À la une de jeudi, 2. août 2012
La BCE envisage de racheter des emprunts d'Etat

Les marchés financiers internationaux attendent beaucoup de la réunion du Conseil de la BCE. (© AP/dapd)
D'après les médias, le président de la BCE, Mario Draghi entend présenter ce jeudi une double-stratégie pour enrayer la crise de la dette. La BCE comme le fonds de sauvetage MES devraient pouvoir acquérir des bons du trésor de pays en difficulté. Les commentateurs sont en faveur d'un rôle accru de la BCE malgré les risques d'inflation, jugeant l'institution plus crédible que les gouvernements européens.
Il Sole 24 Ore - ItalieTous les espoirs reposent sur la Banque centrale
Un rôle-clé échoit désormais à la BCE en raison de l'incapacité des gouvernements à gérer la crise de l'euro, et il n'est pas sans risque, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "Face à l'indécision, à la lenteur et au dilettantisme des gouvernements, la BCE brille par son professionnalisme et sa crédibilité. C'est pourquoi le dernier espoir réside dans l'Euro-Tower de Francfort. Mais accorder une confiance inconditionnelle à la BCE n'est pas sans risque. Placer de fortes attentes dans une réunion unique et censée tout résoudre est un jeu dangereux qui ne peut que mettre à l'épreuve la crédibilité de l'institution. Dans cette crise, nous avons trop souvent vu des mesures annoncées puis être retirées lors de la conférence de presse suivante. Mais cette fois-ci il n'y a plus de retour possible, et Mario Draghi le sait. … L'essentiel, c'est que le Conseil de la BCE en soit conscient, et que la décision prise ne soit pas révoquée par des annonces ultérieures." (02.08.2012)
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Diário de Notícias - PortugalDavantage de responsabilités pour la BCE
Avant la réunion du Conseil de la BCE ce jeudi, le quotidien libéral-conservateur Diário de Notícias appelle à une plus grande responsabilité de la Banque centrale dans la résolution de la crise de l'euro : "A l'ordre du jour figure la proposition de doter le fonds de secours MES d'une licence bancaire, bien que celui-ci ne soit même pas encore entré en vigueur à cause de la Cour constitutionnelle allemande. … Sa dotation de 500 milliards d'euros (pouvant être étendue à 700 milliards d'euros maximum) ne suffit pas si l'Espagne ou l'Italie devaient solliciter des aides. … Comme on pouvait s'y attendre, les comptables allemands s'y opposent, mettant en garde contre le risque d'inflation et contre un fonds de secours de l'euro illimité. Il faudrait leur rappeler que l'inflation n'est qu'un risque potentiel comparé à ce que Berlin a causé avec son diktat d'austérité. Doter le MES d'une licence bancaire ne serait toutefois qu'une solution de transition. Le plus important serait de faire de la BCE une véritable banque centrale qui n'hésite pas à mettre en œuvre des moyens financiers quand il s'agit du bien commun, comme c'est indubitablement le cas ici." (02.08.2012)
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La Vanguardia - EspagneDraghi doit tenir parole
Dans la réunion du Conseil des gouverneurs ce jeudi, le président de la BCE Mario Draghi doit répondre aux fortes attentes qu'il a suscitées la semaine dernière, écrit le quotidien libéral La Vanguardia : "L'arme principale de la BCE est sa crédibilité. Le directeur de la BCE est donc contraint de satisfaire aujourd'hui les attentes qu'il a laissé entrevoir la semaine dernière, lorsqu'il avait déclaré que l'institution ferait tout le nécessaire pour sauver l'euro et que cela suffirait. Tous les observateurs politiques et économiques ont interprété ces propos en y décelant la volonté de la gardienne de la monnaie à promouvoir des mécanismes propres à stabiliser le marché obligataire. Et sa disposition à offrir à tous les membres de l'Union monétaire - notamment à l'Espagne et à l'Italie - un financement raisonnable. Les deux pays souffrent de la défiance des marchés, et leurs problèmes de financement pourraient se détériorer sérieusement et devenir un fardeau insoutenable si Mario Draghi n'agissait pas de manière adéquate aujourd'hui." (02.08.2012)
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Süddeutsche Zeitung - AllemagneL'Allemagne n'a que de mauvaises options
L'Allemagne doit se décider pour une stratégie concrète pour lutter contre la crise de la dette même si elle n'a le choix qu'entre des options mauvaises ou très mauvaises, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Elles sont en partie chiffrables en euros et en centimes, et en partie inquantifiables, car les coûts politiques n'affichent pas leur prix. Un sentiment de triomphe national éphémère peut aboutir à un amer isolement politique et à une dangereuse politique de rééquilibrage européen. … L'option vraiment mauvaise serait donc l'effondrement du système monétaire européen. On peut parfaitement se demander si l'exclusion de la Grèce de la zone euro cadre avec cette possibilité. … La mauvaise option est liée à l'intervention de la Banque centrale. Une licence bancaire [pour le fonds de secours MES permanent] ne pouvant être introduite qu'avec un changement de traité, et le temps et l'énergie politique manquant pour l'obtenir, la BCE doit donc intervenir directement. La politique doit alors exploiter tous les mécanismes pour ne pas exempter les Etats en crise d'une obligation de réforme absolument incontournable si l'on veut parvenir à un rétablissement durable de l'Europe. Il faut pour cela que les Etats se fassent mutuellement confiance. C'est le minimum que les peuples européens et leurs dirigeants politiques devront apporter." (02.08.2012)
» article intégral (lien externe, allemand)
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