Navigation

 

À la une de vendredi, 29. juin 2007


Le Portugal prend la relève à la tête de l'UE


Pour la troisième fois de son histoire, le Portugal s'apprête à assumer la présidence tournante de l'UE. La presse européenne se demande quels seront les enjeux des six prochains mois et dresse le bilan de la présidence allemande qui se termine le 1er juillet.


Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Alexander Hagelüken rend hommage au succès de la présidence allemande de l'UE et voit d'un oeil très sceptique la suite des événements. "La chancelière et ses ministres ont réussi, en un temps record, à contraindre l'Europe à s'engager dans la protection climatique et à faire baisser le prix des communications mobiles passées à l'étranger. Ils ont également réglé le conflit autour de la Constitution ou des crédits à la consommation. C'est la bonne nouvelle de la fin du mandat d'Angela Merkel. La mauvaise, c'est que les Allemands ne seront de retour à la tête de l'Europe qu'en 2021. La présidence va maintenant être assurée par les Portugais, puis par les Slovènes. Ce sera ensuite le tour des Chypriotes (2012), des Lituaniens (2013), des Maltais (2017) et des Estoniens (2018). Sans vouloir remettre en cause l'énergie des petits pays, le règne des micro-Etats dans une Europe à 27 membres ralentit l'Europe. Un grand nombre des futurs présidents de l'Europe viennent d'un nouveau pays membre et n'ont ni l'expérience ni le poids politique pour diriger 500 millions de citoyens. Lorsqu'il y a de la tempête et que c'est la roue du gouvernail qui fait tourner le capitaine plutôt que l'inverse, le navire fait rapidement naufrage." (28.06.2007)


Le Temps - Suisse

L'Allemagne a presque fait un sans faute à la tête de l'UE, constate Yves Petignat, correspondant à Berlin du quotidien. Sauf sur un point : "Angela Merkel et ses diplomates ont échoué dans le rapprochement avec Moscou. L'accord de partenariat est bloqué en raison du veto polonais [sur les pourparlers UE-Russie] et de l'embargo russe sur la viande polonaise, le dernier sommet de Samara entre Poutine et les Européens [les 17 et 18 mai] s'est plutôt mal passé, de l'aveu même de Frank-Walter Steinmeier [ministre allemand des Affaires étrangères]. Peu d'avancées, voire des blocages, sur des questions de relations extérieures essentielles pour l'UE : la marche vers l'indépendance du Kosovo, les efforts pour la paix au Proche-Orient. 'Si les Européens sont seuls à décider de leurs propres institutions, les questions de politique étrangère dépendent, elles, d'éléments que nous ne sommes pas seuls à maîtriser', s'est justifié le ministre allemand." (29.06.2007)


La Libre Belgique - Belgique

Le Portugal compte bien profiter de la présidence de l'UE pour  orienter la politique européenne vers la Méditerranée et les pays du Sud. Le journaliste Olivier le Bussy liste les échéances à venir. "En premier lieu un sommet UE-Brésil, pays émergent et ancienne colonie portugaise, qui permettra, peut-être, d'aplanir les différends nés lors des négociations du cycle de Doha, à l'OMC. Un autre avec l'Afrique - le premier depuis 2000, déjà sous présidence portugaise -, pour aider le continent noir à jeter les bases d'une intégration inspirée du modèle européen, mais aussi pour discuter de paix, de développement durable et de régulation des flux migratoires. Et enfin une conférence Euromed pour la coopération avec les pays méditerranéens." (29.06.2007)


Diário de Notícias - Portugal

António Vitorino, chroniqueur du quotidien, espère que la présidence portugaise de l'UE préservera le consensus obtenu à Bruxelles. "Après de longues heures de négociations, le Conseil européen a approuvé le mandat nécessaire à l'ouverture d'une Conférence intergouvernementale pour réformer les traités européens. Ce mandat est de bon augure pour la présidence portugaise de l'Union qui débute ce dimanche 1er juillet. (…) L'UE a besoin de cette réforme afin d'améliorer sa capacité de décision et de renforcer la transparence et la responsabilité démocratique de son fonctionnement à 27 Etats-membres (…) Le mandat est donc d'une aide précieuse pour la présidence portugaise, mais il ne s'agit pas encore d'un traité. Il nous faut donc souhaiter que ce bon début aboutisse à une conclusion positive à la fin du semestre (…) qui corresponde aux préoccupations et aux aspirations des Européens. Indépendamment de la forme que chaque pays choisira pour approuver et ratifier le futur traité de l'Union !" (29.06.2007)


» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 29. juin 2007

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu