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Marianne2 - France | lundi, 14. décembre 2009

Roland Hureaux sur le manque de liberté après Lisbonne

Avec l'adoption du traité de Lisbonne, l'Union européenne sera plus fortement contrôlée par la Commission européenne. Ce n'est pas nécessairement une bonne nouvelle pour la démocratie et la liberté, estime le politique français Roland Hureaux sur le site Web du magazine hebdomadaire Marianne : "[N]ous pensions naïvement que, dans une Europe aux fortes traditions démocratiques, les peuples auraient en définitive le dernier mot. Et bien non ! Nous nous sommes trompés. ... On pourra certes se consoler encore en considérant que les grands pays gardent la maitrise des orientations essentielles ... : plan de relance, politique étrangère, nomination des personnalités clef de l'Union. … Or c'est au niveau de la bureaucratie qu'il y a lieu de craindre les effets de la ratification. Après avoir connu plusieurs années de morosité, liées aux résistances des peuples, la bureaucratie européenne est aujourd'hui euphorique. La signature du traité de Lisbonne a libéré sa volonté de puissance. ... A ce regain d'activisme bruxellois, répond une soumission grandissante des administrations nationales pour lesquelles le droit européen est devenu, en France au moins, la loi et les prophètes."

» Ensemble de la revue de presse de mardi, 15. décembre 2009

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