À la une de vendredi, 29. mai 2009
L'Europe débat de l'avenir d'Opel
La Commission européenne a convoqué une réunion exceptionnelle de crise ce vendredi à Bruxelles pour débattre de l'avenir d'Opel. Il doit y être question du maintien des sites d'Opel et des emplois en Europe. Les négociations de crise ont jusque-là échoué en Allemagne.
Dagens Nyheter - Suède
Dans le débat sur l'avenir d'Opel, le quotidien Dagens Nyheter voit l'heure de vérité approcher : "Quand les ministres européens se réuniront aujourd'hui, ils devront se demander la chose suivante : doit-on aider les entreprises automobiles menacées ou veut-on permettre qu'elles fassent faillite et disparaissent ? S'ils répondent non à la première question, la prochaine étape devra être d'assumer le poids ensemble. L'industrie automobile européenne est en surcapacités, toutes les usines ne pourront pas être soutenues. Les fermetures seront inéluctables, les sites liquidés devront être soutenus par des fonds européens. … La crise de l'industrie automobile est un test pour de nombreuses personnes en Europe, mais aussi pour la cohésion européenne. Les aides publiques, qui instaurent de nouvelles limites, menacent les succès enregistrés avec le marché commun." (29.05.2009)
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Cinco Días - Espagne
D'après le journal économique espagnol Cinco Días, l'UE devrait veiller à ce que les règles de la libre concurrence soient respectées dans le sauvetage d'Opel : "Il est un peu tard. Mais quelques gouvernements européens sont étonnés - voire même choqués - par la possible tentative de l'Allemagne d'imposer des conditions strictes pour sauver Opel. C'est pourquoi l'UE a convoqué un sommet à Bruxelles. On a peur que les candidats à la reprise d'Opel veuillent impressionner la chancelière allemande en lui promettant le maintien de l'activité des trois usines de la filiale de General Motors. Cela reviendrait à sacrifier des emplois en Grande-Bretagne, en Espagne, en Belgique ou en Pologne. … Le rôle de l'UE doit veiller à garantir qu'une solution éventuelle corresponde aux principes de la concurrence. Pas plus, mais certainement pas moins non plus." (29.05.2009)
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Frankfurter Rundschau - Allemagne
Suite à l'échec provisoire des discussions avec Opel en Allemagne, le quotidien progressiste de gauche Frankfurter Rundschau estime que les négociations ont atteint le "niveau professionnel des joueurs de hasard" : "De manière inattendue et à l'issue de longues luttes à la chancellerie, les Américains vident leur sac et exigent précipitamment et rapidement des liquidités supplémentaires à hauteur de 300 millions d'euros. Un désastre. En effet il ne s'agit pas vraiment d'un jeu de hasard mais d'une entreprise qui n'a bientôt plus d'argent et que la situation pourrait conduire à un dépôt de bilan avec des retombées difficilement imaginables. … [Mais], premièrement, le gouvernement fédéral ne doit pas être tenu responsable de l'échec momentané des négociations visant à sauver Opel. L'envoyé du gouvernement américain manifestement dépassé n'est pas facile à satisfaire contrairement au directeur financier européen de General Motors Enrico Digirolamo. Il fait partie du conseil d'administration d'Opel, il doit bien connaître la situation financière de l'entreprise et donc savoir que l'on ne peut pas brusquer le gouvernement fédéral en exigeant un supplément spontané de 20 pour cent sur les subventions de 1,5 milliard d'euros." (29.05.2009)
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La Repubblica - Italie
Le quotidien progressiste de gauche La Repubblica considère que l'intervention de la Commission européenne dans les négociations sur l'avenir d'Opel est motivée par la crainte "que les emplois des usines Opel dans d'autres pays européens puissent être sacrifiés sur l'autel des intérêts électoraux des Länder allemands. … Tout tourne autour de l'avance que Berlin devrait payer sur le crédit-relais de 1,5 milliards d'euros. Berlin semble prêt à avancer 100 millions mais Detroit en a exigé 450. … Une chose est sûre. Si les Allemands, poussés par l'inquiétude des élections fédérales de septembre, misent sur une solution d'urgence qui leur permette de surmonter le test électoral, le délai du 1er juin devient pour Detroit et Washington beaucoup plus pressant. Le 1er juin, la Maison Blanche devra se décider sur le plan de l'ancien numéro 1 de Detroit, afin d'échapper à un dépôt de bilan que les experts considèrent pourtant inévitable." (29.05.2009)
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» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 29. mai 2009