Navigation

 

À la une de vendredi, 15. février 2008


Poutine entend rester le maître du jeu


Vladimir Poutine a tenu le 14 février sa dernière grande conférence de presse en tant que président de la Russie. Critiquant vivement l'Europe, il a adressé une mise en garde contre l'indépendance du Kosovo et le projet américain de bouclier antimissile en Europe de l'Est. Il a également clairement indiqué son intention de garder la mainmise sur le pouvoir après la victoire de son successeur désigné, Dmitri Medvedev, à l'élection présidentielle du 2 mars.


Postimees - Estonie

Igor Taro estime que Vladimir Poutine a, une nouvelle fois, prouvé sa capacité de manipulation à l'occasion de son intervention du 14 février. "Vladimir Poutine a comparé l'Ouest à un ensemble uniforme et a refusé d'entendre les préoccupations de nombreux Européens sur la situation de la démocratie en Russie. Il a évoqué les pêchés que les Américains ont commis au Vietnam il y a quelques dizaines d'années. (...) Quant à l'arsenal nucléaire russe, nous connaissons suffisamment bien sa puissance pour savoir que quelques missiles en Pologne ne constituent guère de menace pour la sécurité de la Russie. Pour Vladimir Poutine, une campagne électorale démocratique n'est rien d'autre que du populisme. A quoi d'autre ressemble un monologue de deux heures devant les caméras de télévision ?" (15.02.2008)


Le Monde - France

Le quotidien voit dans les attaques du Kremlin contre les Occidentaux "une tactique visant à accumuler les atouts afin que la Russie aborde la prochaine phase en position de force. En usant de l'arme énergétique et en remettant en cause la plupart des accords passés par Moscou avec l'Occident, au lendemain de la disparition de l'URSS, M. Poutine a tenté de redonner à la Russie son statut de puissance avec laquelle il faut compter. Il veut tout faire pour arrêter la progression vers ses frontières du monde atlantique, ou ce qu'il considère comme tel, voire pour regagner une partie du terrain perdu. Dans une vision de la diplomatie qui remonte au Congrès de Vienne de 1815, la Russie poutinienne s'arme en vue d'un nouveau partage des sphères d'influence. Les Européens doivent le savoir." (15.02.2008)


El País - Espagne

Le quotidien estime que Poutine a fait hier un 'testament' que devra respecter le prochain président russe. "On relève dans le catalogue des avertissements, même s'ils ont été atténués avec l'affirmation selon laquelle le Kremlin ne souhaite pas le retour de la guerre froide, que les missiles sont pointés sur tous les pays voisins désireux de participer au bouclier antimissile américain, considéré comme une menace directe contre la sécurité de la Russie. L'avertissement est adressé à la Pologne et à la République tchèque, membres de l'OTAN, mais aussi à l'Ukraine. (...) Le discours d'hier, dans lequel on trouve aussi la justification de l'utilisation politique de l'énergie et des sarcasmes à l'encontre de la manière dont les Occidentaux jugent le modèle politique russe, montre que la Russie de Poutine ne se terminera pas au mois de mai. Les fondations au niveau interne et externe établies par celui qui est encore président devraient perdurer pendant de nombreuses années." (15.02.2008)


» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 15. février 2008

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu