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Revue de Presse | 21.11.2014

 

À LA UNE

L'UKIP britannique obtient un deuxième siège à Westminster

En quittant le Parti conservateur pour rejoindre l'UKIP, le député Mark Reckless avait provoqué la tenue de cette élection législative partielle. (© picture-alliance/dpa)

 

A l'occasion d'une élection partielle à Rochester, dans le sud de l'Angleterre, les eurosceptiques de l'UKIP ont remporté un deuxième siège au Parlement jeudi. Si certains commentateurs évoquent un vote sanction contre les partis traditionnels, d'autres imputent ce résultat à une montée de la xénophobie.

The Guardian - Royaume-Uni

Un vote protestataire

Le succès électoral du parti populiste UKIP à Rochester, dans le comté de Kent, au sud de Londres, est imputable à la fois à un vote contestataire immoral et à l'échec des grands partis traditionnels : "Il se peut que les électeurs s'accommodent de la bassesse du discours de l'UKIP, considérant ses positions moins importantes que son utilité pour sanctionner les autres partis. Si c'est une décision pragmatique, elle n'en est pas moins immorale. … Après Rochester, la politique traditionnelle doit renouer avec les électeurs qui se sentent laissés pour compte. Ceux-ci ont de grandes préoccupations. Les politiques doivent redoubler d'efforts pour y répondre, ou du moins signaler qu'ils prennent toute la mesure de leurs craintes. Mais ils ne doivent pas céder devant l'UKIP comme ils l'ont fait, et doivent se garder d'infantiliser l'électorat." (21.11.2014)

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Pravda - Slovaquie

L'immigration, thème n°1

Le deuxième siège remporté au Parlement par le parti eurosceptique UKIP aux élections partielles de jeudi à Rochester n'est pas une surprise pour le quotidien de gauche Pravda : "L'immigration en provenance des nouveaux Etats membres de l'UE est le thème politique numéro un depuis le début de l'année. Les médias et l'opinion agitent le spectre de hordes d'immigrants rôdant à la frontière, prêts à s'infiltrer dans le pays pour profiter du système social britannique. … L'UKIP a été le premier à récupérer ce thème, ce qui lui a valu de bons scores aux européennes déjà. Le Premier ministre David Cameron, que l'UKIP prive de voix, a proposé de nouvelles restrictions de l'immigration, se heurtant ce faisant à une forte résistance, principalement venue d'Allemagne. En début de semaine, le Labour s'est rangé du côté des Tories. … Cette image des Européens de l'Est pillant les caisses sociales, bien ancrée dans les esprits, est l'expression d'une montée de la xénophobie." (21.11.2014)

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Il Sole 24 Ore - Italie

L'UKIP et les transfuges des Tories

Le candidat de l'UKIP Mark Reckless est déjà le deuxième transfuge des Tories à être parvenu à préserver son mandat de député lors d'une élection législative partielle. Le Premier ministre David Cameron n'a fait que renforcer cette tendance en adoptant une position eurosceptique, critique le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "Stopper l'avancée de l'UKIP constitue la priorité n°1 de Cameron. Or à cette fin, il a choisi la voie la plus cahoteuse, la plus périlleuse et la plus erronée qui soit. … Sur un ton relativement modéré, il imite les partisans de l'indépendance et fait un pari risqué en jouant sur l'euroscepticisme des Britanniques. … Il alimente ce sentiment dans un duel où il se retrouve systématiquement éclipsé par l'UKIP. Ce dernier recueille ainsi en son giron tous ceux qui rêvent d'un avenir en dehors de l'UE. Une dynamique qui n'est pas passée inaperçue au sein du parti au pouvoir. … De plus en plus de Tories sont prêts à sauter sur le train en marche, celui de Nigel Farage [leader de l'UKIP]." (21.11.2014)

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POLITIQUE

Večer - Slovénie

La suffisance occidentale provoque Poutine

Il y a un an débutait place Maïdan, à Kiev, le soulèvement contre le président de l'époque, Viktor Ianoukovitch. Aujourd'hui, rien ne laisse entrevoir une fin prochaine de la crise en Ukraine, estime le quotidien conservateur Večer : "Le conflit ukrainien est devenu une épreuve de force entre l'Ouest et l'Est. Si la Russie actuelle n'est pas une résurgence de l'Empire soviétique, comme le redoutent certains, Poutine, en intervenant dans le conflit, donne néanmoins à son pays l'image d'une grande puissance. … Il affirme qu'il ne veut pas de nouvelle guerre froide, mais d'une certaine façon, il l'encourage, bien aidé en cela par la diplomatie malhabile des pays occidentaux. Par leur suffisance, ceux-ci n'ont pas compris l'ampleur de la crise ukrainienne ni le raisonnement des Russes. … La seule solution intelligente consisterait à mener des négociations entre le gouvernement ukrainien, les rebelles pro-russes, la Russie et l'Occident. Mais la route sera longue." (21.11.2014)

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Le Quotidien - Luxembourg

Le Luxembourg veut maintenir son système fiscal

Dans un entretien accordé mercredi au quotidien belge L'Echo, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel s'est dit opposé à une harmonisation des règles fiscales dans l'UE. Il a par ailleurs exclu toute réorientation de la politique fiscale luxembourgeoise suite au scandale Luxembourg Leaks. Des propos qui lui attirent les foudres du journal de centre-gauche Le Quotidien : "Aveuglement ? Provocation ? Naïveté ? On ne peut que se confondre en interrogations sur la signification et le but de telles déclarations. ... Xavier Bettel passait jusqu'à présent pour un modéré au sein du camp libéral, un homme qui a des convictions sociales. Le budget 2015, qui multiplie les sacrifices pour les salariés, a déjà ébréché cette image. En encourageant un système fiscal par lequel les salariés et les petits entrepreneurs déboursent pour les multinationales, il se range aux côtés des libéraux les plus radicaux, ceux dont le projet politique consiste in fine à faire payer les pauvres pour les riches." (20.11.2014)

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Lidové noviny - République tchèque

Miloš Zeman pousse la République tchèque à l'Est

Suite à de nouvelles déclarations pro-Kremlin tenues par le président Miloš Zeman, l'ambassadeur tchèque à Kiev a été convoqué jeudi au ministère ukrainien des Affaires étrangères. Dans le même temps, des politiques américains haut placés ont appelé le Premier ministre Bohuslav Sobotka à ne pas tourner le dos à la politique des droits de l'homme menée jadis par Václav Havel. Le quotidien conservateur Lidové noviny se montre lui aussi inquiet : "C'est Havel qui nous a appris à respecter la liberté et qui a apporté une dimension morale à la politique. Grâce à ces principes, nous vivons aujourd'hui dans la sécurité, la liberté et une société prospère. … Or cette place ne nous est pas automatiquement accordée. Le consensus qui existait sous Havel est rompu. Il existe aujourd'hui deux directions contradictoires. L'opposition sur cette question sera tout à fait décisive pour la République tchèque. Zeman et ses camarades veulent nous tirer dans les bas-fonds culturels de l'Est, dont nous étions parvenus à nous libérer il y a un quart de siècle." (21.11.2014)

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Večernji List - Croatie

La Serbie doit participer elle aussi aux sanctions de l'UE

Le nouveau commissaire européen à la politique régionale et à l'intégration européenne, Johannes Hahn, s'est rendu en Serbie pour son premier déplacement à l'étranger. Sur place, il a appelé les politiques du pays à suivre la politique de sanctions européenne à l'encontre de la Russie. Il estime qu'en tant que candidat à l'adhésion européenne, la Serbie doit prendre cette obligation au sérieux. Or le président Aleksandar Vučić pense avoir trouvé la quadrature du cercle, critique le quotidien conservateur Večernji List : "Vučić mérite le prix Nobel de mathématiques pour cette prouesse. Il prétend avoir trouvé une formule qui permette à la fois à la Serbie d'avancer en direction de l'UE et de respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine, sans avoir à recourir à des sanctions contre la Russie. Or seule l'ex-Yougoslavie, appartenant au groupe des non-alignés, pouvait se permettre un tel luxe. Un pays qui souhaite devenir membre à part entière de l'UE est tenu de suivre la politique étrangère commune. On peut certes s'interroger sur le bien-fondé de cette politique vis-à-vis de la Russie, mais elle doit malgré tout être appliquée par tous les Etats membres." (21.11.2014)

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Contributors.ro - Roumanie

L'immaturité démocratique de la République de Moldavie

Le 30 novembre, la république de Moldavie renouvellera son Parlement. Les derniers sondages donnent le Parti communiste favori, devant les partis pro-européens. Sur le blog Contributors, le politologue roumain Valentin Naumescu craint que l'émiettement du paysage politique ne complique la formation d'un gouvernement : "23 partis en lice, c'est trop pour un Etat aussi petit. … Il est temps que les chefs de parti renoncent à vouloir jouer les chefs et songent sérieusement à des regroupements. La situation actuelle illustre l'immaturité démocratique de cette région. … Par ailleurs, on ne peut pas encore exclure l'éventualité que le Parti communiste, actuellement crédité de quelque 21 pour cent dans les sondages, fasse parti du gouvernement. Mais si un autre parti parvient à mobiliser de 15 à 18 pour cent et nomme le Premier ministre, il ne faut pas se leurrer sur sa marge de manœuvre : ce gouvernement ne pourra être que faible et à la merci des chantages politiques." (21.11.2014)

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RÉFLEXIONS

Infowar - Grèce

L'UE a toléré l'extrême droite pour imposer l'austérité, par Aris Chatzistefanou

Le président du parti d'extrême droite LAOS (Alerte populaire orthodoxe), Giorgos Karatzaferis, ancien partenaire de coalition du Premier ministre technocrate Loukas Papademos, devra bientôt comparaître devant la justice grecque. Ce procès lié à des pots-de-vin et d'autres irrégularités a été annoncé mercredi. L'UE a toléré l'extrême droite pour mettre en œuvre sa politique d'austérité, critique le chroniqueur Aris Chatzistefanou sur le portail Infowar : "A l'image de l'Ukraine, où Bruxelles a collaboré avec les oligarques locaux pour porter au pouvoir le parti nationaliste Svoboda, la troïka et les banques ont imposé la participation de Karatzaferis à la coalition gouvernementale grecque. … Pour pouvoir imposer sa politique d'austérité, l'UE avait besoin d'un Premier ministre non élu, soutenu par une large coalition, à laquelle participait un parti d'extrême droite favorable à l'ancienne junte militaire (LAOS). …C'est alors que certains membres de ce parti, tels Adonis Georgiadis et Makis Voridis [aujourd'hui ministre de la Santé], ont rejoint les rangs du parti conservateur au pouvoir Nea Demokratia." (20.11.2014)

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ÉCONOMIE

Trends - Belgique

Des taux négatifs pour pousser à la consommation

L'établissement financier Commerzbank est devenu mercredi la première grande banque allemande à vouloir proposer des taux négatifs pour les comptes de ses clients professionnels. La banque régionale Skatbank (Thuringe) impose déjà depuis début novembre à ses grands clients un taux négatif de 0,25 pour cent. On peut craindre que les clients privés doivent eux aussi bientôt payer pour pouvoir déposer leur argent à la banque, écrit le magazine économique Trends : "C'est vrai, pour le moment, on décourage uniquement les dépôts des entreprises et des fonds d'investissement. Mais demain, qui sait, ce sera sans doute le tour des particuliers ? En réalité, on s'en approche tout doucement, car en Belgique les banques ont encore abaissé le rendement des livrets d'épargne. On se rapproche des 0 pour cent à vive allure ! ... Tout cela concourt à forcer les citoyens à consommer plutôt qu'à épargner, même s'ils n'en ont pas envie. Et comme nous sommes en démocratie, la seule manière de forcer le citoyen à faire ce qu'il n'a pas envie, c'est de le frapper au portefeuille. Mais est-ce encore de la démocratie diront certains ?" (20.11.2014)

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Público - Portugal

Pas de traitement de faveur pour les grands groupes

Au Portugal, l'exploitant du réseau de distribution électrique REN et le groupe énergétique Galp refusent de s'acquitter d'une taxe extraordinaire sur l'énergie, d'un montant de plusieurs millions, dont ils remettent en cause la légalité. Pour le quotidien libéral Publico, rien ne justifie un traitement de faveur pour ces grands groupes : "Ils ont certes le droit de contester cette taxe, mais leur refus de payer ne repose sur aucune légitimité, surtout au stade actuel, alors qu'aucun tribunal n'a encore tranché sur la légalité de cette redevance. … Le gouvernement a d'ores et déjà brandi la menace d'une procédure de recouvrement de force, mais il est plus probable que les deux entreprises réussissent à faire traîner leur procès en longueur pendant des années. … A l'heure où des milliers de Portugais se saignent aux quatre veines pour payer cotisations spéciales et suppléments, il est absolument inadmissible que ces grands groupes fassent un trou de plusieurs millions dans le budget de l'Etat, que le petit contribuable devra probablement renflouer, comme d'habitude." (19.11.2014)

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Véleményvezér - Hongrie

Hongrie : Viktor Orbán veut chasser les magasins étrangers

Le gouvernement ultraconservateur hongrois de Viktor Orbán veut instaurer des taxes spéciales pour les grandes chaînes commerciales étrangères voire, dans certains cas, les frapper d'interdiction. Le portail d'opinion Véleményvezér dénonce des mesures qui porteraient un grave coup à l'économie du pays : "L'adoption de ce projet de taxe accablante saignerait les chaînes commerciales étrangères qui marchent bien. Et comme si cette taxe ne suffisait pas, le projet de loi prévoit en outre d'exclure du marché les grandes chaînes commerciales qui enregistrent des pertes deux années consécutives. En résumé, les grands n'ont pas le droit de faire des pertes. … Cette politique ne fera que des perdants : les consommateurs hongrois, les employés hongrois de ces magasins qui se retrouveront au chômage, mais aussi l'économie hongroise dans son ensemble." (21.11.2014)

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SOCIÉTÉ

Nasz Dziennik - Pologne

Plus de droits pour les Polonais en Allemagne

La chancelière allemande Angela Merkel et la Première ministre polonaise Ewa Kopacz se sont rencontrées jeudi à Krzyżowa, en Basse-Silésie, pour célébrer l'amitié germano-polonaise. Elles ont commémoré la "messe de la réconciliation" entre les deux pays, qui s'était tenue il y a 25 ans dans cette ville. La réalité n'est pas aussi reluisante, fustige le quotidien national-catholique Nasz Dziennik, qui revendique davantage de droits pour les Polonais résidant en Allemagne : "Les dirigeants allemands et polonais entretiennent de bons rapports, mais les cérémonies de commémoration devraient appeler une réflexion plus profonde. … Le statut des nombreux Polonais qui vivent en Allemagne reste un problème important. Les droits de ces personnes sont loin d'être comparables à ceux dont jouit la minorité allemande en Pologne [des subventions culturelles notamment]. Berlin refuse catégoriquement de réserver le même traitement aux Polonais vivant en Allemagne." (21.11.2014)

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Taraf - Turquie

Gezi : un référendum démocratique en apparence seulement

Le maire d'Istanbul Kadir Topbaş a annoncé mercredi la tenue d'un référendum sur l'avenir du parc Gezi. Or les apparences démocratiques sont trompeuses, estime le quotidien libéral Taraf : "Dans une consultation, il est essentiel d'informer les électeurs sur les enjeux du vote. … Dans les démocraties développées, les décisions ayant une incidence sur la population ne sont prises qu'à l'issue d'une analyse des effets qu'elles auront. Nous ne savons que trop bien combien le gouvernement abhorre ces mécanismes et ce qu'il fait pour les empêcher. … C'est pourquoi nous ne devrions pas nous réjouir trop tôt et nous laisser leurrer par le mot 'référendum'." (21.11.2014)

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