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À la une de jeudi, 4. février 2010


L'UE doit consolider la Grèce


La Commission européenne a placé mercredi le budget de la Grèce sous surveillance car le pays affiche un déficit public de 12,7 pour cent. La presse européenne s'inquiète de la stabilité de l'euro et demande de manière générale une attitude plus stricte envers les pays déficitaires.


Trouw - Pays-Bas

La forte dette publique de la Grèce affaiblit l'euro au même titre que les problèmes économiques de l'Espagne et du Portugal. Seule une forte pression de Bruxelles peut être constructive, estime le quotidien Trouw : "Dans l'ensemble de l'UE, le pacte de stabilité est bafoué en raison de la crise. Mais avec un déficit de près de 13 pour cent, la Grèce dépasse largement les bornes et cela présente des conséquences pour toute l'Union monétaire. … La Grèce va geler les salaires de ses fonctionnaires, augmenter les taxes sur les carburants et améliorer les prélèvements fiscaux. C'est en principe la seule ligne appropriée. La Grèce doit résoudre ses propres problèmes. Bruxelles explique que cela ne suffit pas. Des réformes du système de retraites, de la santé et du marché du travail seraient en outre nécessaires. De telles prescriptions contraignantes sur l'aménagement de l'économie d'un Etat membre sont une nouveauté. Le commissaire européen [Joaquín] Almunia veut par ailleurs surveiller le gouvernement grec, comme un sévère maître d'école. Si cela fonctionne, ce sera une belle avancée sur la voie d'une union économique." (04.02.2010)


Dagens Nyheter - Suède

La Commission européenne devrait se montrer plus stricte avec les Etats membres, demande le quotidien Dagens Nyheter au vu des problèmes budgétaires de la Grèce : "Nous avons besoin d'une série de réformes pour que les pays de la zone euro évitent de tels problèmes à l'avenir. Le rôle de surveillance de la Commission européenne devrait être renforcé. L'assouplissement du pacte de stabilité, initié par les grands pays, est une initiative regrettable. Des règles contraignantes sont nécessaires afin que les pays de la zone euro constituent un excédent budgétaire lors des périodes favorables. La Suède n'a certes pas instauré l'euro en tant que monnaie, mais elle fait partie de l'UE et dépend donc du bon fonctionnement de la collaboration." (04.02.2010)


Eleftherotypia - Grèce

Le Premier ministre grec Giorgos Papandreou a annoncé des mesures pour remédier à la crise budgétaire et lutter contre la fraude fiscale. Mais celles-ci ne font que montrer la faiblesse du gouvernement socialiste, estime le quotidien progressiste de gauche Eleftherotypia : "Le gouvernement n'a finalement pas pu empêcher l'adoption de mesures radicales ni respecter les promesses électorales du Parti socialiste panhellénique (PASOK). … En déclarant que les mesures sur les gros salaires n'auront un effet qu'à partir de 2011, le Premier ministre a mis en évidence la grande faiblesse du mécanisme étatique pour lutter, ici et maintenant, contre la fraude fiscale. C'est précisément cette faiblesse permanente - qui est aussi la cause principale de la crise - qui entraîne une nouvelle fois l'introduction d'un impôt indirect comme celui sur les carburants. Pouvons-nous espérer qu'il n'y aura pas d'impôt supplémentaire touchant la majorité des citoyens et les plus faibles, au lieu de cibler la minorité qui, comme l'a déclaré le Premier ministre, 's'enrichit au détriment de la majorité' ? Le premier choc n'autorise aucun optimisme." (03.02.2010)


Cinco Días - Espagne

L'Europe devrait disposer d'un plan alternatif pour le cas invraisemblable où la Grèce ferait faillite, demande le journal économique Cinco Días, surtout si l'on se rappelle la faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers : "Comment arrêter l'effet domino en Grèce ? Il est improbable que ce pays se retrouve en cessation de paiement. Le gouvernement grec lui-même est en train de prendre des mesures plus rigoureuses pour éviter le désastre, en décidant jeudi de limiter les dépenses du secteur public et d'augmenter les impôts. Et l'Union européenne, qui a approuvé partiellement le dernier plan du gouvernement grec, tentera vraisemblablement de le sauver si nécessaire. Mais les observateurs ont dit la même chose pour Lehman Brothers. Après ce désastre, le monde ne devrait plus rien exclure. Il vaut mieux préparer un bon plan B, avec de multiples barrières de sécurité, pour prévenir le risque de contagion, au cas où l'on ne saurait pas comment s'y prendre avec la Grèce." (04.02.2010)


» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 4. février 2010

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