Navigation

 

Revue de Presse | 31.10.2014

 

À LA UNE

La Suède reconnaît l'Etat de Palestine

La Suède est le huitième Etat de l'UE à reconnaître la Palestine en tant qu'Etat. (© picture-alliance/dpa)

 

Le gouvernement suédois a officiellement reconnu jeudi la Palestine en tant qu'Etat autonome. Certains commentateurs critiquent cette initiative, faisant valoir que le Fatah et le Hamas ne contrôlent pas leur territoire. D'autres voient dans cette reconnaissance la base de négociations d'égal à égal avec Israël.

Lidové noviny - République tchèque

Un chèque en blanc pour la Palestine

Reconnaître l'Etat de Palestine sans poser la moindre condition est un peu facile, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : "Ils ne seront pas nombreux ceux qui contesteront le droit de la Palestine à l'autodétermination et à avoir son propre Etat. Ce qui fait débat, c'est le calendrier et les modalités de mise en œuvre de ce droit. Ceci fait l'objet de négociations entre Israël et les Palestiniens. Il est problématique qu'un pays occidental comme la Suède reconnaisse l'Etat palestinien sans attendre la tenue desdites négociations. … Ceci revient à signer un chèque en blanc aux Palestiniens. … La ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, déclare qu'il existe un gouvernement en Palestine qui assure le contrôle intérieur et extérieur. L'affirme-t-elle sérieusement ? Car si le Fatah et le Hamas contrôlent la situation, alors ils sont aussi responsables des roquettes tirées sur Israël depuis la bande de Gaza." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Aftonbladet - Suède

Renforcer le statut de la Palestine

La Suède est devenue le 135e pays à reconnaître la Palestine en tant qu'Etat. Pour le quotidien de centre-gauche Aftonbladet, cette mesure était nécessaire pour qu'Israël et les Palestiniens puissent négocier d'égal à égal : "C'est une décision importante et courageuse qui, espérons-le, montrera également la voie à d'autres. … Un Etat palestinien reconnu internationalement aux frontières d'Israël est la première étape pour faire valoir l'équité dans les négociations. Une paix durable ne pourra être établie que lorsqu'Israël et la Palestine pourront engager des négociations sérieuses sur les questions des frontières, du territoire, de Jérusalem, de l'économie, des réfugiés et de l'infrastructure. Les pays qui refusent de reconnaître la Palestine en tant qu'Etat aspirent au maintien de la situation actuelle. Alors la Palestine et Israël continueront de connaître à l'avenir un quotidien marqué par la mort, la violence, l'insécurité, la terreur et la destruction." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Público - Portugal

La fin d'une hypocrisie internationale

Si la reconnaissance de l'Etat de Palestine ne résout pas le problème au Proche-Orient, elle met cependant fin à l'hypocrisie avec laquelle la communauté internationale traite les Palestiniens, estime le quotidien libéral Público : "Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Liberman a jugé cette décision 'déplorable' et a fait valoir que les relations au Proche-Orient étaient 'plus compliquées que le montage de meubles IKEA'. Il oublie vraisemblablement quelque chose. … Certes, une reconnaissance ne règle pas l'essentiel. … Mais [la décision suédoise] fustige une hypocrisie généralisée : comment l'ONU peut-elle accorder le statut d''Etat observateur' à la Palestine si son territoire n'est pas reconnu comme un Etat indépendant ? La Palestine est-elle un club, un organe, une annexe ? Un 'Etat en construction', comme on aime le dire poliment ? Ou bien un Etat en destruction permanente, de par ses propres erreurs, mais aussi de par celles des autres ?" (30.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Inquiétants exercices aériens russes

L'OTAN a indiqué que 26 avions de combat russes en tout auraient violé l'espace aérien européen mardi et mercredi. Le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung fait part de ses inquiétudes : "Aux dires de l'OTAN, l'armée de l'air russe aurait triplé ses activités dans le ciel européen. Cela ne marque pas le début d'une nouvelle guerre froide, mais veut dire que les formes de communication de la guerre froide connaissent un renouveau. Les manœuvres militaires terrestres, navales et aériennes comportent toujours des messages pour l'adversaire. 'Prends-moi au sérieux', tel est le principal. … La guerre froide connaissait une forme peut être perverse mais néanmoins fiable de prévisibilité. Après des décennies d'exercices, l'Ouest et l'Est savaient plus ou moins ce qu'ils pouvaient attendre l'un de l'autre. Les intentions de Vladimir Poutine s'avèrent bien plus énigmatiques aujourd'hui." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Wiener Zeitung - Autriche

Un stratège à la tête de la Commission européenne

La nouvelle Commission européenne débutera officiellement son travail samedi sous la direction de Jean-Claude Juncker. Si le Luxembourgeois n'est pas d'un charisme débordant, il présente d'autres qualités, estime le journal libéral public d'obédience libérale Wiener Zeitung : "L'élite européenne souhaitait si ardemment avoir un sosie continental de Barack Obama, qui décoche des 'Yes we can'. Ils ont obtenu un fin renard du compromis et de la tactique, un négociateur de la vieille école. Juncker est un politicien de l'ombre, pas un grand orateur ; il ne sait enflammer son auditoire dans aucune des trois langues qu'il parle couramment. A la différence d'un brillant rhéteur de la trempe d'Obama, il sait forger des alliances et faire des compromis, confondre ses adversaires et cultiver ses alliances. … L'Europe a bien besoin d'un stratège pour atteindre ses objectifs à long terme et d'un tacticien rusé pour venir à bout des difficultés immédiates. … Tel est le profil recherché, et Juncker y répond bien mieux qu'un hypothétique 'Obama européen'." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Magyar Nemzet - Hongrie

Hongrie : la taxe Internet serait une absurdité

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a provisoirement retiré son projet de taxe sur Internet vendredi, suite au mouvement de protestation suscité par celle-ci. Même le quotidien conservateur proche du pouvoir Magyar Nemzet, d'ordinaire peu critique à l'endroit du gouvernement, juge la taxe absurde : "Après trois élections cette année [législatives, européennes et municipales] remportées haut la main par le parti Fidesz au pouvoir, voici que des dizaines de milliers de manifestants réclament la démission du Premier ministre et de son gouvernement, un phénomène assez singulier en politique. … La taxe sur Internet affecte tout le monde dans ce pays, et symbolise la volonté de régression du gouvernement. L'ampleur des dommages qu'elle causerait est imprévisible. Elle affecterait non seulement les gens au quotidien mais serait également interprétée comme une restriction de la démocratie et de la liberté d'opinion." (30.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Adevărul - Roumanie

Roumanie : une campagne présidentielle insipide

La campagne présidentielle roumaine n'a pas été axée sur des contenus politiques, écrit le journaliste Mircea Vasilescu sur le blog du quotidien libéral-conservateur Adevărul : "Les nombreuses chaînes de télévision, les sites Web et les journaux ont préféré s'étendre sur le nombre de maisons dont [le candidat de l'opposition] Klaus Johannis serait propriétaire, sur l'appartenance de certains candidats aux services secrets, et bien d'autres scandales encore. Les lecteurs assidus de la presse à sensation ne semblent pas se soucier le moins du monde des compétences et des qualités du nouveau président. Ils sont avides de révélations sur la vie privée des candidats. … Entre une campagne électorale émaillée de coups bas et une campagne d'une bêtise exaspérante, qu'est-ce qui est le pire ? Si notre futur président s'avère être faible et incompétent, il sera trop tard pour le regretter." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

Jutarnji List - Croatie

La fin de l'égalité des sexes en Croatie, par Jurica Pavičić

Selon une étude du Forum économique mondial, la Croatie figure parmi les six pays qui ont enregistré une détérioration de l'égalité hommes-femmes au cours de la dernière décennie. Dans le quotidien libéral Jutarnji List, l'écrivain Jurica Pavičić désigne la crise et le capitalisme comme les premiers responsables de cette régression : "Nul besoin d'études sociologiques pour trouver les trois origines du phénomène : le capitalisme, la crise et l'Eglise. … La question des femmes en Croatie est paradoxale, en ceci que la plus grande émancipation s'est déroulée à l'époque la plus sombre de la tyrannie [la phase de création de la Yougoslavie communiste dans les années 1950], tandis que la démocratie et la liberté actuelles marquent un retour aux inégalités. La crise et le capitalisme sont des facteurs plus décisifs. L'industrie croate s'est effondrée, mais on a tenté par tous les moyens de préserver les secteurs typiquement 'masculins' que sont par exemple les chantiers navals, les carrières ou les raffineries. Les secteurs 'féminins' en revanche ont été soufflés comme autant de châteaux de cartes. Ceci s'explique moins par une nécessité économique que par l'idée reçue selon laquelle le salaire de la femme n'est jamais qu'un salaire d'appoint, et que la travailleuse licenciée, devenue ménagère au chômage, sera prise en charge par son mari." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

El País - Espagne

L'UE a des années de retard sur la politique monétaire US

La Réserve fédérale américaine (Fed) a notifié mercredi la fin de son programme de rachats mensuels d'obligations publiques et de créances hypothécaires titrisées, dont l'objectif était d'appuyer la relance conjoncturelle. Elle a justifié cette mesure par l'évolution positive sur le marché du travail. Washington se trouve ainsi à la fin d'un chemin que l'Europe n'a même pas osé emprunter, critique le quotidien de centre-gauche El País : "Alors que la politique monétaire de Washington conclut un cycle d'assouplissement quantitatif sur des résultats plutôt satisfaisants (même si l'économie n'a pas encore atteint sa croissance potentielle et que les salaires stagnent), la zone euro n'a toujours pas abordé cette voie. Certes, l'euro part avec un handicap : il recouvre plusieurs pays, il ne dispose pas d'un ministère des Finances et les différentes politiques économiques nationales s'avèrent absurdes ou contradictoires. Mais cela n'excuse pas l'absence de débat sur la politique monétaire et financière, ni l'éternelle bureaucratie, au nom de laquelle on remet à plus tard des solutions que l'on aurait déjà dû prendre depuis des années." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Télégramme - France

La France ne renoncera pas à la livraison des Mistral

Le vice-Premier ministre russe, Dmitri Rogozine, invité à visiter le port français de Saint-Nazaire à la mi-novembre, a vu dans cette proposition la confirmation par la France de la livraison controversée des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. Paris a indiqué que le président François Hollande n'avait toutefois pas encore pris de décision. Pour le journal régional Le Télégramme, ces pirouettes sont ridicules : "Quelle rigolade ! C'est reconnaître qu'elle est déjà prise et que l'on voit mal la France annuler les petits fours au dernier moment. Plusieurs raisons expliquent cette décision. La commande a déjà été réglée par Moscou et il en va de la crédibilité de notre industrie de la défense sur un marché très concurrentiel. La situation sur le front ukrainien s'est relativement apaisée, les élections législatives ont eu lieu, même si les séparatistes pro-russes maintiennent la pression. Enfin, les exigences américaines relèvent d'une guerre économique où nos alliés ne font aucun cadeau et tournent souvent le dos à leurs grands principes." (30.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Avvenire - Italie

L'Italie doit profiter de la 'garantie jeunesse' européenne

La "garantie jeunesse" élaborée par l'UE entend donner un emploi à tous les jeunes de moins de 25 ans dans les quatre mois consécutifs à la fin de leur formation. Plutôt que de s'enferrer dans la réforme du marché du travail, le Premier ministre italien Matteo Renzi ferait mieux de veiller à ce que l'Italie sollicite sans délai des fonds issus de cette garantie, préconise le quotidien catholique Avvenire : "Les régions italiennes ont à leur disposition une manne globale de 1,5 milliard d'euros. Une phase d'expérimentation de quelques mois suffirait pour comprendre que le véritable problème de l'Italie n'est pas le manque d'argent. Les moyens financiers sont là, mais ils ne sont pas sollicités, ou bien, le cas échéant, utilisés de façon peu judicieuse. … Jusque-là, les résultats obtenus ont été les suivants : d'innombrables congrès, de nombreux accords sur des programmes, de nouveaux sites Internet et quelques spots publicitaires à l'effet limité. … A ce jour, la garantie jeunesse n'a pas contribué à relancer l'emploi des jeunes et encore moins à faciliter la transition entre le monde de l'école et celui du travail." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Neatkarīgā - Lettonie

Le terminal méthanier lituanien contrarie la Lettonie

Le port lituanien de Klaipéda, en mer Baltique, a accueilli lundi un terminal flottant de gaz naturel liquéfié (GNL). Si cela met fin au monopole énergétique russe, la situation est loin d'être rose pour la Lettonie voisine, relève le quotidien national-conservateur Neatkarīgā : "D'un point de vue économique, la Lettonie n'a plus intérêt à envisager la construction d'un terminal méthanier, car à l'avenir, les Lituaniens pourront théoriquement approvisionner en gaz les trois Etats baltes. Si ce terminal renforce la sécurité énergétique des Etats baltes, il brise également les espoirs de la Lettonie, qui pensait pouvoir attirer de nouveaux investissements pour la construction de son terminal. Cette fois-ci, nous devons nous garder de soutenir inconditionnellement les Lituaniens. Le monopole de l'entreprise gazière lettone Latvijas Gāze [en partie détenue par le groupe russe Gazprom] s'achève en avril 2017 et nous devons veiller à ce que l'achat de gaz auprès du concurrent lituanien ne nous expose pas à des amendes commerciales." (29.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Irish Independent - Irlande

Les ménages irlandais injustement taxés sur l'eau

Des manifestations sont prévues samedi dans plus de 70 villes irlandaises pour dénoncer l'introduction d'une taxe sur l'eau pour les ménages. Le problème porte surtout sur la forme de cette redevance, écrit la chroniqueuse Martina Devlin dans le quotidien conservateur Irish Independent : "La résistance que rencontre ce projet n'est pas liée au mécontentement de la population, qui refuserait de payer une taxe supplémentaire. Il s'agit d'une injustice : on crée un organisme semi-public coûteux [chargé de gérer le nouveau système] et qui taxe deux fois la même marchandise, puisque nous payons déjà l'eau par le biais de la TVA et d'autres impôts. Je conçois que la protection de l'environnement et les investissements soient nécessaires. Mais la proposition du gouvernement, qui veut percevoir un montant forfaitaire pour deux ans, montre que cette taxe sur l'eau a pour unique but de lever des fonds. Cela n'incitera nullement les ménages à faire des économies d'eau." (30.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Le coming out du patron d'Apple, un abus de pouvoir

Le patron du groupe américain Apple, Tim Cook, a révélé officiellement son homosexualité. 'Je suis fier d'être gay', a-t-il écrit dans une tribune au magazine économique américain Businessweek. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung désapprouve sa démarche : "Premièrement c'est un abus de pouvoir, deuxièmement un geste arrogant. Dans son intervention, Cook prend la défense de la diversité au sens large et condamne la discrimination des minorités. C'est tout à son honneur. Les droits des minorités sont bafoués dans la plupart des pays de ce monde. De plus, toute entreprise est libre de s'engager sur des questions de société. … Mais Cook n'est ni un défenseur des droits civiques, ni une personnalité politique. … Cook est un patron, à la tête d'une entreprise qui ne lui appartient pas. C'est un dirigeant exceptionnel, mais il commet un abus de pouvoir quand, en sa qualité de chef d'un des groupes les plus influents au monde, il évoque son orientation sexuelle. Cela ne rentre pas dans ses attributions." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Pravda - Slovaquie

Slovaquie : les opposants à l'union homo rappelés à l'ordre

La Cour constitutionnelle slovaque a invalidé mardi l'une des différentes questions que l'organisation catholique Alliance pour la famille entendait soumettre au vote populaire, mi-novembre, par le biais d'un référendum. Une question dont l'objectif était d'empêcher que les unions entre personnes de même sexe puissent avoir la même valeur qu'un mariage. Le quotidien de gauche Pravda appelle l'organisation à respecter sans restriction la décision des juges : "L'Alliance juge le verdict de la Cour constitutionnelle scandaleux et parle d'une 'tyrannie judiciaire'. Elle méconnaît ce faisant les principes de l'Etat de droit démocratique, notamment le 'règne de la loi'. Personne ne peut se placer au-dessus de la loi, pas même les 400.000 personnes qui se sont déclarées favorables à la tenue du référendum. … Croire qu'une majorité en position de force puisse décider de la vie d'une minorité n'a absolument rien de démocratique. … L'autorisation des unions homosexuelles dans certains pays n'a généré ni apocalypse ni disparition de la famille traditionnelle." (31.10.2014)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu