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À la une de vendredi, 10. mars 2006


L'ouverture du marché du travail aux Européens de l'Est

Les Etats ouest-européens ont jusqu'à fin avril pour se prononcer sur l'ouverture totale de leur marché du travail aux ressortissants des pays de l'Est qui ont intégré l'UE le 1er mai 2004. Comme le Portugal, l'Espagne a suivi jeudi 9 mars l'exemple de la Grande-Bretagne, qui n'avait jamais imposé de restrictions. La Belgique, elle, vient de se prononcer pour le maintien d'une période de transition.


El País - Espagne

"La levée des barrières à l'entrée des travailleurs de l'Est en Espagne est une mesure juste, et intelligente, car elle permet le renforcement des relations avec les nouveaux membres, surtout la Pologne, dont les dimensions et la population sont similaires à celles de l'Espagne", considère le quotidien dans son éditorial. "L'UE a imposé de nombreuses restrictions aux nouveaux entrants depuis deux ans, des restrictions excessives et peu compatibles avec les libertés fondamentales inscrites dans les traités communautaires. (...) L'Allemagne, la France et l'Autriche étaient les plus favorables aux limitations. Le Royaume-Uni, la Suède et l'Irlande ont au contraire ouvert leurs frontières dès le début. Les résultats sont éloquents : non seulement cette ouverture n'a pas nui à leur économie, mais elle l'a améliorée." (10.03.2006)


Neue Zürcher Zeitung - Suisse

"Seuls 35 000 Polonais sont enregistrés en Espagne et le pays n'attend pas d'afflux massif en provenance d'Europe de l'Est, en raison de la distance et de la barrière de la langue", explique Peter Gaupp à l'occasion de l'ouverture des frontières espagnoles aux travailleurs d'Europe de l'Est, annoncée par le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero. "Madrid vise avant tout une intensification des relations économiques bilatérales. Pour l'instant, l'Espagne ne saurait concurrencer la présence française et allemande en Pologne, ni en termes d'échanges commerciaux - ceux de l'Espagne ont seulement atteint 3 milliards d'euros l'an dernier - ni en termes d'investissement. Cela pourrait bien changer, et le Premier ministre espagnol a abattu une carte maîtresse devant [son homologue] Kazimierz Marcinkiewicz : l'expérience espagnole en matière d'optimisation des subsides européennes". (10.03.2006)


De Morgen - Belgique

Peter Vanvelthoven, ministre belge de l'Emploi, justifie dans les colonnes du quotidien progressiste la décision prise par le gouvernement belge, jeudi 9 mars, de maintenir les restrictions à l'entrée des travailleurs est-européens. "Je dois commencer par vous dire ce que le gouvernement n'a pas décidé de faire. Il n'a pas décidé de garder les frontières fermées. (...) Notre pays veut voir les mesures de transition existantes prolongées. Il convient de ne pas ouvrir entièrement la porte d'entrée. (...) L'inspection du travail constate que deux tiers des sociétés donnant du travail aux étrangers ne sont pas en conformité avec la législation sociale. Cela va-t-il s'arrêter quand les frontières seront entièrement ouvertes ? Laissez-nous en douter quelque peu. (...) Je suis favorable à la création dans les plus brefs délais d'un service d'inspection européen." (10.03.2006)


» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 10. mars 2006

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