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Revue de Presse | 22.07.2014

 

À LA UNE

Enquête sur le MH17 : Moscou se dit prête à coopérer

Dans une allocution télévisée, Vladimir Poutine a exigé un accès libre au site du crash pour les experts internationaux. (© picture-alliance/dpa)

 

Le conseil de sécurité de l'ONU a condamné lundi l'attaque qui a abbatu le vol MH17 en votant une résolution soutenue par la Russie. Le chef du Kremlin Vladimir Poutine a assuré sa pleine collaboration dans l'enquête. Les commentateurs n'en appellent pas moins les ministres européens des Affaires étrangères à durcir ce mardi les sanctions contre la Russie, incluant une interdiction des exportations d'armes.

Helsingin Sanomat - Finlande

Interdire les exportations d'armes

L'UE doit hausser d'un cran ses mesures contre la Russie, exige le quotidien libéral Helsingin Sanomat : "A chaque mesure concrète et plus rigoureuse, on assiste à un concert de lamentations en Europe. Peut-être toucherait-on le cœur de la crise si l'on obligeait le président russe Vladimir Poutine à pacifier l'Ukraine orientale, par exemple en mettant fin au commerce des armes. … Si en tant que fabriquant d'armements, la Russie est une grande puissance, elle ne peut toutefois pas se passer d'achats. Dans le cas des navires de guerre par exemple, elle est tributaire du savoir-faire français. … Un durcissement de la ligne commune de l'UE aura un coût indéniable. Mais coût il y aura aussi si l'Union, qui se pose en puissance pacifique du continent, assiste passivement à l'aggravation de la crise ou continue de menacer Poutine à grands coups de marguerites. Si l'UE se résout à imposer une interdiction des exportations et des achats d'armes, et à élargir les sanctions dans le secteur financier, elle durcirait sa ligne d'une manière appropriée." (22.07.2014)

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Spiegel Online - Allemagne

Les entreprises allemandes devraient quitter la Russie

Des sanctions économiques contre la Russie ne serviront à rien tant que les industriels allemands ne changeront pas franchement leur fusil d'épaule, estime le chroniqueur Wolfgang Münchau sur le portail d'information Spiegel Online : "Il faudrait commencer par rectifier la fatale orientation vers l'est des élites économiques allemandes. Gerhard Schröder [ex-chancelier allemand et chef du conseil de surveillance de Nord-Stream] n'est pas le seul problème. Le ministre allemand de l'Economie [Sigmar Gabriel] devrait intimer aux chefs des conseils d'administration des sociétés allemandes que tout contact avec Poutine et son environnement sont très officiellement indésirables. Jusqu'à nouvel ordre, la Russie ne sera plus une option possible pour les investissements allemands. La Commission de l'est de l'économie allemande devrait aider à organiser le retrait stratégique de Russie pour les entreprises allemandes." (22.07.2014)

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Rzeczpospolita - Pologne

La Russie, Etat terroriste

Il ne fait aucun doute que la Russie est responsable du crash, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita, qui appelle l'UE à se montrer inflexible : "La Russie s'est déjà comportée comme un Etat terroriste dans le cas de la catastrophe de Smolensk. Car de nombreux retards et irrégularités ont été constatés dans l'enquête relative au crash du Tupolev 154. … Ici aussi, il semblerait bien que les Russes soient responsables de ce crime. Et ils font tout pour le dissimuler. … C'est la raison pour laquelle, avec l'aide de la presse, nous en appelons aux politiques occidentaux. Montrez-vous inflexibles. Soyez stricts et maintenez le cap jusqu'à ce que vous obteniez l'isolement politique et économique du Kremlin. N'employez pas avec Moscou la langue de la réconciliation et de la compréhension. Il convient d'imposer à Poutine des conditions strictes. Il faut donc confier l'enquête à une commission internationale." (22.07.2014)

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L'Express - France

Les fanatiques menacent la planète

Le monde n'est plus un endroit sûr lorsque des armes lourdes arrivent entre les mains de fanatiques. C'est la conclusion que tire l'essayiste Jacques Attali du crash du vol MH17, sur son blog hébergé par l'hebdomadaire L'Express : "La destruction par un missile d'un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l'anarchie, n'est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l'Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l'abri nulle part au monde. … Rien ne s'améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu'eux. Et qu'ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. … Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c'est le monde entier qui sera bientôt invivable." (21.07.2014)

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POLITIQUE

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Israël doit enfin écouter le Hamas

Israël doit enfin tenter de comprendre les revendications du Hamas - c'est ce que réclame Gideon Levy, journaliste du quotidien israélien Haaretz, dans une tribune au quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : "Qu'il nous soit permis de nous mettre à leur place, voire peut-être même d'honorer le courage et la résilience de notre pire ennemi. Mais Israël préfère ignorer les revendications de l'autre camp, même lorsque celles-ci sont justifiées et sont dans l'intérêt d'Israël à long terme. Israël préfère combattre impitoyablement le Hamas, et ce par simple vengeance. … Le Hamas et le djihad islamiste demandent la liberté pour la bande de Gaza. Il n'y a probablement aucune revendication qui soit plus compréhensible et plus juste. Si nous ne l'acceptons pas, nous ne saurons briser le cycle actuel de la violence, et dans quelques mois, tout continuera comme avant." (22.07.2014)

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Avvenire - Italie

Persécution des chrétiens : le vrai visage de l'EIIL

En Irak, l'Etat islamique (EI) proclamé par le groupe extrémiste EIIL a posé un ultimatum aux chrétiens de Mossoul : si ceux-ci ne se sont pas convertis à l'islam ou s'ils n'ont pas quitté la ville d'ici samedi midi, ils seront exécutés. Le quotidien catholique Avvenire appelle la communauté internationale à demander des comptes aux responsables de l'émergence de ces milices : "On fait comme si les fanatiques de l'EIIL venaient d'une autre étoile, comme s'ils n'étaient pas soutenus, armés et financés par les puissants Etats de la péninsule arabique. Ils forment avec ces Etats une idéologie commune, le wahhabisme, qui a également accouché de mouvements comme Al-Qaida. Avec l'EIIL, le terrorisme islamiste devient un phénomène de masse. … Pourtant, les intellectuels du monde musulman se comportent comme s'ils ne voyaient pas le danger, tandis que l'Occident se garde bien de demander des comptes à un Etat comme l'Arabie Saoudite, alliée des Etats-Unis et pays stratégique pour l'approvisionnement pétrolier." (22.07.2014)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Nucléaire iranien : dernier cycle de négociations

Les négociations nucléaires avec l'Iran dureront quatre mois supplémentaires. C'est ce dont ont convenu ce week-end à Vienne les cinq pays disposant d'un droit de veto à l'ONU, l'Allemagne et l'Iran avant l'expiration du délai de négociations. Il pourrait y avoir à l'automne un projet d'accord, prédit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Quant à savoir si ce texte supportera la critique des faucons à Washington et Téhéran, c'est une autre histoire. Il s'agit là de politique intérieure, et c'est un autre terrain de jeu. Sur le plan de la politique extérieure, un accord est venu changer radicalement la situation pour les deux pays, car tous deux ont perdu leur adversaire favori. Pour la première fois depuis la révolution islamiste de 1979, la normalité pourrait s'installer dans les relations bilatérales. Les attaques de roquettes du Hamas et l'offensive terrestre israélienne rappellent cependant qu'il existe encore plusieurs lignes de conflit." (22.07.2014)

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Adevărul - Roumanie

Inviter la politique étrangère aux présidentielles roumaines

Le crash d'un avion de ligne abattu au-dessus de l'Ukraine orientale et l'aggravation du conflit israélo-palestinien n'ont pratiquement aucune incidence sur la campagne pour les présidentielles roumaines, qui se tiendront dans quelques mois. Pourtant, le candidat des libéraux Klaus Johannis devra prendre position sur la question, selon le quotidien Adevărul : "Le futur président évoluera en terrain miné dès le début. Dans sa campagne, il devra expliquer les grandes lignes de sa politique extérieure. Le partenariat stratégique avec les Etats-Unis, les relations avec l'Allemagne et la position à adopter face à la Russie sont des éléments essentiels d'une politique étrangère roumaine qui se veut crédible aux yeux de l'électorat. Klaus Johannis a d'autant plus de pain sur la planche qu'il part de zéro. [D'autres candidats envisageables tels que] Cristian Diaconescu, Mihai Răzvan Ungureanu ou encore Cătălin Predoiu ont déjà pris position sur la question. Sur ce terrain, Johannis est un quasi novice et doit clarifier ses vues." (22.07.2014)

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ÉCONOMIE

Jornal de Negócios - Portugal

Les fonds rapaces menacent l'Argentine

Ce mardi, l'Argentine tente une nouvelle fois d'obtenir au tribunal un accord avec ses créanciers et d'éviter ainsi un défaut de paiement. Ces créanciers, menés par le fonds d'investissement américain NML Capital, refusent d'accepter la remise de dette négociée après la crise économique de 2001 et réclament au pays le remboursement de 15 milliards de dollars. Il y a ici quelque chose qui ne tourne pas rond, critique l'économiste américain Nouriel Roubini dans le quotidien économique libéral Jornal de Negócios : "Comme les individus et les entreprises, les pays endettés qui comptent sur les procédures de faillite pour réduire le poids d'une dette excessive ont parfois besoin d'une restructuration ordonnée de celle-ci. Mais le combat de l'Argentine contre certains de ses créanciers qui ne veulent rien céder - un feuilleton judiciaire interminable - montre que le système international a des difficultés à gérer la restructuration ordonnée des dettes souveraines. Il ne faut pas qu'une poignée de créanciers vautours puisse bloquer une restructuration ordonnée qui bénéficie à la fois aux débiteurs et aux créanciers." (22.07.2014)

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Eleftherotypia - Grèce

Les citoyens grecs ont besoin d'une remise de dette

Les dettes des citoyens grecs envers l'Etat ont augmenté de 880 millions d'euros au mois de juin. Les retards de paiement s'élèvent désormais à 67 milliards d'euros. Seule une remise de dette pourra remédier à cette situation, estime le quotidien de centre-gauche Eleftherotypia : "Le gouvernement et le nouveau ministre des Finances doivent enfin le comprendre. Ce n'est pas que les citoyens ne veulent pas payer. Ils tentent de joindre les deux bouts pour couvrir leurs besoins fondamentaux. Et ce avec un chômage croissant et 1,5 million d'employés dans le privé qui reçoivent leurs salaires tronqués avec jusqu'à neuf mois de retard. Le gouvernement doit comprendre que seule une remise de dette pour les personnes les plus faibles économiquement (chômeurs longue durée, malades, personnes âgées) et les citoyens disposant de revenus inférieurs au seuil de subsistance pourra résoudre le problème." (21.07.2014)

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Hürriyet Daily News - Turquie

Ankara doit prêter main-forte aux entreprises turques en Irak

L'an passé, la Turquie a exporté vers l'Irak des marchandises pour un montant avoisinant les douze millions de dollars, ce qui fait de l'Irak le deuxième acheteur de marchandises turques après l'Allemagne. Depuis l'offensive de l'organisation terroriste de l'EIIL, le chiffre d'affaires de beaucoup d'entreprises turques s'est effondré. En période de crise, le gouvernement doit soutenir les entreprises, exprime le quotidien libéral Hürriyet Daily News : "Il n'y a rien à redire à ce que le gouvernement félicite la réussite des hommes d'affaires turcs en période de paix en Irak, mais quand les choses se compliquent, on ne peut pas tout simplement les abandonner en leur souhaitant : bonne chance et débrouillez-vous ! … Les entreprises turques ont avancé un certain nombre de mesures pour faciliter leur survie mais le gouvernement a tardé à trancher sur ces propositions. Certaines entreprises risquent la faillite complète. Plutôt que de se gargariser de la 'grandeur de la Turquie', le gouvernement devrait de toute urgence assumer ses responsabilités." (22.07.2014)

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SOCIÉTÉ

Heti Világgazdaság - Hongrie

Un monument controversé à Budapest

Après plusieurs mois d'intenses controverses, le monument commémorant l'occupation de la Hongrie par l'Allemagne nazie a été achevé samedi soir sur la place de la Liberté de Budapest. Celui-ci représente un aigle du Reich allemand en train d'attaquer l'Archange Gabriel, symbole du pays. C'est par lâcheté que le gouvernement de Viktor Orbán a fait monter le monument en catimini, déplore le philosophe Gáspár Miklós Tamás, indigné, dans l'hebdomadaire de centre-gauche Heti Világgazdaság : "Ce qui s'est produit dans la nuit du 19 au 20 juillet est bien évidemment dirigé contre les juifs hongrois. Ce monument hypocrite a été monté en plein milieu de la nuit, de manière lâche et sournoise, abrité derrière de hautes barrières de protection et un grand cordon de police. … Ce monument véhicule lui-même le message selon lequel la Hongrie n'a rien à voir avec tout cela : ce qui s'est passé alors a été infligé par des étrangers (les Allemands) à d'autres étrangers (les juifs). … Pourtant, à l'époque, les Hongrois étaient les valets des Allemands." (22.07.2014)

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Novinar - Bulgarie

Les Roms aussi doivent respecter les règles

Les autorités bulgares ont commencé lundi à démolir des maisons de familles roms construites de façon illégale en Bulgarie centrale, ce qui a donné lieu à des affrontements entre la police et les habitants. Le quotidien Novinar n'exprime aucune pitié envers les Roms qui se retrouvent sans toit : "Tout pays démocratique est régi par des droits et des règlements qui sont valables pour tous. Il est inadmissible qu'une partie de la population se concocte ses propres règles tout en voulant jouir des mêmes droits que les autres, voire de droits élargis. Par exemple celui à vivre en toute quiétude dans des maisons illégales, ce que les autres Bulgares n'ont pas le droit de faire. … De ne pas régler ses factures, alors que tous les autres le font. … Bref, de vivre la vie évoquée dans la blague : 'La démocratie, c'est quand les Bulgares travaillent et paient tandis que les Roms vivent de l'aide sociale et touchent tout gratis. Le racisme, c'est quand les Bulgares ne sont plus prêts à le tolérer.'" (21.07.2014)

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MÉDIAS

The Guardian - Royaume-Uni

Non aux photos d'enfants morts sur Twitter

Des photos d'enfants tués dans la bande de Gaza sont diffusées sur Twitter. Les horreurs de l'intervention militaire israélienne se passent de photos, critique la chroniqueuse Suzanne Moore, qui déplore dans le quotidien de centre-gauche The Guardian la création d'une pseudo-indignation et la transgression des limites qu'impose le respect : "On nous fait croire qu'il faut que nous voyions le carnage de civils pour le comprendre. Or la terrible vérité, c'est que la guerre a le même visage partout. … Je n'ai pas besoin de voir des photos d'enfants morts pour vouloir un cessez-le-feu et une solution politique. Je n'ai pas besoin de vos tweets pour comprendre que vous êtes affligés. Un petit corps sans vie ne saurait être un symbole destiné au public, mais la perte d'un être cher pour ses parents. La banalisation de ces images invalide l'humanité qui est notre lot commun. C'est manquer de respect envers les personnes prisonnières de ces terribles conflits que de ne pas honorer leurs morts. Il faut cesser !" (21.07.2014)

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