Italie. La vengeance est un plat qui se mange froid, s'amuse Huffington Post Italia. "Renzi contre-attaque et s'en délecte. ... Car Renzi part de ce principe : les bureaucrates européens n'ont pas encore compris qu'ils doivent changer de cap et défendre la croissance plutôt que l'épargne. ... Il s'agirait ainsi de la fin d'une époque. A l'aide d'un 'leak' fâcheux en épilogue qui jette une ombre sur la Commission de Barroso. On est certes bien loin du tollé qu'avait provoqué Julian Assange avec ses révélations. Mais à Bruxelles, le petit leak de Renzi ne passera pas inaperçu." (24.10.2014)

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CULTURE

Le Soir - Belgique

Les coupes dans la culture aggraveront la division de la Belgique

Le nouveau gouvernement belge de centre-droit a annoncé des coupes drastiques dans le financement des institutions culturelles et scientifiques fédérales. C'est une atteinte à la coopération culturelle entre Flamands et Wallons, s'indigne le quotidien libéral Le Soir : "C'est comme si ce gouvernement avait décidé que la culture fédérale était superfétatoire et devait être réduite à rien. Nombre de victimes de ces coupes voient dans ce massacre la signature de la N-VA : vider le culturel fédéral de sa substance, c'est rayer de la carte, les projets 'belges' que les deux communautés non pas co-gèrent mais portent ensemble ... La nécessité budgétaire va justifier nombre de coupes à nombre d'endroits mais il faut remarquer que les frappes qui s'opèrent déciment les éléments qui font du lien entre les Communautés. Comme si le fil des restrictions culturelles suivait le fil d'un confédéralisme qu'on installe en sous-main, mine de rien." (23.10.2014)

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SOCIÉTÉ

Népszava - Hongrie

Orbán plonge les enfants dans la misère

D'après une étude publiée en septembre par la fondation Bertelsman, en Hongrie, un enfant sur trois est confronté à une extrême pauvreté. Pour le quotidien de gauche Népszava, le gouvernement ultraconservateur de Viktor Orbàn en est le principal responsable : "En Hongrie, 35 pour cent des enfants manquent de biens matériels. En Roumanie, ils sont 34,4 pour cent, et seule la Bulgarie compte un plus grand nombre d'enfants connaissant le même sort. Dans les autres pays de la région, tels que la Slovénie, l'Estonie, et la République tchèque, ce pourcentage s'élève à six ou sept pour cent. ... Il est évident que la politique économique catastrophique menée par le gouvernement est responsable de cette situation. D'une part, des centaines de milliers de personnes qualifiées quittent le pays, d'autre part, la classe moyenne ne cesse de s'appauvrir. Enfin, un grand nombre de régions hongroises (30 au total, selon les experts) connaît un retard croissant." (23.10.2014)

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