L'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko, condamnée à sept ans de prison, est très présente dans les médias en raison de sa grève de la faim et de son mauvais état de santé. Mais dans l'hebdomadaire conservateur Heti Válasz, Jarosław Gizinski, rédacteur au quotidien polonais Rzeczpospolita, ne croit pas à cette attitude de martyre : "Ioulia Timochenko est une personnalité contradictoire. Elle a déjà été qualifiée de 'Jeanne d'Arc ukrainienne', de 'princesse du gaz', de 'Dame de fer' et de 'dernier homme de la politique ukrainienne'. Aujourd'hui, alors qu'elle dépérit en prison, Timochenko est devenue le symbole de la déchéance de la démocratie ukrainienne. … L'Ukraine est encore loin des normes démocratiques européennes. Mais présenter Timochenko comme quelqu'un qui a toujours défendu la démocratie est incorrect. Elle non plus ne comprenait pas les lois de la démocratie, des droits de l'homme et du libre marché. Dans les années 90, elle ne s'est pas engagée en politique pour établir dans son pays une société moderne et démocratique, mais pour mieux défendre ses intérêts et étendre son empire commercial. En ce sens, elle n'est pas différente des autres oligarques ukrainiens." (24.05.2012)
» informations complémentaires (lien externe, hongrois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique, » Ukraine
Tous les textes disponibles de » Jarosław Giziński