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Revue de Presse | 20.08.2014

 

À LA UNE

Vers une médiation de Merkel à Kiev

Merkel se rendra en Ukraine pour la première fois depuis le début du conflit. (© picture-alliance/dpa)

 

La chancelière allemande Angela Merkel se rendra samedi à Kiev pour tenter de promouvoir une solution à la crise ukrainienne dans les négociations avec le président Petro Porochenko. Si les commentateurs y voient l'affirmation de la politique étrangère allemande, ils appellent toutefois Merkel à ne pas dialoguer seulement avec Kiev.

Berliner Zeitung - Allemagne

Merkel devrait aller à Moscou

La chancelière allemande ne doit pas se faire accaparer par le gouvernement ukrainien, met en garde le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : "Elle risquerait de compromettre le rôle de médiateur essentiel joué par l'Allemagne dans cette crise, un médiateur qui sait se faire écouter aussi bien à Kiev qu'à Moscou, et qui semble être pour le moment le seul capable de réunir les adversaires autour d'une table. Si Porochenko et consorts avaient de nouveau l'idée de demander à Merkel des livraisons d'armes, ils essuieraient un refus. ... Mais si la chancelière se décidait à renoncer à la diplomatie téléphonique pour privilégier celle du déplacement, la prochaine destination qui s'imposerait après ses visites à Riga et à Kiev serait Moscou. Au-delà des débats houleux relatifs aux livraisons d'armes et aux interventions militaires, le gouvernement allemand montre ces dernières semaines une autre manière d'assumer sa responsabilité internationale accrue, à savoir le leadership diplomatique et la gestion de crise." (20.08.2014)

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Diário Económico - Portugal

Poutine a sous-estimé la chancelière

Par sa position dans la crise ukrainienne et le choix des sanctions, la chancelière allemande Angela Merkel a montré qu'elle était prête à payer le prix de la stabilité, analyse le quotidien économique libéral Diário Económico : "Poutine avait manifestement mal anticipé cette réaction de Merkel à la crise actuelle en Ukraine orientale. … Il ne s'attendait pas à ce que la chancelière soit favorable à des mesures qui génèrent des répercussions considérables sur les exportations allemandes. Il s'est trompé : l'Allemagne a mené les négociations sur les sanctions européennes contre la Russie, avec l'objectif de maintenir un front européen commun. … La crise ukrainienne n'a fait que précipiter l'expression de la nouvelle politique étrangère allemande. … Dans ce cas, cela signifie tenir tête face à la volonté unilatérale de redessiner les frontières, même si cette position peut entraîner des inconvénients économiques." (19.08.2014)

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Super Express - Pologne

La Pologne sacrifiée à nouveau

Angela Merkel a exclu ce week-end le déploiement permanent de soldats de l'OTAN dans les Etats baltes, invoquant l'"Acte fondateur" conclu entre la Russie et l'OTAN, dans lequel l'alliance s'était engagée à limiter ses troupes dans la région. Pour le journal à sensation conservateur Super Express, ce refus réveille de vieilles craintes : "Aux yeux de Merkel, Poutine est plus important que l'UE, dont l'Allemagne est membre. … Nous prenons conscience que nous sommes vendus une nouvelle fois, et ce au nom des intérêts économiques et politiques de l'Allemagne et de la Russie. C'est un évènement traumatisant pour la Pologne. Il suffit d'évoquer les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale et les partitions de la Pologne dans l'histoire. C'est douloureux et frustrant. Nous sommes impuissants et en colère. D'autant plus que dans l'Ukraine voisine, l'est du pays est déjà quasiment en guerre." (20.08.2014)

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Die Presse - Autriche

Surveiller la frontière russo-ukrainienne

L'Ukraine n'a aucun contrôle sur sa frontière avec la Russie, ce qui limite les perspectives de paix, déplore le quotidien libéral-conservateur Die Presse, après le passage d'un convoi militaire russe : "Depuis le début des hostilités, toutes les parties conviennent que la clé d'une désescalade (de la fin du conflit) réside dans un contrôle frontalier efficace. On en parle depuis des semaines lors des rencontres entre les parties au conflit, comme dernièrement à Berlin. Mais pratiquement rien n'a été fait pour l'instant. Les souhaits de l'Ouest sont restés lettre morte. ... Les diplomates occidentaux doivent continuer à exiger une mission [internationale d'observation des frontières]. Kiev y est favorable. Moscou aussi devrait y trouver son intérêt, car un tel contrôle permettrait de vérifier les tirs que les Ukrainiens reprochent aux Russes. Si les Russes ne soutiennent pas les séparatistes, comme ils le prétendent, ils n'ont pas à redouter ces observateurs. La seule raison pour laquelle Moscou rejetterait un contrôle, c'est de vouloir cacher quelque chose." (20.08.2014)

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POLITIQUE

Financial Times - Royaume-Uni

Le monde arabe doit participer au combat contre l'EI

Seule une offensive militaire des Etats voisins de l'Irak pourra faire reculer les djihadistes de l'Etat islamique (EI), écrit le politologue Shashank Joshi dans le quotidien conservateur Financial Times : "Le monde arabe ne parvient pas à relever le plus grand défi qui se pose à lui depuis l'invasion du Koweït par l'Irak de Saddam Hussein. Il a préféré se placer dans le sillage de puissances extérieures tout en fustigeant 'l'inaction' de l'Occident. … S'il parvient à minimiser le rôle de l'Occident, cela priverait alors l'EI de son principal ressort promotionnel. Les attaques de drones américains au Yémen pourraient par exemple avoir boosté les effectifs d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), l'organisation pouvant se réclamer d'un 'djihad défensif'. Une offensive arabe en Irak viendrait enlever tout fondement à cette affirmation hypocrite." (19.08.2014)

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taz - Allemagne

Gaza : les belligérants doivent renoncer à la violence

Avant la fin de la trêve prolongée, le Hamas a tiré de nouvelles roquettes sur Israël mardi. L'Etat hébreu a réagi par des frappes aériennes et a rappelé sa délégation du Caire, où l'on négociait un armistice. Rien ne changera si les violences persistent, analyse le quotidien de gauche taz, qui critique le soutien des Palestiniens au Hamas : "En maintenant le Hamas au pouvoir, les Palestiniens sont les principaux responsables de leur sort. Pire encore, les islamistes continuent à jouir d'un large soutien dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. ... Mais de la même façon que le Hamas n'est pas apparu un beau jour par miracle, le blocus de Gaza n'est pas non plus le produit d'un délire répressif sioniste. Israël a de bonnes raisons de contrôler les voies maritimes et de n'ouvrir qu'exceptionnellement les frontières aux voyageurs. L'Egypte a elle aussi ses raisons de faire pareil. Le blocus doit cesser. Mais la moindre des choses, c'est de renoncer à la force." (19.08.2014)

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Hospodářské noviny - République tchèque

Immigration : pour une solution paneuropéenne

D'après les médias, la nouvelle Commission européenne dirigée par Jean-Claude Juncker pourrait inclure pour la première fois un commissaire aux questions migratoires. Ce n'est pas en créant un tel poste que l'on résoudra le problème, estime pour sa part le quotidien économique libéral Hospodářské noviny : "L'immigration est un problème paneuropéen. C'est aussi un problème urgent et qui le restera tant que subsisteront des disparités aussi importantes entre les niveaux de vie en Afrique, en Asie et en Europe. La nomination d'un commissaire pour gérer ces questions ne pourra toutefois être judicieuse que lorsque l'immigration sera réellement perçue comme un problème commun par tous les pays de l'Union. Il faut conclure un accord entre les pays d'arrivée des migrants - Italie, Grèce et Espagne - et les autres pays qui doivent les accueillir. Tant qu'un tel accord n'aura pas été mis sur pied, la création d'un commissariat aux migrations restera une mesure purement ornementale." (20.08.2014)

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RÉFLEXIONS

Taraf - Turquie

L'islam et la démocratie, par Mücahit Bilici

Si le monde musulman entretient des rapports difficiles avec la démocratie, c'est qu'il n'a pas encore pu vérifier dans quelle mesure ce régime politique pourrait convenir à sa religion, analyse le sociologue américain Mücahit Bilici dans le quotidien libéral Taraf : "La démocratie est la forme gouvernementale qui convient le mieux à la charia et à l'islam. Comment expliquer dès lors l'attitude critique ou hésitante des musulmans vis-à-vis de la démocratie ? Les musulmans ne peuvent observer la démocratie en tant que régime politique que par l'intermédiaire des non-musulmans ; ils ne la voient donc que par le prisme de conditions qui leur sont étrangères. … L'attitude d'une partie des musulmans face à la démocratie est la même que la position de l'islam vis-à-vis de la science il y a un siècle. Celle-ci partait à l'époque du postulat que la science moderne était contraire à l'islam et détournait les croyants de la religion. On estimait donc qu'il était nécessaire de maintenir l'islam et l'identité musulmane à distance de l'éducation moderne. … Il a fallu un certain temps pour que les musulmans comprennent que la science n'était pas une idéologie, mais un outil susceptible d'être utilisé dans le cadre de différents systèmes de valeurs. Nous assistons aujourd'hui au même phénomène dans les rapports entre la charia et la démocratie." (20.08.2014)

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La Repubblica - Italie

L'Italie a besoin de vraies réformes, par Giovanni di Lorenzo

Le Premier ministre italien Matteo Renzi doit enfin combattre la crise en engageant des réformes, selon Giovanni di Lorenzo, rédacteur en chef de l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Il ne suffit plus de chercher les coupables ailleurs, précise-t-il dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "L'entourage de la chancelière allemande déplore la démarche italienne. Car Renzi commence lui aussi à avoir recours à la rhétorique d'une Europe malveillante, qui empêcherait l'Italie de faire ce qui serait bon pour elle. … Berlin ne connaît que trop bien ce refrain et se demande pourquoi d'autres pays comme l'Irlande, l'Espagne ou la Grèce parviennent à maîtriser la crise en imposant de strictes réformes, et non l'Italie. … Cela risque de réactiver de vieux préjugés [sur l'Italie]. … A Berlin, on estime que si l'Italie réclame à raison une plus grande solidarité de la part de ses partenaires européens, notamment de l'Allemagne, elle ne doit pas attribuer aux autres les causes de ses propres problèmes." (20.08.2014)

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ÉCONOMIE

ABC - Espagne

L'Espagne a toujours la confiance des investisseurs

L'Espagne a réussi mardi à lever près de 4,5 milliards d'euros à des conditions favorables sur le marché primaire. La confiance dans les obligations d'Etat espagnoles reste élevée en dépit de la mauvaise conjoncture de la zone euro, constate avec soulagement le quotidien conservateur ABC : "Les faibles taux et la forte demande en emprunts d'Etat viennent confirmer la crédibilité de la solvabilité espagnole. … La confiance des investisseurs dans l'Espagne s'appuie sur l'élimination des problèmes structurels apparus lors de la formation de la bulle immobilière, sur l'assainissement du système financier, sur l'amélioration de la compétitivité et sur la réduction des déficits. Les prévisions conjoncturelles, plus positives que pour d'autres pays de la zone euro, y contribuent également. … Cependant, même si l'on bénéficie actuellement de taux d'intérêt quasi nuls, il convient de réduire sans tarder la dette publique, car celle-ci représente un grand danger pour le développement." (20.08.2014)

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SOCIÉTÉ

L'Opinion - France

Le voile sur la plage, pas l'affaire de l'Etat

L'eurodéputée de droite Nadine Morano a publié lundi sur son compte Facebook la photographie d'une femme voilée sur une plage française et jugé cette attitude contraire à la culture du pays. Cela va trop loin, estime le journal économique libéral L'Opinion : "D'abord parce qu'en stigmatisant ce qui est licite, on sape les efforts pour faire respecter ce qui est vraiment contraire à la loi républicaine - mariages forcés de mineures, mariage religieux sans mariage civil, etc. - Et ensuite parce que ce n'est pas le voile qui est un problème, mais le fait qu'une musulmane soit libre ou non de le porter. S'il est juste de l'interdire à l'école, au même titre que d'autres signes religieux ostentatoires, c'est bien parce qu'une mineure n'a pas la maturité nécessaire pour décider ou non de s'en couvrir. Le rôle de l'Etat et des politiques est de faire appliquer la loi et l'ordre. Pas de dire aux gens comment ils doivent s'habiller." (19.08.2014)

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Magyar Nemzet - Hongrie

Il y a 25 ans, la Hongrie écrivait l'histoire

On a commémoré mardi à Sopronpuszta, à la frontière entre l'Autriche et la Hongrie, le 25e anniversaire du "pique-nique paneuropéen". Cet événement avait permis l'ouverture temporaire du rideau de fer, entraînant le passage vers l'Ouest d'environ 600 citoyens de RDA. Le quotidien conservateur Magyar Nemzet revient sur cette contribution historique de la Hongrie : "Avec l'ouverture de la frontière, la Hongrie a considérablement influé sur le cours de l'histoire mondiale. Cette initiative n'a fait qu'accélérer la chute du mur de Berlin et la réunification allemande. Un acte dont est encore reconnaissante la politique allemande aujourd'hui. … L'accueil des réfugiés de RDA à l'époque constituait un geste humanitaire, mais aussi une décision éthique. Par cette mesure historique, la Hongrie se désolidarisait de Moscou et du bloc de l'Est, et indiquait clairement au monde la nature de ses aspirations : revenir vers l'Ouest, en Europe." (20.08.2014)

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Duma - Bulgarie

Les médecins bulgares réclament un salaire décent

Selon un sondage récent, 96 pour cent des jeunes médecins bulgares envisagent de quitter leur pays pour chercher des emplois mieux rémunérés à l'étranger. Pour le quotidien communiste Douma, une seule mesure empêchera la pénurie de médecins : "Pour que les jeunes médecins ne quittent pas la Bulgarie, il faut augmenter les salaires. Ni demain ni après-demain, mais immédiatement. Tant que le salaire mensuel moyen du personnel médical en Bulgarie s'élèvera à 846 levas [423 euros] contre 7.000 euros ou plus dans d'autres pays européens, il sera impossible d'arrêter le départ des médecins. ... On peut comprendre que les jeunes spécialistes ne veulent pas travailler pour des clous. Augmentons d'abord les salaires avant d'envisager de nouvelles réformes du système de santé. Une fois les médecins partis, que pourront donc réformer les politiques ?" (20.08.2014)

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Tages-Anzeiger - Suisse

Obama ne combat pas assez le racisme

Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, n'intervient pas assez contre le racisme, critique le quotidien Tages-Anzeiger, sur fond de protestations et d'émeutes dans la ville américaine de Ferguson : "Obama a su faire certaines choses, mais de l'avis de ses électeurs, il devrait s'engager davantage pour que l'Etat, même impartial, aide certaines catégories de la population lorsque celles-ci sont défavorisées de manière aussi chronique que les Noirs. ... Depuis longtemps, on débat du bien fondé des mesures de discrimination positive, telles l'accès préférentiel aux universités, et de l'aspect potentiellement discriminatoire de cette politique vis-à-vis des Blancs. Pas plus tard qu'au mois d'avril, la Cour suprême, plus haute juridiction du pays, a entériné une loi du Michigan interdisant la préférence donnée aux minorités en matière d'accès aux universités. Sonia Sotomayor, première juge latino-américaine, a vivement critiqué la décision de ses collègues en leur reprochant d'occulter la réalité." (19.08.2014)

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De Standaard - Belgique

Les enseignants n'ont pas à taire leur homosexualité

En Belgique, un instituteur a renoncé à être embauché dans une école primaire de Bruxelles, le directeur lui ayant demandé de taire son homosexualité. De telles conditions nuisent à la mission éducative des écoles, critique le quotidien libéral De Standaard : "Les écoles doivent donner la chance aux enfants d'élargir leur horizon et de s'émanciper par le savoir. Elles doivent leur donner la parole et leur transmettre des normes, valeurs et conduites communes. … Mais cette mission ne pourra jamais porter des fruits si l'on demande aux enseignants de se comporter comme des guichetiers. … Il est important de respecter chaque orientation sexuelle. Même si cela peut irriter, le silence est contraire à l'essence de la mission éducative." (20.08.2014)

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