À la une de lundi, 13. novembre 2006
La lutte contre le réchauffement climatique
Alors que se déroule à Nairobi une conférence mondiale sur le climat, de nombreuses voix s'élèvent pour demander un engagement beaucoup plus fort dans le domaine de la lutte contre le réchauffement. Elles appellent à aller largement au-delà des objectifs fixés par le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre. Mais les responsables politiques ont encore du mal à se saisir de ce problème.
El Diario Vasco - Espagne
"Selon la NASA, l'année dernière a été la plus chaude depuis la fin du XIXe siècle. Si le réchauffement climatique était considéré, voilà encore peu, comme une question discutable sur le plan scientifique, aujourd'hui seules les personnes aveuglées par l'idéologie osent nier le fait que la planète se réchauffe et que la main de l'homme est, dans une mesure plus ou moins grande, responsable de ce phénomène", explique le quotidien. "Le protocole de Kyoto a certes constitué la première tentative de l'humanité de traiter le problème de manière concertée. Mais Kyoto n'est plus suffisant, et ce d'autant moins que de nombreux signataires, et notamment l'Espagne, se montrent incapables de respecter leurs engagements. (...) Et le succès de la conférence de Nairobi se mesurera donc en fonction de la volonté manifestée par les gouvernements de prolonger ce protocole au-delà de 2012 et de renforcer leur engagement". (13.11.2006)
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Die Presse - Autriche
Werner Wutscher, chef de la délégation autrichienne à la conférence sur le climat de Nairobi, évoque le rôle de l'Europe dans la lutte contre le réchauffement climatique. "L'industrie européenne a le choix de déménager ou d'investir dans une technologie de pointe. Telle est la problématique de fond de la mondialisation. Une solution pourrait être d'appliquer à l'avenir une réflexion sectorielle, c'est-à-dire d'aborder d'un point de vue mondial les restrictions imposées aux secteurs tels que la sidérurgie ou l'industrie cimentière. Ainsi, on bouclerait la boucle des nouveaux acteurs. La clé du succès est de faire payer les émissions de CO2 au moyen d'instruments tels que les échanges de quotas d'émissions, les taxes ou la règlementation. Le système européen d'échanges de quotas d'émissions est le plus vaste et le plus efficace au monde. Toutefois, des aménagements sont à prévoir. De son bon fonctionnement dépend la crédibilité de l'Europe, non seulement dans le domaine de la politique environnementale, mais également dans ceux de la politique industrielle et technologique". (13.11.2006)
» article intégral (lien externe, allemand)
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La Repubblica - Italie
"Les Verts [mouvements écologistes] ne sont qu'un groupe d'intérêt ou un rassemblement de groupes d'intérêt qui ont rarement dépassé les 5 % dans les élections parce que leurs campagnes électorales ne se concentrent que sur une seule série de questions prioritaires", estime le sociologue britannique Anthony Giddens, qui demande aux partis politiques d'inscrire à leur programme le problème du changement climatique. "Le moment est venu de retirer des mains des Verts la question du changement climatique est venu. Ce ne sont pas les Verts mais les savants qui ont tiré les premiers l'alarme sur les dangers du changement climatique (...). Les partis verts se sont développés autour d'une idée de la conservation de la nature qui prime sur celle de l'avancée technologique. Or, c'est par la science et la technologie que l'on arrivera à trouver une riposte au problème du changement climatique". (13.11.2006)
» page d'accueil (lien externe, La Repubblica)
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Tous les textes disponibles de » Anthony Giddens
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